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Loire-Atlantique : le conseil départemental anticipe une "explosion" des demandes de RSA

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Par , France Bleu Loire Océan

Le conseil départemental de Loire-Atlantique prévoit une "explosion du nombre d'allocataires du RSA ces prochaines semaines", explique ce lundi le président du département Philippe Grosvalet. L'élu en appelle à la solidarité de l'Etat pour faire face à cette hausse du nombre de dossiers à traiter.

Philippe Grosvalet, président du conseil départemental de Loire-Atlantique, était l'invité de France Bleu Loire Océan, ce lundi matin.
Philippe Grosvalet, président du conseil départemental de Loire-Atlantique, était l'invité de France Bleu Loire Océan, ce lundi matin. © Radio France - Antoine Denéchère

La deuxième vague tant redoutée pourrait finalement ne pas être sanitaire, mais bel et bien sociale. Le conseil départemental de Loire-Atlantique redoute une "explosion" des dossiers de RSA à traiter dans les prochaines semaines. "La prise en charge de ces dépenses supplémentaires en terme d'allocations se chiffre à plusieurs dizaines de millions d'euros, dévoile ce lundi matin sur France Bleu Loire Océan Philippe Grosvalet. On l'estime entre 30 et 50 millions d'euros pour 2021." Explications. 

Toutes les aides sociales prolongées jusqu'à nouvel ordre

Le président socialiste du conseil départemental ne veut laisser personne "sur le bord de la route". Il le réaffirme, ce lundi, lors de la "session ordinaire dans un contexte extraordinaire" qui se tient au siège du département, à Nantes, et promet de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour soutenir les plus fragiles et les plus sévèrement affectés par la crise sanitaire. "Nous avons maintenu toutes les aides et nous les maintiendrons tant que cela sera nécessaire, insiste l'élu nazairien. Nous avons maintenu et facilité l'accès au RSA, aux allocations personnalisées à l'autonomie pour les personnes âgées, et aux prestations de compensation du handicap."

Le Département se tourne maintenant vers les entreprises pour les soutenir et les aider à redémarrer alors que les perspectives s'obscurcissent. Il débloque une enveloppe de 21 millions d'euros à destination, entre autre, du bâtiment, et veut accélérer sur les mobilités douces. Il a également acté une aide de sept millions d'euros pour les communes. Des dépenses qui augmentent et des recettes en berne. "Nos recettes fiscales entre autres liées aux frais de notaires vont considérablement baisser, affirme Philippe Grosvalet. Et en parallèle, on va devoir faire face à une augmentation de plusieurs dizaines de millions d'euros du RSA."

Grosvalet fustige la politique du gouvernement avant de l'appeler à l'aide

Les services du département anticipent d'ores et déjà des vagues de licenciements et une chute de la demande d'intérimaires. "Nous sommes dans l'incertitude quant à l'assurance chômage, déplore le président du département de Loire-Atlantique. Les annonces qui avaient été faites par ce gouvernement pour fragiliser encore plus celles et ceux privés d'emploi en raccourcissant et en diminuant les droits au chômage nous inquiètent très fortement parce qu'à la suite de ce chômage, les personnes qui n'auraient pas retrouvé un emploi seraient réduites à demander le RSA."

Si l'augmentation du nombre de dossiers à traiter dans les prochaines semaines n'a pas encore été chiffrée, le Département - qui consacre chaque année environ 180 millions d'euros au RSA - anticipe une hausse des dépenses : "entre 30 et 50 millions d'euros en 2021" pour faire face à la demande. "C'est ce qui nous emmène à discuter avec ce gouvernement mais nous ne sommes pas entendus, nous ne sommes pas écoutés, regrette le président du conseil départemental dont le mandat prendra fin en 2021. A l'heure actuelle, le gouvernement ne nous propose que des avances et ce n'est absolument pas une réponse satisfaisante alors que les départements vont se retrouver dans de grandes difficultés s'ils doivent continuer à prendre en charge ces risques sociaux et économiques.

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