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Loi sur les langues régionales : les parlementaires du Pays Basque demandent une réforme de la Constitution

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Par , France Bleu Pays Basque

La quasi-totalité de la classe politique en Pays Basque dénonce la censure de la loi Molac ce vendredi. L'enseignement immersif est désormais considéré contraire à la Constitution. Ils appellent donc à une réforme de la Constitution. Une manifestation est organisée samedi prochain à Bayonne.

L'enseignement immersif, comme à l'école "Oihana Ikastola" de Bayonne, est illégal selon le Conseil Constitutionnel
L'enseignement immersif, comme à l'école "Oihana Ikastola" de Bayonne, est illégal selon le Conseil Constitutionnel © Radio France - Alexis Morel

"Atterrés", "sidérés", "jacobinisme haineux". L'émotion est grande au Pays Basque suite à la décision du Conseil Constitutionnel ce vendredi. Il considère qu'"en prévoyant que l'enseignement d'une langue régionale peut prendre la forme d'un enseignement immersif, l'article 4 de la loi déférée méconnaît l'article 2 de la Constitution. Il est donc contraire à la Constitution". 

Cet article 2 de la Constitution française est celui qui "considère que la langue de la République est le Français". Pour les élus dont le rédacteur de la loi sur les langues, le député breton Paul Molac, il est temps de modifier la Constitution, comme il l'a annoncé sur son compte Twitter. 

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Instabilité juridique

Les représentants de l'enseignement immersif en Pays Basque, Seaska, Biga Bai, Euskal Haziak, et Ikas Bi étaient tous réunis au cours de la même conférence de presse ce vendredi 21 mai à Bayonne. Ils se montrent préoccupés pour leur avenir, cette décision amène une instabilité juridique à leur modèle. En France les ikastola ont été pionnières, dès 1969, elles ont lancé l'enseignement par immersion, et le président de Seaska, Peio Jorajuria déplore le fait que le Conseil Constitutionnel "accroît la menace sur l'ensemble de l'immersion". Avec les autres filières, il appelle à une mobilisation le 29 mai à 16 heures à Bayonne : "Les ikastola ont toujours vécu depuis 50 ans dans l'insécurité, nous continuerons de la même façon, _nous n'accepterons aucun recul_, nous continuerons à nous mobiliser". 

La population du pays Basque doit montrer qu'elle est attachée à la langue basque — Peio Jorajuria, président de Seaska

Dans un entretien au quotidien Ouest-France, le ministre de l'Education Nationale, faisant référence aux écoles bretonnes Diwan, confirme que la décision "va sans doute conduire à des évolutions" de leur modèle. Côté enseignement public, la présidente des parents d'élèves "Biga Bai", Marie-Andrée Ouret considère que maintenant l'administration doit faire sa propre lecture de cette loi. Des négociations doivent commencer dans les prochains jours pour l'ouverture de quatre classes immersives dans l'enseignement public, ce sera la première occasion de voir les consignes du ministère. 

Les trois filières d'enseignement (public, privé, ikastola), la région, le département et l'agglo dénoncent cette décision
Les trois filières d'enseignement (public, privé, ikastola), la région, le département et l'agglo dénoncent cette décision © Radio France - Bixente Vrignon

Une vague d'indignation

Comment peut-on dire que la méthode immersive est contraire aux intérêts et à l'unité de la nation ? — Le député (MoDem) Vincent Bru. 

"C'est absolument catastrophique, et puisque la loi est contraire à la Constitution, changeons la Constitution !" Le député se montre aussi inquiet sur l'avenir de la méthode immersive dans l'enseignement public, l'enseignement privé catholique, et l'enseignement associatif des ikastola : "à partir du moment où on dit clairement que _la méthode immersive est contraire à la Constitution, elle l'est pour tout le monde et pas seulement pour certains_, donc nous sommes inquiets". 

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Le président de la Communauté d'Agglomération Pays Basque (CAPB), Jean-René Etchegaray se dit "_sidéré par cette décision, aux relents jacobins_, elle est totalement inacceptable. Elle met à néant le cadre juridique de la loi Molac et porte un coup de canif sévère à tous les dispositifs d'expérimentation en Pays Basque". 

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L'élu de Nouvelle-Aquitaine Mathieu Bergé se montre "extrêmement déçu, cela vient confirmer l'attitude du gouvernement. La saisine du conseil constitutionnel a été manipulée par le ministre de l'Education Nationale".

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Antton Curutcharry, président de l'Office Public de la langue Basque (OPLB/EEP)
Antton Curutcharry, président de l'Office Public de la langue Basque (OPLB/EEP) © Radio France - Bixente Vrignon

Le président de l'Office Public de la Langue Basque - Euskara Erakunde Publikoa (OPLB-EEP), Antton Curutcharry parle d'une "très grande colère, une incompréhension totale. C'est une décision qu'on n'accepte pas, et on en tient le gouvernement et le ministre de l'Education nationale pour principaux responsables". Il est aussi inquiet pour l'avenir de l'Office, géré avec la CAPB, le département, la région et l'Etat : "si le gouvernement s'arrête et applique la décision du conseil constitutionnel, on ne va pas pouvoir une politique linguistique volontariste, parce qu'elle passe par l'immersion".

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