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Politique

Ludovic Marchetti, délégué départemental du RN dans le Loiret : "Macron n'échappera pas à la dissolution"

lundi 3 décembre 2018 à 20:01 Par François Guéroult, France Bleu Orléans

Invité de "Controverse", Ludovic Marchetti, délégué du Rassemblement National dans le Loiret, affiche son soutien aux Gilets Jaunes. A ses yeux, le chef de l'Etat doit dissoudre l'Assemblée Nationale. Ludovic Marchetti affirme aussi que le RN a "un début de liste" pour les municipales à Orléans.

Ludovic Marchetti, délégué départemental du RN45, estime que le président de la République doit dissoudre l'Assemblée Nationale pour sortir de la crise des Gilets Jaunes
Ludovic Marchetti, délégué départemental du RN45, estime que le président de la République doit dissoudre l'Assemblée Nationale pour sortir de la crise des Gilets Jaunes © Radio France - François Guéroult

Loiret, France

A 32 ans, Ludovic Marchetti est délégué départemental du Rassemblement National (RN) dans le Loiret depuis un peu plus d'un an. Conseiller municipal d'Amilly et conseiller régional, il fait partie des fidèles de Marine Le Pen : il a d'ailleurs adhéré en 2011, quand celle-ci a pris les rênes du parti d'extrême-droite.

Sans cautionner la casse, on peut comprendre le désarroi des gens"

Une large partie de l'émission a été consacrée au mouvement des Gilets Jaunes. Un gilet jaune que lui-même a enfilé, le 17 novembre, en se rendant au rond-point cacahuète d'Amilly sur la RD2007, "pas en tant qu'élu mais en tant que citoyen qui subit cette pression fiscale qui opprime le plus grand nombre." Ludovic Marchetti "se tâte" d'ailleurs pour aller manifester à Paris samedi. Selon lui, le mouvement réunit "des pères de famille, des mamans, des collègues, des voisins de tout niveau social, c'est en cela que je crois que ce mouvement est fort." Et de préciser : "Je fais le distinguo entre les Gilets Jaunes et les casseurs, les Gilets Jaunes n'ont pas un fond méchant, certains se sont laissés entraîner par les casseurs qui eux, pour le coup, sont de véritables terroristes. Et si des gens qui se sentent complètement humiliés se laissent emporter, c'est parce qu'en face, il n'y a pas de réponse du gouvernement. Sans cautionner la casse, on peut comprendre le désarroi de ces gens. Je leur dis : "Ne cassez pas, vous pouvez vous exprimer autrement, il y a des élections bientôt... _Macron ne pourra pas éviter une dissolution_, ce n'est pas possible !

Ludovic Marchetti assure aussi que "les revendications des Gilets Jaunes, nous les avions portées pendant la campagne présidentielle de Marine Le Pen : nous avions averti contre le projet de hausse de la CSG pour les retraités et contre le risque de guerre civile en cas d'élection d'Emmanuel Macron." Rappelons que Marine Le Pen prônait aussi, très largement, un statu quo fiscal, avec maintien de la TVA notamment, et un assouplissement du système de donation qui permet de transmettre de l'argent de son vivant à ses descendants, ce qui favorise potentiellement les hauts revenus. Une première partie à écouter ici :

1ère partie : la crise des Gilets Jaunes...

Le gouvernement donne des consignes pour laisser entrer les casseurs"

Comment sortir de cette crise des Gilets Jaunes ? "Je pense que tout d'abord il faut mettre un coup d'arrêt à cette pression fiscale, déjà en annulant la hausse de la taxe sur les carburants. On nous fait du chantage à l'écologie, mais on ne taxe pas les super-tankers qui polluent la planète !" Mais "ce ne sera pas suffisant pour mettre fin à la grogne, précise Ludovic Marchetti, car Macron a été trop loin dans le mépris. Il faut dissoudre, mais avant de dissoudre, il faut mettre la proportionnelle, car il y a vraiment une crise de la représentativité." Une mesure techniquement impossible, du reste, car le Conseil constitutionnel interdit de modifier le mode de scrutin moins d'un an avant l'élection... En attendant, pas question selon lui d'interdire la prochaine manifestation prévue samedi à Paris : "Le droit de manifester doit être conservé en France, maintenant c'est à l'Etat de garantir la sécurité, il en éprouve de la difficulté, pourquoi ? Parce que le gouvernement a laissé entrer les casseurs ! On le sait : il y a des consignes qui sont données, de laisser entrer les casseurs pour décrédibiliser le mouvement." Consignes données par qui ? "Je ne sais pas d'où ça vient, mais on le sait de source sûre !" répond Ludovic Marchetti. Une deuxième partie à écouter ici :

... et comment sortir de cette crise ?

Ludovic Marchetti affirme qu'il sera tête de liste aux municipales de 2020, "possiblement à Amilly, mais Montargis n'est pas exclue" - Radio France
Ludovic Marchetti affirme qu'il sera tête de liste aux municipales de 2020, "possiblement à Amilly, mais Montargis n'est pas exclue" © Radio France - François Guéroult

Comme le veut la tradition dans "Controverse", Ludovic Marchetti a ensuite été confronté aux voix-mystères à identifier. Nous avions choisi de le faire réagir à trois personnalités : Laurent Wauquiez (sur sa comparaison entre PMA et eugénisme), Theresa May (sur les difficultés du Brexit) et Philippe Loiseau (député européen et conseiller régional RN en Centre Val-de-Loire). 

  • Sur Laurent Wauquiez et la PMA : "Je n'aurais pas utilisé la même comparaison, mais il est évident que la PMA - procréation médicale assistée - ne fait que préparer la GPA - gestation pour autrui." Mais de là à imaginer une alliance avec Les Républicains, "ce n'est pas la question. Je souhaite qu'il y a ait un rassemblement le plus large possible, mais avec des gens qui ont des convictions et une colonne vertébrale. Beaucoup de militants LR sont sincères, mais les ténors comme Wauquiez sont out."
  • Sur Theresa May et le Brexit : "Concernant le Royaume-Uni, je pense qu'ils n'avaient pas particulièrement intérêt à sortir de l'Union européenne car ils avaient tous les avantages sans les inconvénients ! Aujourd'hui, il n'est plus nécessaire de sortir de l'Union européenne comme nous le préconisions, car le paysage politique a changé, il y a des gens qui sont arrivés à la tête de pays avec qui on peut travailler pour faire une Europe des nations." Et dans ce cadre, "la sortie de l'euro est la dernière chose qui arrivera sur la table, il faut d'abord réformer l'Europe de l'intérieur."
  • Sur Philippe Loiseau et son absentéisme répété au conseil régional : "C'est vrai que ça longtemps qu'on ne l'a pas vu. Et ce n'est pas normal, et on lui a dit. Apparemment, ses activités à Bruxelles lui prennent beaucoup de temps. Qu'il y ait un de nos membres qui ne soit pas là, c'est regrettable, après je ne pense pas que ce soit le sujet principal à la Région."

Cette troisième partie est à écouter ici :

"Les voix de Controverse"

Nous avons un début de liste pour les municipales à Orléans"

La fin de l'émission a été consacrée à l'état du Rassemblement National en France et dans le Loiret. Enquête sur les emplois présumés fictifs au Parlement Européen - Marine Le Pen a été mise en examen pour "détournement de fonds publics", départ de Florian Philippot, éviction de Jean-Marie Le Pen... Idem localement : Bernard Monot, député européen est parti chez Nicolas Dupont-Aignan ; au conseil régional,  le groupe ne compte plus que 15 élus sur les 17 de décembre 2015 ; et puis au conseil municipal d'Orléans, il ne reste plus que 1 élu sur 3 puisque Arlette Fourcade et Christophe de Bellabre ont fondé leur propre groupe. "On a eu connu des périodes difficiles, mais on est toujours là parce qu'on est constant", insiste Ludovic Marchetti, qui revendique "600 militants à jour de cotisation dans le Loiret." Au passage, il confirme que ce sont bien des difficultés financières qui l'ont poussé à fermer la permanence du RN dans le Loiret, comme l'avait révélé France Bleu Orléans : "La bonne gestion de père de famille, quand on nous attaque financièrement, c'est de ne pas avoir 2 permanences, mais de n'en garder qu'une, celle de Montargis qui nous appartient pour moitié." Concernant la préparation des élections municipales de 2020, Ludovic Marchetti affirme qu'il y a "déjà une liste qui est prête dans une commune de moins de 2 000 habitants" (sans préciser laquelle), "un début de liste pour Orléans", et que lui-même sera "tête de liste, possiblement à Amilly, mais Montargis n'est pas exclue non plus." Une quatrième partie à écouter ici :

La situation du RN et la préparation des municipales