Politique

Limoges : près de 300 manifestants contre l'état d'urgence et la déchéance de nationalité

Par Juliette Bergé, France Bleu Limousin samedi 30 janvier 2016 à 20:48

Les limougeauds se sont rassemblés place de la République
Les limougeauds se sont rassemblés place de la République © Radio France - Juliette Bergé

C'était un appel national à manifester contre l'état d'urgence et la déchéance de nationalité. Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs dizaines de villes en France. À Limoges, sous une pluie battante, les manifestants ont défilé dans les rues pour s'opposer à la politique du gouvernement

"Etat d'urgence, Etat policier' clamaient les manifestants dans les rues du centre-ville de Limoges cet après-midi. Le rassemblement des opposants à l'état d'urgence et à la déchéance de nationalité avait lieu à 14h place de la République. **Le cortège d'environ 300 manifestants a ensuite défilé dans Limoges avant de s'arrêter devant la préfecture. En Corrèze, des manifestations se sont aussi déroulées. Environ 30 personnes se sont rassemblés devant la préfecture à Tulle.

Parmi les manifestants, des militants du Front de Gauche, du NPA et des Jeunes Communistes. Des représentants des associations comme Attac 87, Libre Pensée et la Maison des Droits de l'Homme étaient aussi présents, ainsi que de nombreux limougeauds venus seulement exprimer leurs désaccords face à la politique du gouvernement.

La prolongation de l'état d'urgence examinée en conseil des ministres mercredi

Les manifestants ont dénoncé les dérives sécuritaires du gouvernement et demandé la levée de l'état d'urgence ainsi que l'abandon du projet de loi la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour des actes terroristes. Par ailleurs, les manifestants sont aussi vivement opposés au projet de révision constitutionnelle, examinée à l'Assemblée Nationale à partir du 5 février. Ce projet prévoit d'inscrire dans la Constitution l'état d'urgence.

Mercredi, le gouvernement devrait se prononcer sur la nouvelle prolongation de l'état d'urgence pour trois mois. Un état d'urgence instauré à la suite des attentats de Paris le 13 novembre dernier.