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Michèle Delaunay : "Manuel Valls fait partie des éventuels candidats légitimes"

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde jeudi 27 octobre 2016 à 10:00

Michèle Delaunay, députée de Bordeaux, dans les couloirs de l'Assemblée Nationale.
Michèle Delaunay, députée de Bordeaux, dans les couloirs de l'Assemblée Nationale. - © Maxppp

Alors que le Premier ministre va rencontrer des militants socialistes ce jeudi soir à Mérignac près de Bordeaux, Michèle Delaunay estime qu'il possède "de l'autorité et une vision". Au plan local, la députée de la Gironde réaffirme qu'elle pourrait être candidate à la mairie en 2020.

France Bleu Gironde : Manuel Valls est à Bordeaux ce jeudi, doit-il être le candidat socialiste en 2017 ?

Michèle Delaunay : Moi, j'ai un principe un peu vieux jeu qui s'appelle la loyauté. Tant que François Hollande ne s'est pas exprimé, je ne fais pas de pari ou de pronostic. Je dis également très clairement que Manuel Valls a de l'expérience, de l'autorité, une vision et qu'il fait partie des éventuels candidats légitimes.

Il va rencontrer des militants à Mérignac en marge de son déplacement officiel. C'est bien pour tester sa popularité ?

A chacun de mes déplacements quand j'étais ministre, je rencontrais des militants. Vous n'en avez pas tiré la conclusion que j'étais candidate. Je trouve tout à fait normal que, dans une période difficile, Manuel Valls veuille rencontrer des militants et leur parler de notre bilan dont ils pourront juger de la qualité malgré quelques erreurs bien évidemment. Je n'en tire pas la conséquence qu'il va être le candidat mais je confirme qu'il peut l'être.

J'ai dit dès février que je pouvais être candidate à la candidature à la mairie.

A Bordeaux, Vincent Feltesse a été éjecté de la président du groupe PS au conseil municipal. Ce sont ses ambitions législatives qui ont provoqué cette décision ?

Nous avons pensé que l'on ne pouvait tout mener à la fois. Il fallait que Vincent Feltesse nous dise s'il pouvait consacrer le temps nécessaire à notre ville et à son futur. Ce n'est probablement pas vrai en l'état. Il n'a pas éjecté mais on lui a demandé de suspendre cette partie de son travail.Concernant les législatives, il y a un principe. Nous avons donné des gages considérables d'exemplarité en politique : le non-cumul, la transparence et l'absence de conflits d'intérêt. Ce sont des choses que personne n'avait fait avant. Je trouve que cette exemplarité, nous devons plus que jamais l'avoir en cette année électorale.

Quel leader désormais à Bordeaux et pour les municipales en 2020 ?

J'ai dit dès février que je pouvais être candidate à la candidature à la mairie. J'ai voulu montrer qu'il y avait des solutions bordelaises, que j'en faisais partie et que je le souhaitais. Ce n'est pas parce qu'il y a cette vacance à la tête du groupe socialiste que je me suis engouffrée dans la brèche. Ce n'est pas du tout mon tempérament. C'est une réflexion de longue date dont je connais les implications au quotidien.

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Michèle Delaunay invitée de France Bleu Gironde

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