Politique

Michèle Delaunay : "le remaniement est acté, reste à savoir quand"

France Bleu Gironde lundi 31 mars 2014 à 10:17

MIchèle Delaunay, en direct dans les studios de France Bleu Gironde
MIchèle Delaunay, en direct dans les studios de France Bleu Gironde © Radio France

Pour la ministre déléguée aux Personnes âgées, invitée de France Bleu Gironde lundi matin, le changement de gouvernement n'est plus qu'une question d'heures, et elle ne sait pas pour l'instant si elle conservera ses fonctions.

Michèle Delaunay l'a confirmé ce lundi matin, en direct sur France Bleu Gironde : il y aura dans les prochaines heures un changement de gouvernement , au lendemain de la défaite du camp socialiste aux élections municipales. L'élue bordelaise ne sait pas encore si elle conservera ses fonctions de ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'autonomie

"Je n'ai pas plus de renseignements, même en tant que membre de gouvernement, mais le remaniement est acté. Je ne sais pas non plus si je vais rester en poste, la direction des ressources humaines du gouvernemrent est assez dure". — Michèle Delaunay

La conseillère municipale de Bordeaux ne plaide pas obligatoirement pour un changement de Premier ministre, comme le réclament 79% des Français selon un sondage.

"Je ne crois pas impératif le remplacement de Jean-Marc Ayrault, c'est une fonction infiniment difficile, qui  concentre toutes les flèches, et je salue l'extrême solidité du Premier ministre sous les ordres duquel j'ai travaillé".

Pour Michèle Delaunay, le changement de tête n'est pas l'essentiel. Il faut selon elle donner une nouvelle impulsion à la politique gouvernementale.

"Notre politique s'appuie sur deux pieds : le redressement budgétaire de la France, et le soutien des plus faibles. Mais ce deuxième volet n'a été ni assez vigoureux, ni assez visible".

L'élue bordelaise sera donc fixée sur son sort personnel dans les prochaines heures. Si elle quitte le gouvernement, elle retrouvera son poste de députée, actuellement occupé par son suppléant, Vincent Feltesse. Restera alors à trouver une porte de sortie pour celui qui risque de n'être plus que conseiller municipal d'opposition à Bordeaux.

"Vincent Feltesse trouvera le moyen de continuer à servir la République et à servir Bordeaux".

Michèle Delaunay a au passage révélé que Vincent Feltesse avait bien été reçu la semaine dernière à l'Elysée, mais pas par François Hollande.

"Le changement de premier ministre n'est pas impératif, mais il faut donner une nouvelle impulsion à notre politique"