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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 53 en orange

Masques obligatoires, plan de relance, impôts : ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Après avoir présidé une cérémonie du 14-Juillet au format réduit, honorant la mobilisation des armées et des soignants contre le Covid-19, Emmanuel Macron a accordé un entretien à la presse et précisé ses priorités pour les mois à venir ce mardi.

Le président de la République Emmanuel Macron face à Léa Salamé sur France 2, le 14 juillet 2020.
Le président de la République Emmanuel Macron face à Léa Salamé sur France 2, le 14 juillet 2020. © AFP - Ludovic Marin

Après avoir présidé une cérémonie du 14-Juillet réduite, honorant la mobilisation des armées et des soignants contre le Covid-19, Emmanuel Macron a accordé une interview télévisée, la première un jour de fête nationale depuis le début de son mandat. Le chef de l'Etat a notamment détaillé le plan de relance économique et de soutien à l'emploi prévu pour la rentrée.

"Une page politique se tourne"

"Notre pays au fond a peur" et "il y a une crise de confiance" a déclaré le chef de l'Etat en préambule avant d'expliquer qu'il n'était pas question de "changer de cap". La méthode utilisée durant les trois premières années du quinquennat, a permis de réaliser des "réformes qu'on pensait impossibles" a insisté le président, la France "était en train de gagner la bataille contre le chômage de masse et de baisser l'impôt", avant la crise a-t-il assuré. L'objectif est toujours "d'avoir une France forte, indépendante" a poursuivi le chef de l'Etat avant de revendiquer un changement "de chemin pour y arriver", assurant vouloir "associer davantage, passer davantage par la dialogue social et l’association avec les élus." 

Interrogé sur le départ d'Edouard Philippe et la nomination de Jean Castex, le président a évoqué "une page politique de la vie du pays qui se tourne. Parce qu'on ne peut pas dire, on prend un nouveau chemin, une nouvelle méthode, un nouveau temps du quinquennat. Et dire qu'on le fait avec la même équipe." Le gouvernement a-t-il opéré un virage à droite ? "Je suis radicalement en désaccord. J'ai le droit. D'abord parce que je crois au dépassement politique" a répliqué Emmanuel Macron.

Le masque "obligatoire dans tous les lieux publics clos" à partir du 1er août

"Nous avons des signes que ça repart un peu" a concédé Emmanuel Macron, interrogé sur une possible reprise de l'épidémie de Covid-19. "La meilleure prévention ce sont les gestes barrières : les masques, se tenir à distance, et le gel hydroalcoolique" a ajouté le président avant de se prononcer pour "le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos" à partir du 1er août.  "On le fait dans les transports, ça marche très bien, mais c'est un peu erratique dans les lieux publics clos (...) ça veut dire qu'il faut que les choses s'organisent", a-t-il fait valoir avant de recommander "à tous nos concitoyens de porter le masque au maximum quand ils sont dehors et, a fortiori, quand ils sont dans un lieu clos".

"Je souhaite également que tous les Français qui le souhaitent puissent se faire tester sans prescription médicale" a complété le chef de l'Etat. "Nous serons prêts" en cas de deuxième vague de l'épidémie a-t-il assuré promettant une rentrée des classes en septembre "quasi normale". "Maintenant, on sait ce qu'on consomme en masques, respirateurs, curares et médicaments. Et nous avons à la fois les stocks et les approvisionnements qui sont sécurisés".

"Au moins 100 milliards" d'euros pour le plan de relance

Après le volet sanitaire, le président a abordé le volet économique. "Nous allons avoir une augmentation du chômage massive" a prévenu Emmanuel Macron. "Tous les instituts qui font référence écrivent qu'il y aura entre 800.000 et un million de chômeurs de plus à l'horizon du printemps 2021", a poursuivi Emmanuel Macron avant d'appeler à "une modération des dividendes" en cas d'effort demandé aux salariés. 

"Au moins 100 milliards" d'euros vont être consacrés au plan de relance de l'économie française,en plus des 460 milliards déjà engagés depuis le début de l'épidémie, a-t-il annoncé. Pas question en revanche de supprimer l'Impôt sur la fortune (ISF). "Nous avons transformé l'ISF en impôt sur la fortune immobilière, conformément à mon engagement, c'est à dire que nous avons supprimé l'impôt sur le capital qui est réinvesti dans les entreprises" a défendu le chef de l'Etat. Une mesure qui a coûté trois milliards d'euros mais qui a permis de faire "revenir des gens qui investissent", permettant à la France d'être à la première place des pays les plus attractifs d'Europe a-t-il affirmé. 

Le président a aussi exclu d'augmenter les impôts pour faire face à l'explosion des dépenses publiques à la suite de l'épidémie due au coronavirus. "Il y a une trajectoire fiscale qui a été décidée, votée par la représentation nationale, c'est celle qui sera tenue", a-t-il assuré, ajoutant qu'"on ne résout pas une crise comme celle-ci en augmentant les impôts".

Des mesures pour limiter le chômage des jeunes

En tête des priorités présidentielles, la jeunesse. Un "dispositif exceptionnel d'exonération de charges", jusqu'à 1,6 Smic, va être créé pour favoriser l'embauche des jeunes a annoncé le président. Le chef de l'Etat a aussi promis la création de 300.000 projets et contrats d'insertion pour les jeunes éloignés de l'emploi et l'ouverture de 200.000 places dans les formations qualifiantes supérieures pour permettre la poursuite provisoire des études.

Le chef de l'Etat a aussi fixé un objectif de 100.000 contrats en service civique signés dans les six mois à venir, qui s'ajouteront aux 140.000 actuels.

La France ne pourra pas faire "l'économie d'une réforme" des retraites

Emmanuel Macron a par ailleurs confirmé son souhait de voir aboutir la réforme des retraites, tout en reconnaissant que le projet du gouvernement ne pourrait pas être maintenu tel qu'il était prévu avant la crise sanitaire. "Nous ne ferons pas l'économie d'une réforme de notre système de retraite, pour qu'il soit viable", a-t-il certifié. Néanmoins, cette réforme "ne peut pas se faire comme elle était emmanchée avant la crise du Covid", a-t-il concédé. "Le Premier ministre Jean Castex va réunir vendredi tous les partenaires sociaux pour tout remettre sur la table." 

"Rénovation" énergétique des écoles et des Ehpad, les petites lignes de train et les trains de nuit "redéveloppés"

"Favorable" à un référendum, le chef de l'Etat a répété qu'il souhaitait inscrire "le plus vite possible" la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution, demande formulée par la Convention citoyenne sur le climat. Mais, a-t-il précisé, "il faut d'abord qu'il y ait un vote par l'Assemblée puis le Sénat dans des termes conformes (...). A ce moment-là, il peut y avoir ou un congrès ou un référendum".

Emmanuel Macron a en outre promis "un grand programme de rénovation" énergétique, à destination des écoles et des Ehpad dans un premier temps, dans le cadre du plan de relance économique. "On doit rentrer, et ce plan de relance en est l'opportunité, dans la construction d'un modèle qui est à la fois écologique, industriel et environnemental", a-t-il déclaré.

La transition écologique passera également par le fret ferroviaire, et le "redéveloppement" des petites lignes de train et les trains de nuit a affirmé Emmanuel Macron. "On va redévelopper le fret ferroviaire massivement, on va redévelopper les trains de nuit, on va redévelopper les petites lignes de train, parce que tout ça permet de faire des économies, permet de réduire nos émissions" polluantes a-t-il assuré, sans plus de détails.

Les caméras-piétons généralisées "avant la fin du quinquennat"

Afin de lutter contre les contrôles au faciès notamment, le président a annoncé la généralisation des caméras-piétons "avant la fin du quinquennat" pour les forces de l'ordre. "Cela fait trop longtemps qu'on parle de cela", a-t-il commenté alors qu'il était interrogé sur le sujet. Les contrôles au faciès peuvent être une source de discrimination alimentant une "défiance démocratique" a estimé le chef de l'Etat, qui voit dans les caméras-piétons un moyen de "retracer la vérité des faits qui permettent de protéger, de rétablir (la) confiance".

Une "relation de confiance" avec Gérald Darmanin

Le président de la République a également été interrogé sur la nomination à l’Intérieur de Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol. "Aucune cause n'est défendue justement si on le fait en bafouant les principes fondamentaux de notre démocratie", a-t-il défendu tout en assurant respecter "l'émoi et la colère" des féministes. "Je le dis pour un ministre, comme je le dirai pour quelques citoyens que ce soit. Je suis aussi là où je me place le garant de cette présomption d'innocence." Emmanuel Macron a affirmé s'être entretenu avec son ministre et entretenir avec lui une "relation de confiance d'homme à homme". 

14 juillet : ce qu'il faut retenir de l'interview du président de la République
14 juillet : ce qu'il faut retenir de l'interview du président de la République © Visactu
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