Politique

Syrie : pas de troupes au sol assure Manuel Valls

Par Samanta E. Eyoum, France Bleu mardi 15 septembre 2015 à 18:46

© Max PPP

Le Premier ministre français Manuel Valls s'est exprimé au Parlement ce mardi, expliquant de façon plus approfondie l'intervention de la France en Syrie.

La session de rentrée du Parlement a débuté ce mardi par un débat sur l'engagement militaire de la France en Syrie. Le Premier ministre Manuel Valls s'est exprimé sur le sujet devant les députés. 

Les vols de reconnaissance sur la Syrie annoncés la semaine dernière par François Hollande d*ureront "___*le temps qu'il faudra, plusieurs semaines certainement", a indiqué Manuel Valls devant l'Assemblée nationale. "Plusieurs missions" de vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie "ont d'ores et déjà été réalisées"_, a indiqué le Premier ministre, qui intervenait lors de ce débat sans vote.

"Toute intervention terrestre française est exclue"

Manuel Valls a rappelé que toute intervention terrestre française en Syrie était exclu. Toutefois, il a indiqué que la France pourrait soutenir une coalition. "Toute intervention terrestre, c'est-à-dire toute intervention au sol de notre part ou occidentale, serait inconséquente et irréaliste", a dit le Premier ministre, répétant les propos du président François Hollande, "mais si une coalition de pays de la région se formait pour aller libérer la Syrie de la tyrannie de Daesh, alors ces pays auraient le soutien de la France" a-t-il poursuivi, sans préciser s'il parlait d'un soutien militaire au sol.

il s'est justifié quant à ce refus d'intervenir au sol auprès des députés. Il s'agit d'une opération qui nécessiterait "des dizaines de milliers d'hommes", sans le soutien des alliés habituels de la France, et exposerait les troupes impliquées "à un très grand danger".* Manuel Valls estime que sans l'aide des pays européens, cette option s'avère périlleuse*. "Intervenir avec les Européens ? Mais qui parmi eux seraient prêts à une telle aventure ? Avec les Américains ? Le veulent-ils ? Non" a souligné le Premier ministre.

Dans ce même discours, il a précisé que la France choisirait seule les cibles qu'elle frappera. Avec virulence, il a aussi rappelé qu'il était _"hors de question" que ces frappes contribuent à renforcer le régime du président Bachar al-Assad._