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Maider Arostéguy annonce une consultation des Biarrots sur le projet Aguiléra

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Par , France Bleu Pays Basque

La nouvelle maire (LR) de Biarritz n'exclut pas de vendre l'Hôtel du Palais au privé. Elle souhaite consulter les Biarrots sur le projet Aguiléra et se dit préoccupée par l'avenir du club de rugby du BOPB: "Je sens une réticence de la part des partenaires".

La maire de Biarritz reconnait que l'Hôtel du Palais est un "puits sans fond"
La maire de Biarritz reconnait que l'Hôtel du Palais est un "puits sans fond" © Radio France - Stéphane Garcia

"Le BOPB, c'est un patrimoine sportif et affectif". Maider Arostéguy (LR) élue en juin, reconnait, désabusée, qu'elle "fait avec" les propriétaires et dirigeants du Biarritz Olympique Pays Basque (BOPB). Dans un enregistrement audio à son insu, le président du BOPB Jean-Baptiste Aldigé manierait l'insulte à plusieurs reprises et accuserait Maider Arostéguy de trahison, selon plusieurs sources. Il estime que la ville n'en fait pas assez pour le club. L'élue reconnait que ses relations avec le dirigeant sportif "ont toujours été un problème, nous avons des relations épistolaires suivies, mais ça restera un problème". En attendant la communication passe par la famille Gave, actionnaire presque unique "c'est pas forcément plus tendre, mais j'attends une pérennité du club. Moi je tiens mes engagements, j'accompagne le BOPB dans son développement donc j'attends que les actionnaires tiennent les leurs".

Des propos extrêmement choquants

Mais Maider Arostéguy avoue son inquiétude, plus personne ne veut investir au BOPB, "parce que l'actionnaire et le président menacent souvent de partir. Ça crée de l'insécurité pour des partenaires qui pourraient investir au club. Les partenaires s'en vont et je sens une réticence, une absence totale de désir d'associer leur nom à celui du BOPB". Interpellée par l'opposition qui suggère de couper les subventions, l'édile biarrotte tempère : "Je ne veux pas d'une déclaration de guerre envers les dirigeants du BOPB, je cherche l'apaisement, et geler les subventions ce serait leur couper les ailes. Je veux des gestionnaires et un actionnaire responsables".

Et pourtant, Maider Arostéguy doit faire avec un président qui a "le verbe léger" de son propre aveu. Dans l'enregistrement clandestin de son entretien avec trois supporters, les sources consultées affirment qu'il exige à la mairie qu'à chaque fois qu'une entreprise passe un marché public, la mairie demande une enveloppe pour le club. "Ces pratiques ne sont pas légales. _Jean-Baptiste Aldigé a un problème de compréhension des institutions françaises_. C'est illégal comme pratique, et le mot "enveloppe" est extrêmement choquant".

Aménagement du Plateau d'Aguiléra 

Le plateau d'Aguiléra de 3ha est le dernier espace aménageable de Biarritz
Le plateau d'Aguiléra de 3ha est le dernier espace aménageable de Biarritz © Radio France - Stéphane Garcia

Au cœur de la polémique, l'aménagement du plateau d'Aguiléra où est situé le stade, un nouveau quartier qui va sortir de terre à Biarritz. Maider Arostéguy veut s'en servir pour commencer à combler la carence de sa commune en terme de logements sociaux, elle veut faire revenir les classes moyennes à Biarritz et mettre de l'accession sociale à la propriété. "Aguiléra c'est 3 hectares, c'est le seul terrain qui reste, nous voulons un éco-quartier" dit-elle avant d'annoncer une consultation des Biarrots sur l'aménagement de ces terrains d'Aguiléra

Hôtel du Palais : la porte ouverte au privé

Le palace biarrot était le joyau de la couronne, ça devient un boulet financier. Le chantier de rénovation était chiffré à 64 millions d'euros, mais la mairie vient de révéler qu'il y a un surcoût de 20 millions. Ce chantier "c'est un choix de la municipalité précédente" rappelle la maire de Biarritz, ce choix "avait provoqué beaucoup de remous et fracturé cette majorité. L'hôtel du Palais est une très vieille dame et _on a eu de très mauvaises surprises: dans l'aile nord les plafonds sont tombés sur la tête des ouvriers, cela a entraîné des dépassements de 10 millions d'euros_, et la crise du Covid a empêché la fin des travaux donc nous n'avons pas pu rouvrir pour la fin de la saison ce qui nous a coûté 6 millions d'euros".  "Oui, c'est un puits sans fonds" reconnait l'élue LR mais elle précise que la ville est allée chercher un maximum de subvention et elle en attend encore du plan de relance du gouvernement. "Je ne peux pas m'engager en disant que le contribuable ne mettra pas la main à la poche, c'est une gestion atypique: une ville qui gère un palace". Si les fonds publics ne suffisent pas, faut-il alors que le privé prenne en charge cet hôtel? "Pour le moment l'hôtel va rouvrir à Pâques mais je consulterai les Biarrots au sujet de son avenir."

Réécoutez l'interview de Maider Arostéguy

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