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Politique

Limitation à 80km/h : vers une marche arrière du gouvernement ?

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Par , France Bleu

Le gouvernement doit annoncer ce lundi une baisse du nombre de tués sur les routes en 2018, mais l'avenir de la limitation de vitesse à 80 km/h, entrée en vigueur en juillet, reste menacé, en pleine crise des "gilets jaunes".

Selon la sécurité routière, il y a eu 245 morts de moins en 2018 sur nos routes.
Selon la sécurité routière, il y a eu 245 morts de moins en 2018 sur nos routes. © Maxppp - Julio PELAEZ

Edouard Philippe est en Seine en Marne dans un centre de réadaptation à la rencontre d'accidentés de la route. Six mois après l'entrée en vigueur de la limitation de vitesse à 80km/h, le Premier ministre annoncera lundi matin de bons résultats pour la mortalité routière l'an dernier. "Ça va être compliqué de nous dire que les 80 km/h ne marchent pas", glisse-t-on à Matignon. Sur les onze premiers mois de 2018, la Sécurité routière avait recensé 3.176 tués (métropole et Outre-mer confondus), soit 193 de moins qu'entre janvier et novembre 2017.

Une guerre des chiffres 

Ces estimations sont contestées par les anti-80 km/h, engagés depuis des mois dans une guerre de chiffres.  "La mortalité routière était déjà largement orientée à la baisse une année avant l'entrée en vigueur des 80 km/h. (...) La mise en oeuvre de _cette nouvelle limitation n'a eu aucun impact sur la réduction du nombre de morts sur nos routes"_, martelait encore vendredi l'association 40 millions d'automobilistes.  Qu'elle ait des effets bénéfiques ou non, l'exécutif pourrait reculer sur cette mesure qui a constitué, selon de nombreux observateurs, un élément précurseur de la crise des "gilets jaunes" qui secoue la France et fragilise le pouvoir depuis plus de deux mois.

Des aménagements au niveau local ? 

Emmanuel Macron, qui n'a jamais apporté de franc soutien à la mesure et a laissé son Premier ministre la défendre, a amorcé un premier pas en arrière le 15 janvier, en ouvrant la porte à des aménagements au niveau local.  "Il faut ensemble que l'on trouve une manière plus intelligente de le mettre en oeuvre. Il n'y a pas de dogme", a-t-il lancé aux 600 maires rassemblés à Grand Bourgtheroulde (Eure) pour le grand débat national. Ce dossier "fait partie du débat", a-t-il affirmé. 

_"Il me semble qu'il faut garder cette règle-là, mais qu'_on pourrait utilement donner aux présidents de conseils départementaux et aux préfets l'autorité conjointe pour déroger à cette règle lorsque soit elle n'est pas applicable, pas tenable, soit lorsque elle doit être modifiée", a insisté dimanche le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, proche du Président.  

Toute possibilité d'aménagement serait synonyme d'"enterrement" de la mesure, s'indigne la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon: "Macron est prêt à tout, même à sacrifier la sécurité routière et des vies, pour reconquérir les Français".