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Politique

Les syndicats de l’Yonne n’attendent pas grand-chose des mesures que doit annoncer Emmanuel Macron

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Par , France Bleu Auxerre

Cinq mois après le début de la crise des gilets jaune et après le grand débat national, Emmanuel Macron doit annoncer jeudi soir les mesures avec lesquelles il espère relancer son quinquennat. Un exercice délicat pour le chef de l'Etat et attendu par les syndicats

Emmanuel Macron lors d'un grand débat national
Emmanuel Macron lors d'un grand débat national © Maxppp -

Yonne

Le Président de la République doit enfin détailler les mesures qui font suite au grand débat national et surtout qui doivent mettre un terme à la mobilisation des gilets jaunes. Des mesures, qui pour la grande majorité, sont déjà connues : baisse de l’impôt sur le revenu, indexation sur l'inflation des petites retraites, un moratoire sur la fermeture des écoles et des hôpitaux, la suppression de l’ENA.

Mais le sujet qui inquiète les syndicats concerne le temps de travail : avec cette nécessité de peut-être travailler davantage pour financer notamment la dépendance. Parmi les pistes: l'abandon des 35 heures, l'allongement des années de cotisations retraites ou la suppression d'un jour férié. Reynald Millot responsable FO dans l'Yonne sera particulièrement attentif à ce qu'il n'y ait aucun recul sur les conquêtes sociales des salariés. «  Effectivement j’ai entendu qu’il y aura une baisse des impôts sur le revenu mais nous _à force ouvrière on considère que la problématique n’est pas forcément l’impôt sur le revenu mais plutôt une répartition plus juste du travail e_t surtout une augmentation générale des salaires, des pensions, retraites et minima sociaux qui permettrait à chacun de vivre de son travail et de payer sa quote-part pour l’effort publique, que ce soit le financement de l’école, de la santé publique ou des infrastructures. C’est là-dessus que nous serons extrêmement attentif aux déclarations du chef de l’Etat  conclu Reynald Millot.

Selon Bruno Bourbon, secrétaire de l'union locale CGT à Sens, il n'est pas non plus question de toucher à l'allongement du temps de travail. «Il y a assez de flexibilité dans le monde du travail en France pour en arriver là. En France, le travail hebdomadaire est d’un peu plus de 36 heures et nous à la CGT on préconise les 32 heures donc pour nous il est inconcevable de travailler plus. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’entreprises qui utilisent les heures supplémentaires, les modulations annuelles d’horaires. C’est une flexibilité à outrance. Il est donc impensable de demander à travailler plus alors qui il y a autant de jeunes et de personnes sans emploi »

Ces annonces seront aussi déterminantes à sept jours du 1er mai. La teneur des déclarations d’Emmanuel Macron donnera sans doute le tempo des mobilisations pour la fête du travail mais aussi le 9 mai pour la journée de mobilisation pour la défense des services publiques.

L’allocution du président de la république est annoncée à partir de 18 heures ce soir depuis la salle des fêtes de l’Elysée. Un discours de vingt minutes suivi d’une  série de questions réponses avec les journalistes.