Politique

"Marseille, composante essentielle de notre pays" d'après François Fillon

Par Rosalie Lafarge, France Bleu Provence samedi 24 septembre 2016 à 9:22

François Fillon
François Fillon © Maxppp - Thomas BREGARDIS

Marseille, passage obligé d'un candidat en campagne assure François Fillon ce samedi matin. L'ancien premier ministre, candidat à la primaire de la droite et du centre était l'invité de France Bleu Provence matin.

François Fillon était l'invité de France Bleu Provence ce samedi 24 septembre. L'ancien Premier ministre, candidat à la primaire de la droite et du centre, est en visite dans les Bouches-du-Rhône ce samedi. Il assistera dans la matinée au congrès du syndicat des médecins libéraux à Marseille avant de se rendre à Marignane et à Salon-de-Provence. 

France Bleu Provence : Marseille est-elle une ville incontournable quand on est en campagne ?

François Fillon : "Evidemment, c'est une des plus grandes villes de France. Ne pas passer par Marseille n'aurait aucun sens. Cette ville est une composante essentielle de notre pays".

FBP : Vous êtes ici en terres plutôt sarkozystes. Le Président peut notamment compter sur le soutien de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille. Vous pouvez tout de même glaner des voix ici ?

François Fillon : "J'ai aussi beaucoup d'élus qui me soutiennent. Pratiquement autant, en fait que Nicolas Sarkozy si j'en juge par les parrainages réunis sur l'ensemble de la France. Et puis les élus ne font pas le vote des Français. La primaire est une grande inconnue puisque personne ne sait qui va aller voter. Ma conviction, c'est que beaucoup de Français ne s'expriment pas pour l'instant, mais cette majorité silencieuse sortira de chez elle le 20 novembre et créera la surprise".

FBP : Que proposez-vous pour la deuxième ville de France ?

François Fillon : "Je suis candidat à l'élection présidentielle, pas à la municipale de Marseille. Je ne fais pas le tour de France pour distribuer des cadeaux à tel ou tel élu ou telle ou telle ville. Ce que je pense, c'est que la France est dans une situation très difficile et même qu'elle est au bord du déclin. Ce qui compte, c'est de redresser notre économie. Et ce qui est vrai pour Marseille, l'est aussi pour Lille, Lyon ou n'importe quelle partie du territoire.

Après, il y a des questions spécifiques qui se posent à Marseille, en terme de sécurité, de développement et de rayonnement sur la Méditerranée. Ce sont des questions qui touchent d'abord la stratégie des élus locaux et que l'Etat doit accompagner".

FBP : À en croire les sondages, cette primaire de la droite semble plutôt se jouer entre deux personnes qu'entre sept. Vous vous sentez encore dans la course ?

François Fillon : "Je pense que les sondages n'ont aucun sens. Personne ne sait qui va aller voter à la primaire, donc c'est difficile pour les sondeurs de poser des questions à des gens qu'on ne connaît pas. D'ailleurs, on commence à voir des papiers sur les sondages où même les sondeurs reconnaissent qu'ils sont dans le flou.

Donc on peut continuer inlassablement, comme le fait le système médiatique, à décider que la primaire est jouée et que c'est entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. On vous montrera le 20 novembre pour vous montrer que vous avez tort".

FBP : Alain Juppé regrette la nullité du débat politique après la phrase de Nicolas Sarkozy sur les ancêtres gaulois. Qu'en pensez-vous ?

François Fillon : "Vous avez remarqué que je ne m'étais absolument pas mêlé de ce débat politique nul justement. Et je ne veux surtout pas l'alimenter, cela ne ferait qu'aller dans le sens de ce que souhaite Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire apporter du carburant à des polémiques ridicules. J'apporterai simplement la réponse suivante, celle du Général de Gaulle, il n'y a que deux sortes de Français, ceux qui font leur devoir et ceux qui ne le font pas".

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