Politique

Malgré Notre-Dame-des-Landes, pas de tension au Mans entre écologistes et socialistes

Par Julie Le Duff, France Bleu Maine mardi 25 février 2014 à 11:09

Malgré Notre-Dame-des-Landes, pas de tension au Mans entre écologistes et socialistes

Au Mans, les écologistes et les socialistes sont alliés dès le premier tour pour les élections municipales. Malgré leurs divergences sur le projet d'aéroport... et sur la vidéosurveillance : "c'est le Notre-Dame-des-Landes local" sourit l'écologiste Isabelle Sévère, N°2 sur la liste de Jean-Claude Boulard.

Après les manifestations du week-end à Nantes autour du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les socialistes et les écologistes des Pays de la Loire jouent la carte de l'apaisement, échéance électorale oblige. Au Mans, où les deux formations sont alliées dès le premier tour, chacun exprime ses positions mais refuse de parler de division. "Ce n'est pas un enjeu hypralocal, pour autant ça ne veut pas dire qu'on est d'accord et d'ailleurs cette division est actée depuis des années ", précise l'écologiste Isabelle Sévère sur France Bleu Maine. "Au Mans, on travaille ensemble depuis trois mandats, alors que le dossier de Notre-Dame-des-Landes est ouvert depuis bien plus longtemps ".

Alors que les députées Marietta Karamanli et Françoise Dubois (colistières d'Isabelle Sévère) ont clairement affiché leur soutien à l'aéroport, les positions de Jean-Claude Boulard et Christophe Counil sont plus ambiguës : "Comme quoi le dossier est loin de faire la synthèse, y compris au sein du Parti socialiste. [...] De toute façon, il ne faut pas tout voir à travers ce prisme-là, et ce n'est pas le seul sujet sur lequel on a des différences, sinon nous serions tous au PS ".

La vidéosurveillance, "Notre-Dame-des-Landes" local ?

Et parmi les sujets de divergence entre écologistes et socialistes, il y a celui de la vidéosurveillance au Mans. Le débat avait déjà divisé la majorité sortante. Pour la N°2 de la liste de Jean-Claude Boulard, les convictions n'ont pas changé : "Les Verts se sont toujours positionné contre, disant que c'était un argument purement électoraliste, voire populiste. La vidéosurveillance on est pour en lieu clos, comme dans le tram, mais sur la voie publique, au-delà du problème des atteintes aux libertés, c'est un non-sujet ".