Politique

Métropole de Grenoble : Christophe Ferrari soutient Montebourg et tacle Hollande

Par Nicolas Crozel, France Bleu Isère vendredi 30 septembre 2016 à 10:26

Christophe Ferrari sur France Bleu Isère
Christophe Ferrari sur France Bleu Isère © Radio France - Julien Morin

Le président de la métropole grenobloise et maire socialiste de Pont de Claix s'engage "par conviction et non par confort" aux cotés d'Arnaud Montebourg. Il s'en explique sur France Bleu Isère.

Christophe Ferrari se félicite d'avoir réussi à trouver un accord sur les aménagements de l'A480 et du Rondeau à Grenoble, il faut dire que ses interlocuteurs : la droite au département, et les écologistes à la ville de Grenoble, ont des points de vue plutôt éloignés sur la question de la place de la voiture en ville. Alors, adepte d'une telle synthèse, le socialiste aurait pu soutenir pour la présidentielle celui qu'on a longtemps appelé le "roi de la synthèse" lorsqu'il dirigeait le PS, François Hollande. Mais non, Christophe Ferrari se dit amateur des "synthèses qui marchent, des synthèses efficaces" comprenez : celles de Hollande au plan national ne sont pas très probantes.

"Je suis adepte des synthèses qui marchent"

Et il assume : "J'ai toujours fait des choix par conviction et non par confort, la gauche a déçu elle doit en tirer les leçons" martèle celui qui en 2011 avait soutenu Martine Aubry à la primaire. Alors pourquoi Montebourg ? "parce que je crois à la réindustrialisation" explique-t-il "l'économie de la métropole grenobloise ne peut pas reposer uniquement sur les secteurs de pointe et les nouvelles technologies, il faut aussi s’appuyer sur des vieux (sic) secteurs industriels, la chimie, la mécanique la métallurgie qui ont fait les beaux jours de notre région par le passé et qu'on doit savoir transformer pour les rendre innovants" conclu celui qui rappelons-le est le maire d'un ancien bastion ouvrier qu'est Pont de Claix.

Christophe Ferrari invité de France Bleu Isère