Politique

Marion Maréchal-Le Pen pointe le laxisme de l'État dans les quartiers de Vaucluse

Par Daniel Morin, Aurélie Lagain et Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse lundi 10 octobre 2016 à 11:26 Mis à jour le mercredi 12 octobre 2016 à 17:32

Marion Maréchal Le Pen dans le studio de Rue De La République
Marion Maréchal Le Pen dans le studio de Rue De La République © Radio France - Philippe Paupert

Marion Maréchal-Le Pen, députée FN, justifie son action politique ailleurs qu'en Vaucluse. Elle dénonce le laxisme de la justice, fustige le déni de démocratie dans l'accueil des migrants et méprise les primaires des Républicains.

Interpellée d'emblée par Daniel Morin dans "Rue De La République" sur France Bleu Vaucluse, Marion Maréchal rétorque que notre département n'est pas un marche pied électoral : "cette perception n'est pas exacte. J'ai passé la main à la tête de la fédération départementale du Front National car je suis une jeune maman".

Elle explique pourquoi elle sillonne la France et les plateaux télés : "depuis que nous sommes élus avec Gilbert Collard, nous sommes deux pour représenter des millions de gens. Donc j'ai fait le choix d'aller partout en France et dans les médias pour ne pas faire de la politique que dans la troisième circonscription de Vaucluse".

"ll y a en Vaucluse et en France trop de laxisme judiciaire" Marion Maréchal Le Pen

Réécoutez Rue de la République avec Marion Maréchal Le Pen

Après les rassemblement des policiers en colère suite au drame de Viry Chatillon, la députée Front National estime que "oui, il existe des zones dans des quartiers à Avignon où les forces de l'ordre ont des consignes, oui oui, pour ne pas intervenir". La députée cite un reportage de Paris Match mais confond le quartier des Amandiers à Carpentras et celui de Saint Jean à Avignon.

Elle estime qu'il est "indéniable qu'en France et en Vaucluse il y a un laxisme judiciaire dû à la lenteur de la justice et à la faiblesse des peines des récidivistes" . Marion Maréchal Le Pen pointe l'Etat en Vaucluse qui "n'est pas assez fort : pour éviter le déclenchement d'émeutes, on dissimule la vérité sur les quartiers tenus par le trafic de drogue".

"Il y a dévoiement du droit d'asile. Ce sont des clandestins. C'est un incroyable déni de démocratie" Marion Maréchal Le Pen

Pour la députée FN de Vaucluse, "les clandestins constituent la majorité des migrants". Marion Maréchal le Pen demande l'expulsion des migrants "car ils violent la loi. Ce ne sont pas des réfugiés politiques. Ils sont sous le statut du demandeur d'asile."

"Ils seront déboutés et malheureusement seulement 5% seront expulsés. Ça n'est que le début ! C'est un incroyable déni de démocratie. Aujourd'hui, ce sont dix ou cinquante migrants, demain, ce seront cent ou deux cents migrants".

Pour Marion Maréchal Le Pen, le "souci c'est l'application de la loi: je suis étonnée de voir ces maires appeler à la solidarité pour ces clandestins. Il faudrait appliquer la loi pour refuser d'entretenir des populations qu'on n'arrivera pas à insérer. C'est une immigration économique. Le droit d'asile n'est pas accueillir une population en guerre. Au regard de la grande pauvreté en Vaucluse, charité bien ordonnée commence par soi-même".

"Pas de consignes pour les primaires LR mais aux législatives, nous ne nous laisserons pas acheter" Marion Maréchal Le Pen

Pour les prochaines législatives, Marion Maréchal Le Pen ne révèle pas encore le nom des candidats. Elle glisse que "dans la cinquième circonscription, nous irons jusqu'au bout et nous ne laisserons pas acheter notre candidat par monsieur Aubert (député LR)".

Marion Maréchal Le Pen n'envisage pas de donner de consignes pour les primaires du Mouvement Les Républicains : "pas de consignes, c'est pas nos histoires, c'est pas notre famille politique".

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