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Politique DOSSIER : Bordeaux : de Juppé à Florian

Michèle Delaunay : la démission d’Alain Juppé à Bordeaux "manque de panache"

jeudi 14 février 2019 à 6:31 Par France Bleu Gironde et Laurine Benjebria, France Bleu Gironde et France Bleu

Michèle Delaunay, élue socialiste à la mairie de Bordeaux sentait venir ce départ. Pour l'ancienne ministre, Alain Juppé laisse une ville en difficulté, marquée par les manifestations des "gilets jaunes" et une majorité qui n'est pas en ordre de bataille.

Michèle Delaunay, élue socialiste à la mairie de Bordeaux : "Alain Juppé quitte la ville dans un moment difficile"
Michèle Delaunay, élue socialiste à la mairie de Bordeaux : "Alain Juppé quitte la ville dans un moment difficile" © Maxppp - Salinier Quentin

Bordeaux, France

Élue et cheffe de file des socialistes au conseil municipal de Bordeaux, Michèle Delaunay se dit surprise par l'annonce de la démission d'Alain Juppé. Pour cette élue d'opposition, le maire de Bordeaux laisse derrière lui une ville marquée par les manifestations des "gilets jaunes" et une majorité municipale désemparée à un an seulement des élections municipales. L’ancienne ministre était l’invitée ce jeudi matin de France Bleu Gironde. 

France Bleu Gironde : Alain Juppé a annoncé ce mercredi qu'il quittait son poste de maire de Bordeaux. Avez-vous été surprise ?

Michèle Delaunay : Je pressentais qu’Alain Juppé ne se représenterait pas. En 2012, les sondages n’étaient pas bons et il ne s’est pas présenté face à moi aux législatives parce qu’il n’était pas gagnant à coup sûr. Il est logique qu’avec son âge et son expérience il ne veuille se présenter que s’il est certain d’un résultat positif. Mais cette annonce très brutale, m’a grandement surprise. 

Il quitte la mairie en plein mandat, à un an des élections municipales, est-ce que cela vous surprend encore plus ? 

Il laisse en plein mandat une ville troublée par les manifestations des "gilets jaunes", ce qui amène à s’interroger. Je sais qu’il en a été lui-même touché, troublé. Il laisse aussi une majorité municipale qui n’est pas en ordre de bataille. Je trouve qu'Alain Juppé laisse une ville dans un moment difficile. Ce départ manque un peu de panache. 

Vous êtes une des seules à avoir battu Alain Juppé à une élection, aux élections législatives de 2007. Cela l'avait contraint à démissionner de son poste au gouvernement sous Nicolas Sarkozy. Est-ce que ce départ ouvre une brèche à la gauche pour les élections municipales de 2020 ? 

Ce départ ouvre une brèche tout court. Il prend sa majorité par surprise. Les partis, et en particulier le Parti socialiste, sont déjà au travail pour réaliser un programme, un projet. Les cartes sont totalement rebattues. 

Quel bilan dressez-vous d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux ?

Il a été maire pendant 25 ans, bien sûr qu’il a fait de bonnes choses. Il a embelli, transformé la ville. Mais je crois et je crains que les Bordelais ressentent aujourd’hui qu’Alain Juppé n’a pas fait une ville pour y vivre et pour que les habitants de la périphérie, quand ils viennent, se sentent bien accueillis dans leur capitale.  

Cela fait des années que vous êtes dans l’opposition au conseil municipal. Vous n’hésitez pas à critiquer directement Alain Juppé, est-ce que vous comptez faire des concessions avec son successeur ?  

Je n’ai jamais été dans l’opposition pour faire de l’opposition. Le problème, c’est que nous avons notre passé commun de deux élections où je l’ai écarté, il accepte peu cette optique propositionnelle. Mais peut-être que la semonce que vient de recevoir la majorité, parce que c'est quand même un électrochoc pour eux, va permettre des relations, où on échange et on partage, dignes de que nous devons faire pour les Bordelais.