Politique

Marine Le Pen nie avoir reconnu les emplois fictifs d'assistants parlementaires au Parlement européen et porte plainte

Par David Malle, France Bleu Besançon et France Bleu vendredi 17 février 2017 à 9:03 Mis à jour le vendredi 17 février 2017 à 19:03

Marine Le Pen dans le studio de France Bleu Azur
Marine Le Pen dans le studio de France Bleu Azur © Radio France - .

Marine Le Pen réagit ce vendredi au lendemain de la décision du tribunal administratif l'autorisant à tenir un meeting à Clairvaux-les-Lacs. Elle répond au micro de France Bleu Besançon et nie aussi avoir reconnu devant l'Office antifraude européen (Olaf) des emplois fictifs au Parlement européen.

Marine Le Pen a réagi ce vendredi matin sur France Bleu Besançon aux révélations de Médiapart et Marianne. La présidente du Front national aurait reconnu devant les enquêteurs de l'Office antifraude européen (Olaf), organisme anti-fraude de l'UE, avoir salarié fictivement son garde du corps Thierry Légier comme assistant parlementaire pour "régulariser des salaires et charges" non réglés, selon un rapport de l'Olaf. Marine Le Pen réagit et nie.

Je n'ai jamais reconnu quoique ce soit devant des enquêteurs que je n'ai jamais vu".

"il y a eu une régularisation comptable"

La candidate Front national à la présidentielle a déposé plainte en Belgique contre l'Olaf a indiqué ce vendredi à l'AFP un porte-parole du parquet de Bruxelles, précisant que cette plainte "a été déposée du chef de faux en écritures et est actuellement examinée par un juge d'instruction". En Belgique en effet, un juge d'instruction est automatiquement désigné lors du dépôt d'une plainte avec partie civile. Le secrétaire général du Parlement européen, Klaus Welle, est également visé par la plainte dans laquelle les avocats de Marine Le Pen dénoncent une "volonté de nuire à des fins politiciennes" à son action ainsi que des irrégularités dans la procédure.

Le Penelope Gate

"J'ai toujours considéré que la déclaration qu'il [François Fillon, ndlr] avait faite en indiquant que s'il était mis en examen, il ne serait plus candidat, était une déclaration qui n'avait aucun sens. Il ne faut pas non plus tomber dans le gouvernement des juges où un juge pourrait considérer qui est candidat et qui ne l'est pas. Les Français savent très bien que la justice peut être instrumentalisée et ils savent aussi très bien faire la différence entre les vraies affaires et les fausses affaires, et par conséquent, c'est aux Français de décider, en fonction de leur intime conviction, si monsieur Fillon est digne d'être au deuxième tour de l'élection présidentielle."

"Le problème, c'est que François Fillon s'est présenté comme le chevalier blanc de la politique, or il s'avère qu'en réalité cet homme aime l'argent et qu'il a fait en sorte de s'enrichir au cours de son mandat."

L'affaire Théo et les manifestations de soutien

"Nous sommes en état d'urgence. Quand on dit ça, les étrangers nous regarde en pouffant de rire, parce qu'il n'y a jamais eu autant de destruction de commerces, d'agressions de forces de l'ordre, de voitures brûlées, que depuis que nous sommes en situation d'état d'urgence."

"Laissons la justice se faire. Est-ce que vous croyez qu'à chaque fois qu'il y a une affaire, il faut accepter que des centaines de personnes viennent tout détruire sur leur passage ? Mais qui paye ? Ce sont encore une fois les Français qui payent des impôts."

Marine Le Pen au deuxième tour ?

"L'eau monte, en l'occurrence l'eau qui porte le projet qui est le mien. Et les petits barrages mis en place par la classe politique ne tiendront pas face à la volonté du peuple. Je suis absolument convaincue que les Français sont face à un choix de civilisation, que la question qui va se poser c'est est-ce que notre pays va rester la France telle que nous la connaissons ou est-ce que ça va devenir quelque chose qu'ils ne reconnaîtront plus, et à ce moment-là nous dépasserons la barre des 50% au deuxième tour."

L'interview intégrale de Marine Le Pen sur France Bleu Besançon

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