Politique

LREM : pas de départ massif chez les marcheurs de la Loire mais des questions

Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 14 novembre 2017 à 20:14

Certains reprochent le culte de la personnalité autour d'Emmanuel Macron au sein de la LREM.
Certains reprochent le culte de la personnalité autour d'Emmanuel Macron au sein de la LREM. © Maxppp -

À quelques jours du congrès de la République en Marche à Lyon, une centaine de marcheurs ont claqué la porte du mouvement présidentiel. Dans la Loire, pas d’hémorragie mais quelques départs et un besoin de clarification.

La République en Marche organise samedi son congrès national. Lors de ce premier congrès de LREM, le Conseil national - composé d’environ 800 personnes dont des parlementaires, des référents territoriaux des élus locaux et des adhérents tirés au sort - devra élire le bureau exécutif. Un congrès qui aura lieu samedi à Lyon. Ce congrès est attendu de pied ferme par beaucoup des marcheurs de la Loire, pour qui cette échéance sera l'occasion de clarifier le fonctionnement d'un jeune parti.

Clarification nécessaire notamment après le départ en fanfare d'une centaine de marcheurs sur le plan national. Des élus, des simples adhérents, des animateurs de comité locaux qui ont signé une tribune pour dénoncer le manque de démocratie et le culte de la personnalité autour d'Emmanuel Macron.

La défection de Christian Soleil

Dans la Loire, a priori, personne n'a signé cette tribune. Des tensions sont pourtant visibles mais, le référent dans la Loire de LREM, Jean-Louis Gagnaire, veut les relativiser. Elles sont tout à fait normales dans un jeune parti. N'empêche, il n’a pas vraiment envie de s'exprimer officiellement sur le sujet. Il préfère attendre le 18 novembre prochain et le congrès à Lyon pour faire remonter ses doléances. Il évoque toutefois la constitution de fichiers locaux avec les adhérents. Car pour le moment, officiellement, il n'y a pas de liste d'adhérents par département. Tout est centralisé. Même un simple envoi de courrier passe par Paris et cela pose quelques problèmes notamment dans la communication.

Bien sûr, Christian Soleil, le premier référent ligérien qui rend sa carte, cela fait mauvais genre. Mais chez les marcheurs, tout le monde explique qu'il était juste frustré de ne pas avoir eu l'investiture pour les législatives. Jean-Michel Mis le député de la majorité note lui un vrai besoin de clarification. "ll faut maintenant s’inscrire dans la durée et c’est parfois un peu difficile de faire travailler les militants ensemble". Et de citer l’exemple de Saint-Chamond qui avait trois comités En Marche avec des adhérents qui ne se connaissaient pas forcément.

Tensions dans le Roannais

Et c'est sans doute dans le Roannais qu'il y a eu le plus de départs de militants. Notamment après le choix de la candidate pour les législatives. Nathalie Sarles (élue depuis dans la cinquième circonscription) qui avait été imposée par Paris. Mais pour Corine Rossignol, co-animatrice d'un comité en Marche du Roannais, ces départs vont permettre de faire le tri. "Notre mouvement ne doit pas ressembler aux anciens partis mais se serait bien que les gens prennent une carte comme un parti normal. De façon que l’on puisse contrôler ce qui se passe au niveau des adhérents. Que l’on est pas tout et n’importe quoi."

Beaucoup demandent en effet la mise en place d'une vraie cotisation. Pour le moment LREM demande juste à ses membres une adhésion libre. Pas suffisant pour trier les bons marcheurs et les mauvais marcheurs. L'idée c'est donc de faire le tri de rationaliser les adhésions, quitte à se séparer de certains pour s'inscrire dans la durée.