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Loi climat : "beaucoup moins de cohérence" que dans le travail de la convention citoyenne estime une Iséroise

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Par , , France Bleu Isère

L'Assemblée nationale a adopté mardi le projet de loi "climat et résilience", qui devait s'inspirer de la convention citoyenne pour le climat. Pour en parler, Marie-Sylvie Déhnin, enseignante à Autrans et membre cette convention est l'invitée de France Bleu Isère ce mercredi.

Selon Marie-Sylvie Dhénin, enseignante iséroise membre de la convention citoyenne pour le climat, le projet de loi est moins cohérent que les propositions initiales.
Selon Marie-Sylvie Dhénin, enseignante iséroise membre de la convention citoyenne pour le climat, le projet de loi est moins cohérent que les propositions initiales. © Maxppp - Stephane Lemouton

Le texte adopté mardi, pour la majorité c'est un "marqueur du quinquennat" avec quelques mesures concrètes, un texte qui est jugé insuffisant et qui passe à côté des enjeux répliquent la gauche et les écologistes. Et c'est un peu d'ailleurs ce que disaient aussi certains membres de cette convention citoyenne. Vous aviez fait à l'époque 149 propositions, il n'en reste pas beaucoup. Qu'est-ce que vous en retenez, vous, de cette aventure Marie-Sylvie Dhénin ? 

Au niveau de la convention, ça a été une formidable aventure et ça a permis à beaucoup de citoyens finalement lambda de s'impliquer concrètement dans la vie politique et la vie publique. Ça a mis en avant un aspect très positif de la démocratie participative parce que quand ils sont amenés à le faire, les citoyens s'emparent avec beaucoup de conviction des débats et ils sont capables d'émettre des propositions très concrètes et relativement faciles à mettre en oeuvre. 

Donc vous validez le principe, par contre la traduction politique, peut-être un moins ... 

Exactement. Lors de notre dernière session on a eu l'occasion de pouvoir émettre un petit jugement sur les propositions que le gouvernement a faites et comment il a traduit tout notre travail. Les membres de la convention étaient quand même en grande partie déçus, d'une part parce que la plupart des mesures ont été grandement minimisées ou parce que les délais de mise en oeuvre ont été beaucoup rallongés. 

Parmi des mesures que tout le monde peut comprendre, vous proposiez par exemple la fin des lignes aériennes intérieures en cas d'alternative inférieure à quatre heures. Finalement, on va supprimer à moins de deux heures et demi. Ça ne fait pas assez de lignes supprimées selon vous, c'est ça ? 

C'est ça, c'est un exemple typique de la minimisation de nos mesures. Ça n'a plus beaucoup de sens de limiter les vols intérieurs à moins de deux heures trente. Il y en a beaucoup moins que quand on avait émis la proposition de quatre heures. Parallèlement, nous, nos mesures avait été travaillées dans un ensemble vraiment très concret et très compact, c'est-à-dire que si on limite les vols intérieurs c'est que par ailleurs il faut aussi beaucoup augmenter tout ce qui est trafic ferroviaire et autres, l'un n'allait pas sans l'autre. Le problème de cette traduction au niveau du gouvernement, c'est que certains points ont été pris ici et là et il y a beaucoup moins de cohérence que ce que nous, on avait proposé. 

Donc vous êtes un petit peu frustrés si je comprends bien. Est-ce qu'il y a quand même une mesure dont vous êtes fiers, dont vous vous dites que grâce à votre travail, elle arrive ? 

Alors à titre personnel, moi j'ai travaillé dans le groupe "consommer" donc une de nos mesures phares est en train d'arriver. Il s'agit de créer un score carbone pour tous les produits de consommation, enfin un score environnemental qui prend différents paramètres en compte. 

C'est le principe du nutriscore en gros, mais côté pollution et émissions de carbone dans la fabrication, c'est ça l'idée ? 

C'est ça et aussi en matière d'implication sociale au niveau de la fabrication. C'est un score qui sera a priori assez intéressant. Après nous notre grosse déception au sein de mon groupe, c'est que justement on avait proposé de limiter voire d'interdire la publicité liée à ce score carbone, c'est-à-dire qu'un produit de consommation qui aurait un très mauvais score ne pourrait pas être valorisé par la publicité. Donc grosse déception pour le groupe "consommer" puisque le gouvernement ne limite que les publicités consommant les énergies fossiles, ce qui n'existait déjà pratiquement pas. 

Vous retenez quand même quelque chose de positif d'avoir participé à tout ça, vous nous l'avez dit. Si on vous rappelle, vous y retournez ?

Bien sûr ! Et puis je vois que ça s'égraine au niveau local, il y a une convention citoyenne qui va avoir lieu sur Grenoble dans quelques temps, de même sur Clermont-Ferrand. Et puis moi je reste optimiste parce que quand même au niveau international, on voit que l'administration américaine de Joe Biden se remet dans les accords de Paris et relance elle aussi de son côté vraiment une grande ambition contre le dérèglement climatique donc il faut rester optimiste !

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