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Politique

Malgré une future mise en examen, François Fillon maintient sa candidature : réactions en Isère

mercredi 1 mars 2017 à 15:52 - Mis à jour le mercredi 1 mars 2017 à 18:42 Par France Bleu Isère, France Bleu Isère

Il a dénoncé un "assassinat politique", mais a affirmé qu'il "irait jusqu'au bout". Après avoir reporté de quelques heures sa venue au Salon de l'agriculture, F. Fillon a annoncé ce midi sa convocation mi-mars en vue d'une mise en examen. Perspective qui ne le fait pas renoncer.

François Fillon lors de sa déclaration à la presse ce mercredi midi à son QG de campagne.
François Fillon lors de sa déclaration à la presse ce mercredi midi à son QG de campagne. © Maxppp - Leon Tanguy

Grenoble, France

"Je ne céderai pas, je ne me retirerai pas" , malgré une convocation le 15 mars aux fins d'une mise en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs visant sa famille, François Fillon a fait savoir ce mercredi midi qu'il maintenait sa candidature à l'élection présidentielle. Lors de sa déclaration d'une dizaine de minutes, celui qui a emporté la primaire de Républicains s'en est pris à la justice estimant que dans cette affaire il "n'a pas été traité comme un justiciable comme un autre" dénonçant notamment cette convocation deux jours avant la clôture des dépôts des parrainages. Cependant, il compte se rendre dans le bureau des juges le 15 mars pour dit-il "dire sa vérité qui est la vérité". Sitôt cette conférence de presse terminée Bruno Lemaire, candidat malheureux de la primaire, qui avait rejoint son équipe de campagne, a décidé de quitter son poste. Dans la foulée des députés LR, proches de Lemaire mais pas seulement, ont lâché le candidat Fillon. Voici quelques réactions en Isère.

A droite

-Voici la réaction de Vincent Chriqui. Le maire LR de Bourgoin-Jallieu est un proche de François Fillon. C'est son trésorier de campagne et il était ce midi à ses côtés à son QG de campagne.

"Un homme déterminé face à un processus assez singulier" selon Vincent Chriqui

- Le sénateur-maire de Domène Michel Savin fait aussi partie des premiers soutiens à François Fillon.

Logique au vu du calendrier d'après Michel Savin

Au centre, le maire de Meylan demande le report de l'élection

L'UDI était partenaire de cette primaire en novembre dernier. Après avoir soutenu Alain Juppé, elle s'était rangée derrière le vainqueur François Fillon. Vers 17h, son président national Jean-Christophe Lagarde a fait savoir que son parti suspendait sa participation à la campagne de François Fillon. Un peu plus tôt dans la journée, le maire UDI de Meylan, Damien Guiguet a transmis à la presse un courrier qu'il a écrit à l’ancien président de la République française et membre de droit du Conseil constitutionnel Valéry Giscard d’Estaing. Dans cette lettre, il demande le report de l’élection présidentielle avançant l'article 7 de la Constitution.

"Le débat (de la campagne) doit se tenir sur le terrain politique" et "non se limiter au judiciaire" selon Damien Guiguet

A l'extrême-droite

Le président du Front national en Isère, Thibault Monnier, réagit à la suspension de la participation de l'UDI à la campagne de François Fillon. Pour Thibault Monnier, "les digues sautent", mais plus généralement ajoute-t-il, on est en train d'assister à une recomposition de la vie politique. "Cette élection présidentielle va permettre de clarifier les grands mouvements, avec d'un côté un mouvement mondialiste derrière certainement Emmanuel Macron, et un mouvement patriote derrière Marine le Pen". Il juge que ce rendez-vous électoral est passionnant du fait qu'un programme se dessine, avec autre chose que "des candidats qui jusqu'alors se ressemblaient et voulaient la même chose avec un chemin différent".

"Les digues sautent", et "ces élections sont passionnantes", selon Thibault Monnier

A gauche

La députée socialiste Geneviève Fioraso estime qu'en se maintenant François Fillon trahit ses engagement et porte atteinte à la démocratie.

"Il ne se remet pas en cause" et "formule des critiques vis à vis de la justice dangeureuses pour la République " selon Geneviève Fioraso

Dans le monde judiciaire

La réaction de Nina Milesi, juge à Grenoble et membre de l'USM, principal syndicat de la magistrature.

"A mes yeux, la procédure se déroule normalement" selon cette représentante de l'USM