Politique

LGV de Bordeaux vers Dax et Toulouse : "Un déni de démocratie" pour Jean-Luc Gleyze

Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde lundi 28 septembre 2015 à 10:51

Jean-Luc Gleyze dans le studio de France Bleu Gironde
Jean-Luc Gleyze dans le studio de France Bleu Gironde - Florence Pérusin

Le président du conseil départemental de la Gironde fait partie des élus de gauche qui dénoncent la décision du gouvernement annoncée ce weekend de prolonger la LGV au départ de Bordeaux vers Dax et Toulouse.

France Bleu Gironde: Ces lignes vous les soutenez ou vous les condamnez?

Jean-Luc Gleyze: Moi j'ai toujours été contre en qualité d'ancien conseiller général du canton de Captieux pour des raisons locales donc. Aujourd'hui en tant que président du conseil départemental de la Gironde, j'ai d'autres arguments. Je me dois d'avoir un regard plus girondin sur le sujet et en l’occurrence, le département n'a pas la compétence transport ce qui veut dire que l'Etat ne peut pas nous demander d'intervenir dans le financement . Donc, ce n'est pas un sujet que de dire que ces lignes vont coûter cher au département.

Sont-elles nécessaires ces lignes?

La priorité pour moi, ce sont les transports régionaux. La difficulté des girondins au niveau de la mobilité nous la voyons tous les jours. notamment entre Bordeaux et Langon par exemple. Il faut donc concentrer nos efforts sur ces lignes régionales. Je l'ai dit à Alain Rousset, qui m'a dit que c'était aussi une priorité à ses yeux.

On vous sent tout de même très mesuré dans vos critiques?

Moi je suis le représentant d'une collectivité locale qui comprend 66 conseillers dont certains sont pour ces lignes. Je me dois donc de garder une certaine mesure. Mais à titre personnel, ma position est claire et ne change pas. Les transports de proximité doivent être préservés. Les impacts environnementaux de ces lignes sont considérables et  il faudra y prêter attention. Je rappelle d'ailleurs que la position de l'état n'est pas définitive et que c'est le conseil d'état qui devra trancher en dernier recours. Cette opposition elle existe depuis longtemps et le déni de démocratie auquel on assiste aujourd'hui existe en fait depuis 10 ans.

Va-t-on avoir à Bernos Beaulac la prochaine ZAD (Zone à défendre)?

Je ne sais pas mais on peut supposer que des associations choisissent ce mode d'action qui existe aujourd’hui. Les viticulteurs du Sauternais eux aussi vont sûrement faire entendre leur voix d'une manière ou d'une autre.

Jean-Luc Gleyze:"Je me dois aujourd'hui d'être mesuré"