Politique

A Maureillas-las-Illas, le corbeau a encore frappé !

Par Martin Cotta, France Bleu Roussillon mardi 4 mars 2014 à 18:37

Qui est le corbeau, auteur de cette lettre ?
Qui est le corbeau, auteur de cette lettre ? © Radio France - Martin Cotta

Quatre mois après une première lettre anonyme dénonçant et insultant l'action municipale du maire, le corbeau a renvoyé un second texte. Remarques insidieuses, sous-entendus farfelus, la famille du maire est citée...

Cette fois-ci pas question de trop parler de la seconde lettre anonyme dans une commune qui préfère oublier cette histoire. Les habitants craignent que trop en parler fasse de la publicité à ce corbeau. Cette seconde lettre n'est, en tout cas, pas signée comme la première, mais les deux textes présentent des points communs. D'abord, les lettres sont tapées à la machine à écrire. Il n'y a aucune trace manuscrite.

La deuxième lettre est un véritable plaidoyer contre certains projets du maire. La destruction d'une vieille école de la commune pour mettre, à la place, un pôle médical par exemple, l’implantation de logements sociaux dans le centre ville. Des projets qui, semble-t-il, ne sont pas du goût de tout le monde dans le village.

Et puis la lettre est insultante, envers le maire et surtout sa famille

Un passage de la lettre y fait référence : "je suis un Franc-maçon de gauche au Grand-Orient. Ma fille a épousé un Musulman. J'adore l'Allemagne ". Preuve que cette lettre joue sur des ressorts assez insidieux, sans logique. Ensuite l'auteur accuse le maire de vouloir construire une mosquée tout ca parce que son gendre est musulman. La mosquée s'appellerait "El Bordani" (comme Bordaneil, le nom du maire). "Je ne sais pas s'il y a une ou deux personnes étrangères à Maureillas. Le plus étranger ici c'est peut-être moi parce que je suis normand " plaisante Christian L'Hostis, conseiller municipal.

Christian L'Hostis, conseiller municipal

A Maureillas, personne ne se risque au jeu des accusations. Il ne faudrait pas mettre de l'huile sur le feu en pleine campagne municipale. "Dans mes candidats, personne ne serait capable de faire une chose pareille " défend Philippe maydat, tête de liste concurrente à André Bordaneil. "On aime le combat, mais le combat à la loyale " termine t-il.

"Personne n'est capable d'une chose pareille"

Il n'y aura pas non plus de plainte de déposée. En octobre, la police a classé l'affaire sans suite pour la première lettre. La mairie ne voit donc pas pourquoi cette fois-ci les enquêteurs porteraient plus d'intérêt à la seconde.

"De parler des gens comme ça, cela ne sert à rien !"