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Michaël Delafosse, le nouveau maire de Montpellier, répond aux auditeurs de France Bleu Hérault

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Par , France Bleu Hérault

Michaël Delafosse élu maire de Montpellier dimanche soir a répondu aux questions des auditeurs sur la sécurité, les quartiers, la fiscalité, les transports

Michaël Delafosse était dans les studios de France Bleu Hérault ce lundi matin entre 7h45 et 8h30 pour répondre aux auditeurs
Michaël Delafosse était dans les studios de France Bleu Hérault ce lundi matin entre 7h45 et 8h30 pour répondre aux auditeurs © Radio France - Badinier

Michaël Delafosse,  le nouveau maire de Montpellier était dans les les studios de France Bleu Hérault ce lundi matin au lendemain de son élection pour répondre aux questions des auditeurs.

Jean-François :  Allez vous vous appuyer sur les associations et les habitants pour aider la revitalisation des quartiers de Montpellier ? 

"La priorité, ce n'est plus le développement de Montpellier vers la mer. Les moyens publics vont aller davantage sur le centre historique l'Écusson, le joyau de notre métropole, et les quartiers de la ville. Il est temps de rééquilibrer la ville, donc d'abord des moyens et ensuite une mobilisation des acteurs, de ceux qui font la cohésion dans ces quartiers. Le tissu associatif, naturellement. Une meilleure coordination avec le conseil départemental, qui joue un rôle très important en matière de solidarité et de pratique associative."

"Et je veux prendre le risque ici de donner quelques quartiers qui méritent toute notre attention. Je pense à l'Ouest, en particulier à la grande copropriété des Cévennes, qui est en difficulté aujourd'hui et pour laquelle je vais me mobiliser très, très rapidement auprès de monsieur le préfet pour que l'ANRU (agence nationale de rénovation urbaine) passe en ANRU nationale, ce qui nous permettra d'obtenir davantage de crédits pour la rénovation.

Il y a aussi la Mosson, avec le grand parc de l'Ouest, le parc Bonnier de la Mosson. Et dans notre campagne, on a proposé un projet qui s'inscrit dans l'ANRU, mais qui donne un nouveau souffle à cela et notamment le traitement du centre commercial Saint-Paul, qui est une copropriété dégradée avec un urbanisme des années 70 et qui nécessite une revitalisation commerciale." 

"Je le dis, dans notre ville, il y a certains quartiers où les trottoirs sont très larges, avenue Raymond du Grand, où les vélos se déplacent en toute sécurité et où les personnes en situation à mobilité réduite sont en sécurité, et tant d'autres endroits où il y a des rues sans trottoirs, rue du professeur Forgues, avenue Charles Flahault.

Il y a de beaux arbres et on est obligé de se déporter sur la voirie. Rééquilibrer les quartiers, c'est aussi travailler la qualité des espaces publics. Dans le quartier des Aubes, il y a un projet immobilier sur lequel nous allons revoir la programmation et travailler sur une place structurante pour, à terme, à moyen terme, y implanter un marché pour travailler sur une ville de proximité." 

Antoinette : Qu'allez vous faire pour améliorer la sécurité ? et les mineurs non accompagnés qui gangrènent le quartier Gambetta ? L'ancien maire n'a rien fait, je voudrai savoir ce que le nouveau maire va faire.

"C'est une question essentielle. A Montpellier, les choses se sont dégradées. Ça a été beaucoup dit dans la campagne et de ce point de vue, je crois à l'autorité publique. La police municipale, 181 agents va devenir une police de proximité avec 8 unités territoriales dans chaque quartier de la ville. Les policiers municipaux connaîtront ainsi parfaitement leur terrain. Et vous les connaîtrez, les Montpelliérains, les associations de commerçants, les directeurs d'école, les principaux de collèges, les responsables de syndics.

Cette police de proximité travaillera en parfaite harmonie, en parfaite intelligence avec la police nationale, car la sécurité doit être une coproduction, entre l'Etat et la municipalité, vous n'entendrez plus Madame, 'c'est pas nous, c'est l'État c'est pas moi, c'est le préfet'." 

"Ensuite, on va créer une police des transports pour sécuriser cet espace public mobile que sont les tramway et les bus. Trente agents et madame, vous avez fait référence à un quartier que je connais très bien, Gambetta. On a des enfants qui sont conduits par des réseaux mafieux et qui basculent dans la délinquance. Je vais prendre très rapidement rendez vous avec monsieur le procureur de la République pour que la chaîne pénale fonctionne. Je voudrais dire que d'autres mineurs, eux, réussissent grâce au travail des éducateurs.

Mais ceux qui sont dans la délinquance, ceux qui sont dépendants des réseaux mafieux, doivent être pris en charge d'un point de vue pénal. Mais il y aura une priorité de sécurité avec l'Etat. C'est la lutte contre la drogue qui pose de nombreux problèmes dans la ville. Le protoxyde d'azote, vous savez ces petites capsules d'argent. Je prendrais très rapidement un arrêté d'interdiction de vente pour les moins de 18 ans.

Tout commerce qui aura pratiqué du deal subira une fermeture administrative. Nous avons une responsabilité d'agir. Je ne vous dis pas que tout va être réglé, mais ce que je peux vous dire, c'est que l'autorité publique ne reculera pas, sur ces questions là, elle fera bloc." 

"Je suis frappé de constater que dans des quartiers où il y a de graves problèmes de sécurité, il n'y a jamais eu de caméras de vidéo protection, nous allons donc redéployer la vidéo protection en accord avec le directeur de la Sûreté publique et le préfet. Le but c'est de gagner en efficacité pour faire en sorte que le climat de sécurité l'emporte à Montpellier et que chacun puisse profiter pleinement de la ville. Ce sera une de mes préoccupations majeures dès les premiers jours de mon mandat." 

Chantal : comment allez-vous financer la gratuité des transports ? En augmentant les impôts ?

"La gratuité des transports n'est pas seulement une mesure sociale, c'est aussi un engagement écologique parce que c'est un mode de transport respectueux de la qualité de l'air. Dunkerque l'a fait sans toucher à la fiscalité. Alors qu'allons-nous faire ? D'abord, la gratuité des transports sera réservée aux habitants de la métropole.

Il faudra être titulaire du Pass métropole. Pourquoi ? Parce que vous, Chantal, qui habitez Montferrier, vous venez à Montpellier, vous utilisez les transports en commun. Vous payez votre titre de transport, vos impôts et, à travers votre entreprise, le versement transport. Donc, vous payez trois fois ! Alors notre mesure a un coût de 24 millions d'euros. Ça représente 5 % du budget de fonctionnement de la métropole.

Le mandat qui m'a été donné hier et j'espère demain par les maires de la métropole, c'est de faire des choix pour financer la gratuité des transports dont le calendrier sera le suivant :  très rapidement, dès cet été, une gratuité le week end à partir du vendredi après midi, le week end et ensuite progressivement pour les scolaires pour début 2021, et  aussi pour les plus de 65 ans. Car tant de retraités ont des difficultés de pouvoir d'achat. Et à un horizon de deux ans pour l'ensemble des habitants de la métropole. 

"Et donc le calendrier qui est le mien et de changer des lignes budgétaires pour financer la gratuité des transports, dégager des marges de manœuvres, par exemple, si nous travaillons bien avec la région et le département, si nous clarifions les compétences pour faire des économies de bonne gestion de l'argent public et faire en sorte que vos impôts, 2450 euros en moyenne, soient affectés sur des politiques publiques utiles à tous pour l'environnement et pour la justice sociale." 

Nelly :  Allez-vous soutenir l'habitat participatif à Montpellier et les projets qui sont en cours ?

Oui, oui, et encore oui. La dynamique autour de l'habitat participatif est formidable. Qu'est ce que c'est ? Ce sont des gens qui se mettent ensemble pour faire ce qu'on appelle de l'autopromotion, créer de l'habitat participatif. On a une expérience extraordinaire au Grisettes, avec une nouvelle façon d'habiter.

Et donc, mes engagements sont très clairs, les projets en cours seront soutenus, mais surtout, nous allons introduire dans chaque ZAC, c'est-à-dire ce qu'on appelle les nouveaux quartiers, des lots en faveur de l'habitat participatif. Je crois que c'est une pratique de construction de logements qui permet d'être innovante, qui permet d'être solidaire et qui permet de créer de la qualité de ville par la qualité de vie. C'est un chemin que Montpellier va emprunter. Je sais qu'il existe une très belle dynamique citoyenne. 

Guillaume : Et qu'en est il du futur stade ? Allez vous conserver le projet de Laurent Nicollin, président du MHSC à Cambacérès ?

"A Cambacéres, les choses sont très claires. Ce n'est plus la priorité de la nouvelle municipalité. ce qui se fera c'est la halle FrenchTech, la nouvelle école de commerce. Cela, oui. Par contre, 100 hectares vont être dédiés à un nouveau poumon vert pour capter la pollution qui est entre ces deux autoroutes, qui a vocation aussi à être une zone d'agrément. Mais nous n'allons pas construire d'école primaire entre ces deux autoroutes parce que, justement, il faut rééquilibrer les quartiers et que les enjeux de mixité scolaire se posent à l'ouest de la ville.

Quant à la question du stade, je recevrai le président Nicollin. pour le lui dire : en lieu et place de ce projet d'un autre temps de shopping, promenade de deux fois la taille d'Odysséem, qu'on a appelé Ode à la mer, je propose au club du MHSC d'y implanter son stade à la condition suivante, 100 % privé. Et ça tombe bien, le président Nicollin est prêt à porter ce projet.

Le stade ne se fera pas à Cambacérès. Je propose qu'il se fasse en lieu et place d'Ode à la mer. Et pourquoi ? Parce que le tramway est déjà présent. Parce qu'il existe déjà les surfaces de parking et qu'il n'est pas question qu'on consacre de l'argent public alors qu'il y a d'innombrables priorités. Le projet a déjà pris du retard sous la précédente mandature parce que le maire n'avait pas su lire le plan d'exposition au bruit et donc très rapidement, on va se mettre au travail.

Je mesure l'ampleur du travail qui attend l'équipe de Montpellier Unie. Mais je mettrai toute mon énergie sur l'ensemble des sujets, le sport, la culture, la propreté, la sécurité pour que très rapidement, nous nous mettions au travail. Certains ont dit c'est les douze travaux d'Hercule qui m'attendent. Eh bien, moi, j'ai fait une campagne avec une très forte intensité et je vais mettre toute mon énergie sur l'ensemble des sujets qui nous occupent. 

Annie : quelle est votre position sur le projet Oxylane ?

Nous ne soutenons pas les projets de centres commerciaux à la périphérie de la ville. Pour le projet Oxylane, j'aurais une rencontre très rapidement avec Laurence Christol, maire de Saint-Clément, pour lui signifier qu'il faut que les choses changent en terme de modèle. Et je crois savoir que la légitimité de son élection l'a poussée à faire évoluer les choses. Et donc, je serai aux côtés du collectif Oxygène

Et les pistes vélo provisoires mises en place par Philippe Saurel, allez-vous les conserver ?

Vous savez, je vais arriver en vélo dès le premier conseil municipal parce que je suis cycliste dans la ville et le vélo doit occuper sa place à Montpellier. Et nous allons travailler de manière claire à la réduction des deux fois deux voies, par exemple l'avenue Charles Flahault, dans le cadre d'un plan local de déplacements.

Dans deux ans, la vitesse sur l'essentiel des axes sera abaissée à 30 km/heure. Je veux lutter contre l'insécurité routière. En 15 ans, 137 piétons sont morts à Montpellier. Nous devons avoir beaucoup d'ambition. La Ville a un potentiel cyclable extraordinaire et nous serons au rendez vous. Nous avons du retard à rattraper. 

Et pour l'hypercentre, quels seront vos projets ?

C'est très simple. J'ai dit stop à l'expansion, priorité à l'Ecusson et donc nous allons lancer le projet de ZAC Pagézy, Logements, commerces, bureaux sur une nouvelle extension du Polygone, requalification du site de l'ancienne mairie. 

Et puis, il a fait 46,5 degrés sur la place de la comédie l'année dernière. La place de la comédie, c'est là où les vieux Montpelliérains faisaient l'oeuf. C'est le lieu de rencontre. C'est l'identité de notre ville. Georges Frêche l'a piétonnisée en 1980. C'était le début de l'ère des centres piétons. Eh bien, aujourd'hui, l'ère, c'est que Montpellier et les grandes métropoles d'Europe, de France et Montpellier se reconnectent à la nature.

Reconquérir de l'ombre et donc la place de la Comédie va être végétalisée. Comme nous allons planter cinquante mille arbres sur la décennie dans l'espace urbain pour rafraîchir la ville face à notre nouvelle vulnérabilité. La canicule, ce ne sont pas les deux jours d'août habituels, mais maintenant le long mois de juin. 

Mickaël Delafosse quand se déroulera le conseil municipal pour votre élection ? 

Je ne sais pas. Il appartient au maire actuel de prendre toutes les dispositions pour organiser cela et dans le respect des formes républicaines. Nous attendons évidemment sa réponse et j'attends son appel

Michaël Delafosse répond aux questions des auditeurs de France Bleu Hérault

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