Politique

Michel Destot : "je suis inquiet pour Grenoble, quand une ville n'avance pas, elle recule"

Par Nicolas Crozel, France Bleu Isère jeudi 3 juillet 2014 à 19:23

Michel Destot, maire sortant de Grenoble
Michel Destot, maire sortant de Grenoble © Ville de Grenoble

Trois mois après son départ de la mairie de Grenoble et l'élection de l'écologiste Éric Piolle, le socialiste sort de son silence et se montre plutôt critique sur les premiers pas de son successeur.

Il y a cent jours Éric Piolle était élu à la mairie de Grenoble un peu contre toute attente et alors que tous les sondages annonçaient une succession entre socialistes. Michel Destot passant le relais à son premier adjoint Jérôme Safar. Depuis cette claque, l'ancien maire s'était fait discret. Le revoilà ! Celui qui n'est plus désormais que "simple" député de Grenoble livre une longue interview à France Bleu Isère. Il évoque son bilan, ses regrets, ses fiertés, son avenir aussi, il entend poursuivre son engagement pour Grenoble.Dans cette première partie Michel Destot revient sur les cent jours qui viennent de s'écouler et sur cette élection municipale qui n'a pas tourné comme il l'aurait souhaité.

Michel Destot Partie 1 \" les 100 jours d'après\"

"Quand une ville n'avance pas elle recule"

Depuis trois mois, c'est donc une nouvelle majorité EELV-Parti de gauche qui est aux manettes. Michel Destot nous livre son regard pour le moins critique sur les premiers pas de son successeur et fait part de son inquiétude cnocernant certaines décisions : l'abandon du projet de l'Esplanade, développement économique ou sécucrité.

Michel Destot Partie 2 \"les 100 jours d'eric Piolle\"

Une dérive financière lors des dernières années du mandat ?

Depuis quelques jours, la nouvelle majorité ne mache pas ses mots à propos de la gestion de Michel Destot au cours des dernières années de son mandat. La semaine dernière, le nouvel adjoint aux finances Hakim Sabri a parlé d'une dérive financiere dans la gestion de la ville. Ce dernier considère que le budget 2013 avait été sous-estimé de six millions d'euros pour les dépenses de personnel. "C'est mal connaître le fonctionnement d'une collectivité, il est normal qu'il y ait des écarts entre un budget prévisionnel et un bilan administratif ", répond, non sans ironie, Michel Destot.

Michel Destot Partie 3 \"les accusations de dérives financieres\"

"J'ai toujours été à l'écoute des personnels d'Alpexpo"

Au cours de cet entretien, Michel Destot répond aussi sur un dossier brûlant, celui d'Alpexpo. Son ancien directeur entre 2009 et 2011, Guy Chanal, a été condamné la semaine dernière pour harcèlement moral. Sur France Bleu Isère, une salariée avait directement accusé Michel Destot d'avoir "couvert" son ami Guy Chanal. Concernant l'aspect financier, le déficit d'Alpexpo est estimé à deux millions d'euros.****

Michel Destot Partie 4 \"Alpexpo\"

"Je m'inquiète pour le modèle grenoblois"

Au-delà d'Alpexpo, c'est tout le rayonnement économique de la région grenobloise qui est menacé par les orientations de la nouvelle majorité estime Michel Destot.

Michel Destot Partie 5 \"le modele grenoblois en danger\"

"Dans la rue on m'arrête en disant monsieur le maire, je souris et je ne corrige même plus "

En conclusion de ce long entretien, Michel Destot clame son amour pour Grenoble, "ma ville à jamais ", et livre sa plus grande fierté et son plus gros regret après dix-neuf ans dans le fauteuil de maire.

Michel Destot Partie 6 \"son avenir\"