Politique

A Limoges, Manuel Valls revendique son attachement à François Hollande

Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin mercredi 18 janvier 2017 à 20:36

Entouré des élus haut-viennois, Manuel Valls assume le quinquennat Hollande
Entouré des élus haut-viennois, Manuel Valls assume le quinquennat Hollande © Radio France - Jérôme Edant

A quatre jours du premier tour de la primaire de la gauche, Manuel Valls a tenu l'un de ses derniers meetings à Boisseuil, près de Limoges. L'ancien Premier Ministre de François Hollande a revendiqué son attachement au Président de la République et à la politique qu'il a menée.

Si Manuel Valls est venu faire campagne tout près de la Hollandie, ce n'est pas un hasard. Pas un hasard dans une région où les socialistes restent, malgré tout, en majorité pro-Hollande.

Mon affection, mes liens avec François Hollande, personne ne peut les contester

Alors, ouvertement et fièrement, l'ancien Premier Ministre revendique son attachement au Président de la République et assume sa propre action en tant que ministre de l'intérieur puis en tant que chef du gouvernement. Il ajoute même venir ici "pour transmettre ce message d'affection au Président de la République et à tous ceux qui l'ont soutenu". Manuel Valls ne s'y trompe pas : ici, bon nombre d'élus restent fidèles à François Hollande. Et leur influence au sein du PS local peut lui apporter bon nombre de voix...

Il défend une politique de gauche réaliste

Devant environ 1000 personnes, Manuel Valls a défendu une vision d'une gauche de gouvernement réaliste, "qui ne peut pas se confondre avec des propositions comme le revenu universel", cheval de bataille de son concurrent Benoît Hamon. L'ancien Premier Ministre a également milité pour une République forte "qui doit s'appuyer sur ses territoires, ses services publics, son économie innovante et son agriculture".

Mais avant son meeting, et après une valse hésitation, il a finalement accepté de rencontrer une délégation d'une trentaine de salariés du sous-traitant automobile creusois GM&S, entreprise menacée de liquidation avec plus de 200 emplois. Hésitation peut-être nourrie de la gifle reçue mardi en Bretagne... Mais il relativise cet évènement et affirme que cet épisode le motive "encore plus à combattre la violence" et lui "donne d'avantage de force".