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Manifestations à Montpellier : la police plus souple avec la Ligue du Midi qu'avec les gilets jaunes ?

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

La police a-t-elle laissé faire les militants de la Ligue du Midi dimanche 17 mai à Montpellier ? Manifestation pourtant interdite par le préfet. Le rassemblement a bel et bien eu lieu, sous les yeux des forces de l'ordre, et alors que la journaliste Ysis Percq a été empêchée de faire son métier.

La Ligue du Midi a manifesté ce dimanche 17 mai à Montpellier, malgré l'interdiction de la préfecture (illustration)
La Ligue du Midi a manifesté ce dimanche 17 mai à Montpellier, malgré l'interdiction de la préfecture (illustration) © Maxppp - Jean-Michel Mart

La polémique enfle sur l’encadrement policier des deux manifestations interdites le week-end dernier à Montpellier. Samedi 16 mai, une centaine de gilets jaunes ont bravé l’interdiction pour se rassembler sur la Comédie entourés par un très important dispositif policier. Bilan : 25 verbalisations et sept personnes interpellées.

Le lendemain, dimanche c’est la Ligue du Midi qui avait prévu de rendre un hommage à Jeanne d’Arc devant sa statue. Rassemblement d’extrême droite au cours duquel la journaliste de l’AFP Ysis Percq (également chroniqueuse éco sur France Bleu Hérault) a été intimidée et volée. La manifestation a bien eu lieu et elle a bénéficié d’une étonnante tolérance de la part des policiers présents. 

"T'as cinq minutes Richard, pas plus"

La scène que décrit Ysis Percq se déroule au pied de la statue de Jeanne d’Arc, dans le quartier des Beaux Arts, entre les boulevards Louis Blanc et Pasteur. Le leader de la ligue a le drapeau identitaire en main, entouré d’une trentaine de fidèles et en présence des forces de l’ordre. Un policier lui dit alors "T’as cinq minutes Richard, pas plus". 

"C'est privé ici madame, dégagez"

Richard Roudier va faire son discours sans que jamais la police ne l’en empêche. Prise de parole applaudie par des personnalités politiques d’extrême droite. Et c’est Roudier, encore lui, qui ordonne ensuite la dispersion. Et se rapproche d'Ysis pour l'intimider : "c'est privé ici madame, dégagez." "Non c'est une rue ici monsieur. Ce n'est pas privé". 

Une fois la manifestation disloquée, un autre regroupement se crée une centaine de mètres plus loin. Là non plus, la police n’est pas intervenue. Rassemblement bref raconte Ysis : "ils se sont dispersés en petits groupes dans les rues, semblant se donner rendez vous dans un lieu cette fois bien privé, une maison non loin de là. »

"On ne peut pas vraiment parler de rassemblement"

Pourquoi la manifestation a-t-elle pu se tenir alors qu’elle était interdite ? La première réponse apportée par la police dimanche soir : "une trentaine de personnes... On ne peut pas vraiment parler d’un rassemblement." D'autant qu' un "bon contact a été noué entre nous et les organisateurs. Au bout de 20 minutes, tout le monde est parti". Argument qui pose question, quand le texte officiel interdit "tout rassemblement mettant en présence plus de dix personnes" (décret n° 2020-548 du 11 mai 2020).

Quant à la préfecture, pour toute réponse, elle explique que les trois organisateurs ont été verbalisés. Le voleur du téléphone interpellé : un mineur dont on ne sait pas, disent les services, s’il est ou non militant de la cause identitaire. Mais entre temps, les vidéos filmées ce jour là ont été consciencieusement effacées du téléphone et sont irrécupérables.  

Réactions politiques

Parmi les réactions politiques, celle d'Hussein Bourgi, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste dans l'Hérault, qui condamne "des faits attentatoires à la liberté de la presse". Et qui par ailleurs "s'étonne que cette manifestation ait pu se dérouler en dépit de l'arrêté d'interdiction de la Préfecture de l'Hérault. Il s'agit là d'une remise en cause de l'autorité de l'État que je condamne tout aussi fermement".

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