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Politique

Macron en Corse ?

mardi 12 mars 2019 à 9:22 Par Hélène Battini et Patrick Vinciguerra, France Bleu RCFM

Alors que la visite du Président de la République en Corse est annoncée mardi 19 mars dans le cadre du grand débat national, la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, arrive dans l’île ce vendredi.

Emmanuel Macron lors de son premier déplacement en Corse en février 2018
Emmanuel Macron lors de son premier déplacement en Corse en février 2018 © Maxppp - maxppp

Corse, France

Dans une semaine, jour pour jour, Emmanuel Macron devrait être en Corse. Sauf nouveau report, le Président de la République participera à une réunion-débat à Cozzano avec des élus du rural, des maires principalement. Une rencontre, dans le cadre du grand débat, qui intervient 13 mois après une première visite officielle qui s'est achevée dans un climat très tendu. D’ici là, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, doit passer trois jours sur l’île du vendredi 15 mars au dimanche suivant.

Le village de Cuzzà dans le Taravu se prépare à accueillir le Président de la République le 19 mars prochain - Aucun(e)
Le village de Cuzzà dans le Taravu se prépare à accueillir le Président de la République le 19 mars prochain - DR /

Un climat toujours tendu

Un an après la première visite du Président de la République en Corse, les choses ne se sont pas vraiment améliorées, le dialogue est toujours aussi difficile entre l’État et les nationalistes au pouvoir. Des nationalistes, de plus en plus remontés, qui estiment que leurs principales revendications restent lettre morte. Un mécontentement qui s'est illustré récemment par le refus de Gilles Simeoni de rencontrer à Paris Emmanuel Macron. Le président de l'Exécutif dénonçant l'indifférence, voire le mépris, affichés par Paris vis-à-vis de la Corse. 

Femu a Corsica hausse le ton

Le parti nationaliste, qui est l'une des composantes de la majorité territoriale, prévient : après le rendez-vous manqué de l'an dernier, Emmanuel Macron ne peut venir en Corse uniquement pour une parodie de consultation et un show sur le plan de la communication. Femu a Corsica, a déclaré Jean-Félix Acquaviva, son chef de file, attend clairement d'ici cette venue des signes tangibles permettant de rouvrir un dialogue positif sur le plan des institutions, de la langue ou encore des prisonniers nationalistes.  Dans le cas contraire, poursuit-il, il nous incomberait d'ores et déjà de créer les conditions d'une grande mobilisation.

Un dépit qui va bien au-delà de la majorité territoriale

Une manifestation, à l'initiative entre autres du collectif Parlemu corsu, aura lieu le 23 mars pour la défense de la langue corse. Une autre, annoncée par l'Associu Patriottu, est prévue dans les prochaines semaines pour dire non à la répression. Et puis, ce week-end, une série d'attentats a secoué l'ile du nord au sud. Simple avertissement avant la venue du Président ou reprise de la lutte armée ? Il est trop tôt pour le dire. En tous cas, tous les ingrédients d'un cocktail explosif sont réunis. C'est dans ce contexte donc, très tendu, que devrait se dérouler la visite du chef de l’État. Une équipe de l'Elysée est d'ailleurs attendue ce mardi à Cozzano pour régler un certain nombre de détails techniques. Pour Jean-Jacques Ciccolini, maire de cette petite commune du Taravo, la date du 19 mars tient toujours la corde.