Politique

INFOGRAPHIE - Lutte contre le chômage : ce qu'il faut retenir des annonces de François Hollande

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 18 janvier 2016 à 11:43 Mis à jour le lundi 18 janvier 2016 à 15:34

François Hollande détaille son plan contre le chômage, le 18 janvier 2015.
François Hollande détaille son plan contre le chômage, le 18 janvier 2015. © Maxppp

François Hollande a détaillé lundi ce qu'il appelle un "plan d'urgence" pour lutter contre le chômage. Des mesures axées sur la formation et les aides à l'embauche, qui coûteront selon lui deux milliards d'euros à l'État. La somme doit être trouvée via des économies.

L'emploi est "la seule question qui vaille au-delà de la sécurité des Français" a déclaré lundi François Hollande en préambule à sa présentation détaillée des dernières mesures de lutte contre le chômage. Le président de la République n'a plus qu'un an pour espérer inverser la courbe du chômage, comme il l'a promis. Voici les principales nouveautés visant à faire retrouver aux Français le chemin de l'emploi. 

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Prime d'embauche immédiate pour les petites entreprises

Les entreprises de moins de 250 salariés qui embaucheront un jeune ou un demandeur d'emploi en CDI ou en CDD d'au moins six mois recevront une aide de 2.000 euros par an. Le dispositif concerne les salariés payés entre un et 1,3 smic et prend effet immédiatement pour une durée de deux ans, a ajouté le chef de l'Etat devant le Conseil économique, social et environnemental.

Cette somme de 2.000 euros "représente le reliquat des cotisations patronales une fois pris en compte l'ensemble des allègements de charges" notamment du Pacte de responsabilité, a-t-il précisé. Pourquoi un dispositif d'une durée de deux ans ? Car d'ici-là le Président veut faire basculer le CICE (Crédit d'impôt compétitivité et emploi) en "baisse définitive des charges sociales".

Un milliard d'euros pour former les chômeurs

L'Etat dégagera un milliard d'euros pour le plan de formation de 500.000 chômeurs, selon François Hollande qui affirme que le plan formation des chômeurs n'est pas un "artifice statique", destiné à faire baisser artificiellement le nombre de demandeurs d'emploi. Pour la formation et l'apprentissage, François Hollande s'est dit prêt à modifier la loi pour étendre les compétences des régions et ainsi trouver des financements supplémentaires. Une réunion en ce sens est prévue pour le mois prochain.

Pôle Emploi déploiera de nouvelles formations, l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) et d'autres organismes seront mobilisés pour cette mission et les partenaires sociaux apporteront leur propre contribution et définiront les formations liées branche par branche, région par région aux besoins des entreprises

Le Président promet 50.000 contrats de professionnalisation, contre 8.000 actuellement. Le contrat de professionnalisation est un contrat de formation en alternance, associant formation pratique en relation avec la qualification recherchée, et formation théorique dans un organisme de formation externe ou interne à votre entreprise.

Plus de souplesse sur le temps de travail

Les accords d'entreprise pourront "moduler davantage" le temps de travail selon le chef de l'État. Ils pourront notamment fixer le taux de majoration et le nombre d'heures supplémentaires, "sans remettre en cause la durée légale" a-t-il précisé.

Le Crédit impôt recherche pérennisé

Le Crédit impôt recherche (CIR), dispositif fiscal de soutien à l'innovation, "sera pérennisé dans ses formes actuelles". Importante niche fiscale pour les entreprises, le CIR, créé en 1983 et relancé en 2008, permet aux entreprises de déduire de l'impôt sur les sociétés 30% de leurs investissements recherche et développement, dans la limite de 100 millions d'euros d'investissements (et 5% au-delà). Son montant a grimpé en flèche depuis 2008, dépassant les 5,5 milliards d'euros en 2014. Si ce dispositif est plébiscité par les entreprises, il a en revanche été critiqué, certains regrettant un manque de contrôle et d'efficacité des aides ainsi apportées aux entreprises. En septembre 2013, la Cour des comptes avait livré un jugement sévère sur cette mesure, jugeant son coût "mal anticipé", pour une efficacité non démontrée.

L'ensemble des mesures annoncées ce lundi représentent selon le gouvernement plus de deux milliards d'euros de dépenses, financées par des économies. 

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