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Loches et Montbazon : les permanences du député PS taguées cette nuit

Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine et France Bleu mardi 18 octobre 2016 à 14:23 Mis à jour le mardi 18 octobre 2016 à 15:03

Parmi les inscriptions, on peut lire "vive les migrants"
Parmi les inscriptions, on peut lire "vive les migrants" - Permanence parlementaire de Jean-Marie Beffara

Les permanences du député PS, Jean-Marie Beffara, ont été taguées à Loches et Montbazon dans la nuit de lundi à mardi. Des messages de soutien aux migrants ont été inscrits sur la façade de la permanence. Le parlementaire dénonce une atteinte à la République et à la démocratie.

La permanence du député socialiste Jean-Marie Beffara et le siège de la fédération du PS taguées cette nuit à Loches, Montbazon et Tours.

Sur les vitres des permanences, notamment à Loches, on peut lire des inscriptions : "No nation", "PS pourri" ou encore "vive les migrants" avec une signature qui serait No Border. No Border est un réseau transnational de collectifs et d'individus qui militent pour la liberté de circulation et l'abolition des frontières, contre les politiques de contrôle de l'immigration au sein et en dehors de l'Espace Schengen.

Au siège du Parti Socialiste d'Indre-et-Loire à Tours, rue de la Fuye, des tags bleus ont été aussi inscrits, le PS 37 qui a décidé de porter plainte, tout comme la section de Joué-les-Tours. A la section jocondienne du PS, on pouvait lire : "Migrants Welcome" et "Expulsez les ministres".

Jean Marie Beffara a vivement condamné ces tags dans un communiqué, et a décidé de porter plainte.

S'en prendre à une permanence parlementaire, c'est s'en prendre à la République, s'en prendre à un parti politique, c'est nier la démocratie.

Je condamne fermement la dégradation de mes permanences survenue cette nuit à Loches et Montbazon ainsi que celle de la fédération du Parti socialiste à Tours. La violence, qu’elle que soit sa forme, n’est jamais une solution et n’est pas acceptable. Cet acte n’est pas isolé. Depuis des mois, plusieurs dizaines de parlementaires et fédérations du parti socialiste ont vu leur locaux dégradés. Mes permanences sont des lieux ouverts à tous où j’accueille tous ceux qui le souhaitent. Elles sont un lieu d’échange et d’écoute et symbolisent l’exact opposé de cet acte d’intimidation et de violence. S’en prendre à une permanence parlementaire, c’est s’en prendre à la République, s’en prendre à un parti politique, c’est nier la démocratie.

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