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Municipales : la République en Marche peine à percer en Midi-Pyrénées

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Par , France Bleu Occitanie

Le second tour des municipales signe une déroute pour la République en Marche un peu partout sur le territoire. En Midi-Pyrénées, le parti présidentiel s'efface : il ne gagne que de rares villes, et rate de nombreuses victoires là où il pensait l'emporter.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Rémy PERRIN

Si les écologistes ont marqué le second tour des municipales du 28 juin 2020 en France par leurs nombreuses et fortes victoires, la République en Marche elle, connaît un revers de taille un peu partout sur le territoire. Le parti présidentiel perd à Lyon, à Bordeaux, à Strasbourg, et essuie une claque à Paris, où Agnès Buzyn et Cédric Villani ont même échoué à être élus au Conseil municipal. Même constat dans les terres du Sud-Ouest, où le parti présidentiel recule.

Rares succès de LREM en Midi-Pyrénées

En Midi-Pyrénées, les marcheurs font face au même bilan peu reluisant. Seules quelques rares villes ont été emportées, comme Rodez en Aveyron, Gaillac dans le Tarn et Rieumes en Haute-Garonne. Ailleurs, les candidats investis ou soutenus par LREM se classent seconds ou de troisièmes, perdant de peu ou de loin.

Ce second tour des municipales aura donc contribué à effacer un peu plus la présence politique du parti présidentiel en Midi-Pyrénées. Dans certaines communes, les marcheurs sont absents depuis le premier tour : c'est le cas à Montauban, Moissac ou Albi par exemple.

Des victoires ratées

Mais même lorsque les candidats marcheurs arrivent jusqu'au second tour, certains finissent largement perdants comme à Colomiers ou à Carmaux

"Sur un certain nombre de communes, on rate la dernière marche de peu." - Pierre Casteras, référent LREM de Haute-Garonne

Ailleurs, LREM rate de peu de belles victoires, notamment en Haute-Garonne, ce qui laisse amer Pierre Casteras, référent LREM pour le département : "Sur un certain nombre de communes, on rate la dernière marche de peu. À Castanet, à Ramonville, à Tournefeuille. On le regrette fortement puisque ça s'est joué à peu".

Des défaites difficiles à avaler, surtout à Tournefeuille, où il a manqué 48 voix à Laurent Soulié, le candidat investi par La République en Marche, pour l'emporter sur le socialiste et maire sortant Dominique Fouchier.

Faire gagner des élus locaux plutôt que des maires

Malgré ces échecs, les marcheurs refusent de se montrer défaitistes, en relevant les réussites, notamment à Toulouse : avec la réélection du maire sortant Jean-Luc Moudenc, allié avec LREM, les marcheurs se font une place au Capitole, et gagnent une dizaine de sièges au conseil municipal toulousain.

Grâce au jeu des alliances, reproduit un peu partout sur le territoire, et grâce à quelques bons scores en seconde place, La République en Marche sauve plusieurs sièges au sein des conseils municipaux de la région. Selon Raphaël Bernardin, référent En Marche pour le Tarn, l'objectif est donc rempli : "le but n'était pas vraiment de positionner des maires, mais de positionner des élus locaux dans les villes, d'installer une force progressiste pour pouvoir convaincre, commencer à tracer un sillon. On est sur un objectif d'ancrage, et cet objectif est plutôt réussi".

Paysage clairsemé

Certes les marcheurs restent présents, mais ils sont peu nombreux. Dans le Tarn, LREM compte 70 élus en conseils municipaux. Un score qui apparaît bien peu élevé une fois mis en relation avec le nombre de communes que comptent le département : 314.

Même constat en Haute-Garonne : un peu plus de 200 élus marcheurs font leur entrée en conseil municipal, mais ils sont éparpillés sur 588 communes.

L'objectif affiché par la République en Marche au niveau national sera néanmoins probablement atteint. Stanislas Guérini, le délégué général du parti, avait annoncé vouloir faire élire 10.000 marcheurs en Conseil municipal. La République en Marche est parvenue à ce score, mais avec peu de victoires fortes et de maires élus, ce qui fait de ces municipales une élection décevante pour le parti présidentiel.

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