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Politique

Limitation à 80 km/h : 52 sénateurs dont Serge Babary veulent connaître les résultats d'une expérimentation

vendredi 5 janvier 2018 à 20:07 Par Armêl Balogog et Simon Soubieux, France Bleu Touraine et France Bleu

Le sénateur d’Indre-et-Loire et ancien maire de Tours signe une lettre ouverte, avec 51 autres sénateurs, pour que le gouvernement leur donne les résultats d’une expérimentation de la limitation de vitesse à 80 km/h, qui devrait être mise en place sur les routes secondaires.

Limitation à 80 km/h : 52 sénateurs signent une lettre ouverte pour voir les résultats d'une expérimentation
Limitation à 80 km/h : 52 sénateurs signent une lettre ouverte pour voir les résultats d'une expérimentation © Maxppp - Jérôme Dutac

Tours, France

La vitesse devrait bientôt être abaissée à 80 km/h sur les routes départementales au lieu de 90 km/h actuellement. L’annonce devrait être faite mardi 9 janvier, lors d’un Comité Interministériel à la Sécurité Routière (CISR) organisé par le gouvernement. Mais les sénateurs regrettent de ne pas avoir pu en débattre ni recevoir plus d’informations. 

Si le gouvernement ne veut pas donner les résultats de l'expérimentation, c'est peut-être parce qu'il y a anguille sous roche et que les résultats ne vont pas dans le sens de la mesure que veut mettre en place rapidement le gouvernement. - Serge Babary, sénateur d'Indre-et-Loire 

Les sénateurs demandent les résultats d’une expérimentation

A quelques jours de ce rendez-vous, vendredi 5 janvier, 52 sénateurs - 46 Les Républicains et six de l'Union centriste - dont Serge Babary, sénateur Les Républicains d’Indre-et-Loire, signent une lettre ouverte pour demander la production des résultats de "l’expérimentation [de la limitation à 80 km/h] menée depuis deux ans sur trois tronçons français et achevée le 1er juillet 2017".

Ils répètent ainsi publiquement une question posée le 14 décembre au Sénat puis le 20 décembre à l’Assemblée nationale, après l’annonce du Premier ministre, Edouard Philippe, se disant favorable "à titre personnel" à la réduction de la vitesse à 80 km/h sur les routes départementales.

Après ces demandes, "les parlementaires attendaient logiquement la production et l'analyse de ces résultats, continue la lettre. Ils appelaient le gouvernement à faire preuve de pédagogie afin que toute prise de décision soit bien comprise et acceptée des automobilistes. Ils attendaient du gouvernement des arguments convaincants, permettant d'espérer qu'une telle mesure, même impopulaire, soit efficace et surtout pas contre-productive".

Personne ne peut être contre le fait de lutter contre les accidents, mais prenons le temps d'apprécier les résultats de cette expérimentation avant de se précipiter. Puisqu'on parle de vitesse : ne confondons pas vitesse avec précipitation. - Serge Babary, sénateur d'Indre-et-Loire 

Le gouvernement fait une "lourde erreur" selon eux

A la place d'arguments convaincants de la part du gouvernement, les sénateurs disent avoir eu droit à des réponses culpabilisantes : "En retour, la représentation nationale n’a eu droit qu’à l’invective, se voyant accusée de faiblir dans la lutte contre la délinquance routière. Pour ne pas répondre sur le fond, le Gouvernement a choisi la posture de la démagogie en cherchant à culpabiliser les élus."

Le gouvernement commet une lourde erreur en refusant un débat certes difficile mais qui eut été courageux et salutaire.

Une stratégie aggravante selon la lettre ouverte, adressée au Premier ministre, Edouard Philippe, au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, et au secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, Christophe Castaner. "Cette méthode alimentera inévitablement les interrogations et les soupçons sur cette expérimentation soigneusement occultée", conclut la lettre, avant de rappeler que le débat sur cette limitation de vitesse aurait été "courageux et salutaire".

Ce même vendredi, plusieurs personnalités, dont l'ancien Premier ministre Manuel Valls, ont signé une tribune en faveur de la limitation à 80 km/h, estimant qu'"il n'y a aucun argument" contre elle.