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Metz : faible mobilisation au rassemblement anti-FN

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord
Metz, France

Une centaine de personnes ont participé au rassemblement anti-FN ce dimanche sur l’esplanade à Metz. Une mobilisation bien plus faible qu’à l’entre deux tour de la présidentielle de 2002.

© Maxppp -

A sept jours du second tour de la présidentielle, seulement une centaine de personnes ont répondu à l’appel lancé par Margaud Antoine-Fabry, l’adjointe au maire de Metz, en charge de la jeunesse. Sur Facebook, plus de 180 personnes avaient pourtant indiqué qu’elles y participeraient et près de 700 autres se sont dit "intéressées". On est très loin de la mobilisation anti-FN de 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen était qualifié au second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac. Des milliers de personnes avaient alors manifesté un peu partout en France.

Juste avant le rassemblement, au marché Sainte-Thérèse à Metz, la politique est le sujet de discussion numéro un ce dimanche mais de nombreux électeurs semblent perdus et ne savent toujours pas quel choix faire dans l’isoloir dimanche prochain. Nadia ne se reconnait dans aucun des deux candidats à la présidentielle et s’étonne du score de Marine Le Pen "j’ai l’impression que cela ne choque personne. En 2002 tout le monde était dans la rue et là, je ne vois pas beaucoup de personnes qui se mobilisent contre le Front national" s’inquiète-t-elle.

On a honte d'être Français

Raymond et Claire, un couple de retraités, sont tout aussi perdus "on a même honte d’être Français" dit madame. Eux sont pour le moins lassés de la politique et terriblement déçus de cette élection. La mobilisation viendra disent-ils "mais après le second tour de la présidentielle", peu importe le gagnant ou la gagnante.

A un quartier de là, sur l’esplanade, les anti-FN se sont donnés rendez-vous dès midi pour un pique-nique citoyens. "Pour montrer que nous ne sommes pas résignés que Marine Le Pen soit au second tour et que cela n’est pas normal" explique Margaud Antoine-Fabry.

Plus de mobilisation sur les réseaux sociaux que dans la rue ?

Fanny est venue spontanément à ce rassemblement, elle est déçue face à la faible mobilisation. "C’est parce que les gens ont peur dit-elle, peur du regard des autres, peur de la société dans laquelle on vit. Mais justement si aujourd’hui, on ne fait plus ce genre de mouvement, on va continuer à vivre dans la peur". D’autres ont une autre explication, "quand on voit des politiciens qui détournent de l’argent, les gens ne croient plus en la politique" pense Lamine. On est loin de 2002, "en 2017, il n’y a plus personne dans la rue et ça je trouve que ce n’est pas normal. Les gens n’ont pas pris conscience du danger qui allait arriver" estime Elise, "pour moi le FN n’a pas changé, il reste un parti xénophobe, d’extrême droite avec les mêmes idées. Ils ont peut-être ripoliné la façade mais le cœur reste le même" rajoute Olivier. Depuis 15 ans "les gens ont changé leur vision des choses à mon avis, ça leur importe certainement moins parce qu’ils se rendent comptent qu’ils sont tout le temps manipulés par les politiques. Les gens n’ont plus confiance" dit Laurence. Peut-être aussi que la mobilisation se joue maintenant davantage sur les réseaux sociaux que dans la rue.

Témoignages au micro de Vianney Smiarowski

Indigné mais pas résigné, c’est le message derrière l’appel de Margaud Antoine-Fabry, pour elle, la différence par rapport à 2002 "personne ne s’y attendait. Là, en 2017, ça fait trois ans que les commentateurs nous disent que Marine Le Pen est la seule candidate à être sûr d’être qualifié au second tour. Du coup, la question se posait de savoir qui allait être l’heureux vainqueur de ce premier tour pour être face à elle et cette petite musique a fonctionné" regrette-t-elle.

Margaud Antoine-Fabry au micro France Bleu de Vianney Smiarowski

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