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Politique

Metz : le dossier des immeubles de la place de la Comédie au menu du conseil municipal

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Le dossier des immeubles de la place de la Comédie, à Metz, dont la mairie est propriétaire, à nouveau sur la table au conseil municipal de ce jeudi. La majorité va proposer leur mise à disposition par "bail emphytéotique", c'est-à-dire une location avec un bail très long, en l'occurrence 75 ans.

La place de la Comédie à Metz
La place de la Comédie à Metz © Maxppp - Philippe Clément

Metz, France

Un épineux dossier à l'ordre du jour du conseil municipal de Metz, ce jeudi. On en parle depuis plusieurs années : ces immeubles de la place de la Comédie, adossés à l'opéra-théâtre, propriétés de la ville que la mairie veut "valoriser". La majorité va proposer non pas la vente de cet ensemble de 2.900 m², mais sa "mise à disposition par bail emphytéotique" à la société immobilière Heintz : un bail d'une durée de 75 ans, et un loyer annuel de 48.000 euros. Le projet est d'installer un hôtel de luxe dans le bâtiment, tout en maintenant le restaurant El Theatris, au rez-de-chaussée.

Une augmentation "spectaculaire" des nuitées d'hôtel à Metz

La façade extérieure ne devrait pas beaucoup changer, mais l'intérieur sera transformé : une cinquantaine de chambres, un spa, un bar, bref, un hôtel haut de gamme pour un investissement de 7,3 millions euros de la part de la société Heintz. Pour le maire, Dominique Gros, il s'agit d'enfin faire quelque chose d'un patrimoine "remarquable, mais dormant" : "Nous avons une grande dynamique en matière hôtelière à Metz, une augmentation des nuitées de 25% en trois ans, c'est spectaculaire. Nous souhaitons accompagner le mouvement". 

Un bail plutôt qu'un contrat de vente, pour garder la propriété du bâtiment

Avec la promesse de retombées économiques : une petite trentaine d'emplois directs ou indirects, et plus d'un million d'euros de taxes par an. Et un loyer, donc, puisqu'il s'agit d'un bail emphytéotique, comme le demandait une partie de l'opposition. C'est notamment à cette condition que la commission de cession du patrimoine a fini par donner son accord : "cela permet de conserver la propriété des bâtiments,  les faire réhabiliter et entretenir pendant toute la durée du bail", explique Gilbert Krausener, son président, qui affirme que "seule la société Heintz a été en mesure de se positionner" sur le bail emphytéotique.

La polémique court toujours sur la proximité entre Dominique Gros et André Heintz

Car c'est bien le choix de la société Heintz qui fait grincer des dents une partie de l'opposition. Les adversaires de Dominique Gros continuent de l'accuser de proximité avec André Heintz, à cause de cette polémique qui court depuis 2017. Le maire de Metz a en effet été actionnaire d'une société luxembourgeoise dans laquelle son fils et André Heintz étaient associés. 

Si le maire prenait un peu de recul, il se dirait qu'il vaut mieux ne pas entacher sa fin de mandat par ce type de projet". - Dominique Lebeau, conseiller municipal d'opposition

Dominique Lebeau, conseiller municipal d'opposition, a posé toute une série de questions, du prix du loyer du bail au calendrier du projet, selon lui restées sans réponse : "or, quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup. Pourquoi faut-il, toutes affaires cessantes, passer ce point au conseil municipal de mars alors qu'on n'a même pas encore rencontré la dernière locataire ? Pourquoi avoir présenté ce point à l'ordre du jour alors qu'on n'a même pas rencontré le gérant du El Theatris ? Si le maire prenait un peu de recul, il se dirait qu'il vaut mieux ne pas entacher sa fin de mandat par ce type de projet".

Je ne porte le dossier de personne et je ne l'ai jamais fait depuis onze ans que je suis maire." - Dominique Gros

Mais Dominique Gros le martèle : "Je ne porte le dossier de personne et je ne l'ai jamais fait depuis onze ans que je suis maire. Je défends les dossiers de la ville de Metz, je continuerai jusqu'à la fin de mon mandat, et j'en suis fier. M. Heintz a déjà échoué deux fois dans des tentatives d'opérations ici à Metz. Donc si le maire de Metz le défendait, il serait bien mal défendu, conclue-t-il, ironique. Nul doute que les débats vont être électriques au conseil municipal, mais si le projet est voté, les travaux pourraient commencer dès 2020.

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