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Politique

Mesures sociales d'Emmanuel Macron : le député isérois Olivier Véran a été désigné rapporteur du projet de loi

mardi 18 décembre 2018 à 12:37 Par Justine Dincher, France Bleu Isère

L'Isérois Olivier Véran, rapporteur du projet de loi qui regroupe les annonces du gouvernement sur le pouvoir d'achat, estime que ce texte est "une réponse efficace et rapide". La hausse des revenus pour les bas salaires est "d'une ampleur financière sans précédent".

Olivier Véran a été désigné rapporteur du projet de loi sur les mesures du gouvernement pour le pouvoir d'achat.
Olivier Véran a été désigné rapporteur du projet de loi sur les mesures du gouvernement pour le pouvoir d'achat. © Maxppp - Thomas Padilla

Grenoble, France

Le député La République En Marche de la première circonscription de l'Isère, Olivier Véran, a été désigné rapporteur du projet de loi qui va mettre en oeuvre les mesures annoncées par Emmanuel Macron la semaine dernière pour le pouvoir d'achat. Le texte sera présenté mercredi 19 décembre en conseil des ministres. Le député le présentera jeudi à l'Assemblée nationale. C'est l'occasion d'un questions-réponses avec Olivier Véran, invité de France Bleu Isère mardi 18.

Ce projet de loi, c'est la réponse parfaite à la colère des gilets jaunes ? 

Olivier Véran : "Je n'irai pas dire que c'est la réponse parfaite, mais c'est une réponse efficace, rapide, pragmatique à la question du pouvoir d'achat qui a été posée cette semaine par de nombreux Français ces dernières semaines. C'est un projet de loi qui est 'express'. J'ai l'habitude de rapporter le budget de loi de la sécurité sociale que nous mettons deux ou trois mois à adopter, alors que là, le texte de loi va être présenté demain matin (mercredi) en conseil des ministres. L'après-midi, je le défendrai en commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale. Le lendemain, je le défendrai en séance publique et j'espère qu'il sera adopté dès vendredi par les sénateurs pour qu'il puisse être immédiatement applicable".

Le Premier ministre a reconnu "des erreurs" dans la gestion de cette crise, lesquelles ?

Nous n'avons pas été assez intelligents. On a manqué d'intelligence sociale, de sens de l'écoute, de capacité à entendre et parler, (...) de capacité à s'imposer face à la techno-structure. L'immense majorité des députés En Marche vient de la société civile, ce qui n'est pas mon cas puisque j'étais déjà député avant. 

"Ils se sont tous inscrits dans un mouvement politique, pour changer la façon de faire de la politique et pour être capable d'être plus proche des gens" — Olivier Véran, député LREM de l'Isère

Beaucoup ont fait le constat, et j'en prends ma part, que nous nous sommes trop laissés absorber par des discussions techniques avec les administrations (...). Je crois que le politique doit donc reprendre la main. Ce projet de loi que j'aurai l'honneur de défendre est une façon de reprendre la main pour répondre plus simplement aux demandes des Français.

La hausse du SMIC via la prime d'activité n'est-elle pas une mesure trop difficile à expliquer ?

Vous n'imaginez pas le nombre d'heures que nous avons passées après l'annonce du président de la République à réfléchir à la meilleure façon de mettre en œuvre cela... Si nous voulions mettre directement 100 euros à tous les smicards, et uniquement aux smicards, cela serait non seulement très complexe techniquement, voire irréaliste dans les délais impartis, mais en plus cela ne serait pas forcément juste. (...) Le choix qui a été fait est un choix cohérent et de justice sociale. 

Pourquoi les fonctionnaires ne sont pas concernés par la prime exceptionnelle de fin d'année ?

Il y a plusieurs raisons à cela, notamment que cela inclurait nécessairement tous les fonctionnaires des collectivités territoriales et cela déclencherait beaucoup d'émoi chez les élus locaux qui emploient ces salariés, avec des effets d'aubaine qui seraient compliqués. En revanche, ce qui a été décidé c'est que les fonctionnaires bénéficieraient des 100 euros de revenus supplémentaires (via la prime d'activité). 

"Si on revalorisait le point d'indice des fonctionnaires, l'impact pour les gens qui ont des petits ou des moyens salaires aurait été bien moindre" — Olivier Véran, député LREM de l'Isère

Il ne faut pas chercher de mauvaises querelles. On peut regretter qu'une situation soit complexe, on peut regretter qu'une décision soit tardive, mais on ne peut certainement pas critiquer l'ampleur financière de cette mesure, qui est sans précédent pour le pouvoir d'achat des personnes concernées. Et elles sont plusieurs millions en France.