Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Manque de démocratie : le député LREM Jean-Baptiste Djebbari convaincu par Christophe Castaner

vendredi 17 novembre 2017 à 11:22 Par France Bleu Limousin, France Bleu Limousin

La jeune République en Marche continue de se construire. Vendredi 17 novembre, une centaine de marcheurs quittent le parti à la veille du congrès qui désignera le nouveau délégué général. Christophe Castaner est seul candidat. Le parti d'Emmanuel Macron est donc taxé de manque de démocratie.

Le député de la deuxième circonscription de la Haute-Vienne, Jean-Baptiste Djebbari, invité de France Bleu Limousin
Le député de la deuxième circonscription de la Haute-Vienne, Jean-Baptiste Djebbari, invité de France Bleu Limousin © Maxppp - Thomas Padilla

Limousin, France

Jean-Baptise Djebbari, ressentez-vous ce manque de démocratie et peut-être même de transparence dénoncé par une centaine de marcheurs qui quittent le parti aujourd’hui ?

Non pas du tout, on est même plutôt sur une dynamique très positive d'adhésion ! En six mois, 166 000 adhérents nous ont rejoints. On est probablement et de loin le premier parti de France avec 380 000 adhérents qui nous suivent depuis le début (ndlr : La France Insoumise en revendique 540 000, Les Républicains 230 000, 42 000 à jour de cotisation au Parti Socialiste). Donc j'entends parfaitement que cent adhérents peuvent éventuellement se sentir mal à l'aise dans un parti qui est libre et où l'adhésion et le départ sont libres mais ce n'est pas du tout l'atmosphère que je ressens. Le fonctionnement démocratique du parti tel qu'on l'a connu pendant les campagnes et tel qu'on le connaît aujourd'hui me paraît tout à fait correspondre à l'attente qu'on a d'un mouvement politique.

Mais élire demain votre chef de parti, qui sera d'ailleurs le seul candidat, par un vote à main levée, ça peut surprendre quand même...

C'est notre règlement intérieur, donc on le respecte. Sur le fond même de la personne de Christophe Castaner, et je peux vous le dire en tant que député qui est arrivé ici avec finalement peu de connaissance du monde politique, il a été d'une aide précieuse pour nous, jeunes députés. On est dans un moment assez stratégique de la vie du parti où on a un besoin de structuration du mouvement et Christophe Castaner me paraît être tout à fait la bonne personne, et probablement la seule personne, à avoir l'expérience et la légitimité d'occuper se poste.

Interview du député Jean-Baptiste Djebbari, sur France Bleu Limousin.

La différence entre l'idéal de départ et le fait d’avoir maintenant les mains dans le cambouis, c’est que votre mouvement et désormais devenu le parti présidentiel ?

Il y a un peu de ça, oui, mais je pense que même idéologiquement le parti a besoin de structuration. On a été dans une logique d'action avec un rythme très soutenu. Maintenant nous sommes dans une dynamique plus pragmatique et de sérieux budgétaire qui ne fait pas non plus une philosophie politique. On a aussi besoin de cette structuration au niveau de l'action locale.

Comment vivez-vous ce nouveau rythme à titre personnel ?

Et bien je suis à Paris du lundi au jeudi souvent tard, jusqu'à une heure du matin hier soir encore. Je suis ensuite en circonscription du vendredi au samedi soir puis je me repose le dimanche avant de repartir à Paris. La commission développement durable au sein de laquelle je siège a en plus un agenda lui aussi chargé. Le gros projet de loi mobilité-transport va notamment beaucoup m'occuper. Je suis très attaché à trouver une solution complète de désenclavement pour notre territoire. Alors oui c’est un rythme soutenu mais on apprend vite. On fait énormément de rencontre. On comprend comment fonctionne le système politique, l'influence politique et je pense donc qu'au fil des mois on devient de plus en plus efficaces.

Quel est votre sentiment sur un reportage qu'on entendait ce matin sur France Bleu Limousin qui donnait la parole aux électeurs qui connaissent mal, voire peu, voire pas le nom de leurs députés actuels ?

Je crois que c'est effectivement difficile de se faire connaître mais je pense que c'est la même chose pour l'ensemble des mandats sur l'ensemble du territoire français. Aujourd'hui, le seul acteur bien identifié c'est le maire, l'acteur de proximité. Mais je pense que ce qui compte ce n'est pas tant les personnes que les faits et les actes qui sont réalisés. Je n'ai qu'une seule envie moi, c'est d'être utile et donc peu importe mon nom, ma notoriété ou ma personne. L'important c'est ce qu'il en restera et le bilan qu'on aura comme acteurs politiques. Je suis conscient de notre manque de notoriété… D'ailleurs, moi-même auparavant, je n'ai pas toujours été très au fait des acteurs politiques qui me représentaient.