Politique

Emmanuel Macron à Montpellier : "Être français c'est une volonté"

Par Marie Ciavatti, France Bleu Hérault mercredi 19 octobre 2016 à 13:04

Emmanuel Macron devant plus de 1.500 personnes au Zénith de Montpellier
Emmanuel Macron devant plus de 1.500 personnes au Zénith de Montpellier © Maxppp - Marie Ciavatti

Pour son troisième meeting, Emmanuel Macron a présenté son projet pour la France au Zénith de Montpellier. Un discours sur le "vivre ensemble". L'ex-ministre, porté par son mouvement "En Marche !", fait un pas de plus vers une candidature à la présidentielle.

Après Le Mans et Strasbourg, Emmanuel Macron tenait son troisième meeting à Montpellier mardi soir au Zénith devant plus 1.500 personnes. Salle comble.

Mise en scène sobre. Ni banderoles, ni drapeaux tricolores. Et un thème loin de son costume d'ex ministre de l'Économie : Macron est venu parler de "la France qui unit" et de "vivre ensemble".

Un discours contre le déclinisme

Pendant une heure et demi, il s'en est pris aux discours anxiogènes et déclinistes portés par une grande partie de la classe politique. "Non la France n'est pas faible". Un discours pro européen, pour l'éducation, la culture, la défense de la laïcité et contre les inégalités grandissantes.

"La France n'est pas faible". Emmanuel Macron

Dans l'assistance, un petit parterre d'élus locaux. Les maires de Saint-Just, du Crès, de Montaud, Castries ou Vendargues étaient là.

Le président de la métropole, Philippe Saurel, n'est pas venu applaudir Emmanuel Macron mais quelques plus heures plus tôt, les deux hommes étaient côte à côte pour une visite dans le quartier de la Paillade à Montpellier, zone sensible, l'un de ces "quartiers oubliés" comme dit Macron.

"Un renouveau pour la politique"

Il y a des adeptes, adhérents de la première heure du Mouvement "En Marche !" lancé sept mois plus tôt. C'est le cas de Marie, 66 ans, venue spécialement de la Drôme. Ancienne électrice de droite, elle marche aujourd'hui avec Emmanuel Macron. "Il m'attire parce que c'est un renouveau pour la politique", dit elle, téléphone à la main, tentant de fendre la foule pour obtenir une photo.

"Il n'est pas comme tout le monde" pour Marie, qui se décrit comme "femme de droite"

Un public attentif

Beaucoup de cols blancs, assez chics, beaucoup de jeunes. Pour la plupart ce sont des curieux venus voir "une nouvelle tête". C'est ce qui a décidé Nina, 36 ans, ingénieure de recherche, à participer à son premier meeting politique.

"Les gens en ont marre de voir toujours les mêmes. Il est jeune: ça apporte du dynamisme, de la fraîcheur. Et puis il ne divise pas, ne surfe pas sur les peurs. Et on en a besoin." Nordine

"Il ne surfe pas sur les peurs et ça on en a besoin"

Un discours "trop généraliste"

Pas de doute, il y a un effet curiosité. Un élan. Mais on a trouvé des déçus quand même. Jean-Jacques et Franck s'éclipsent avant la fin. Ils attendaient un jeune loup avec un peu plus de mordant : eux l'attendaient surtout sur l'économie. Il n'en a quasiment pas parlé.

"Il n'a pas parlé d'économie"

Eric, un habitant de Palavas, est lui aussi "venu pour voir". Il adore les meetings et essaie d'aller voir un maximum de candidats. Deux semaines plus tôt il était au Zénith à Paris pour un meeting de Nicolas Sarkozy, en campagne pour la primaire chez Les Républicains. Une autre ambiance : "Il y avait plein de drapeaux français, là il n'y en a pas. Chez Sarkozy, il y a plus un côté fan club."

Mais ce qui le surprend, c'est l'affluence pour Macron : "Plus de monde que pour voir Sarkozy."

"Plus de monde que pour Sarkozy"

Depuis son lancement au printemps, le mouvement "En Marche !" a rallié entre 2.500 et 3.000 adhérents dans l'Hérault, dont 1.400 à Montpellier.

"C'est l'une des villes où il a le plus de succès" explique Coralie Dubost, référente départementale du Mouvement. Marre selon elle du vieux clivage droite/gauche. C'est la première fois qu'elle s'engage en politique.

Coralie Dubost, référente du Mouvement "En Marche!" dans l'Hérault: "Je ne suis pas une groupie"

Un mouvement naissant, qui attire aussi les médias : une soixantaine de journalistes étaient accrédités pour ce meeting.

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