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Michèle Rubirola, six mois dans le fauteuil de maire de Marseille

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Michèle Rubirola a démissionné ce mardi de son fauteuil de maire de Marseille. Elle avait été élue en juillet dernier, sous les couleurs du "Printemps Marseillais", l’attelage politique réunissant notamment communistes, socialistes et Verts.

Michèle Rubirola et Benoît Payan.
Michèle Rubirola et Benoît Payan. © Maxppp - SEBASTIEN NOGIER

Six mois après son élection à la tête de la deuxième ville de France, Michèle Rubirola a démissionné ce mardi de son fauteuil de maire de Marseille. Âgée de 63 ans et au paravent médecin dans les quartiers populaires, Michèle Rubirola était novice en politique. Retour sur un parcours éclair.

Un engagement politique tardif

Lorsqu'elle prend place dans le fauteuil de Jean-Claude Gaudin, Michèle Rubirola n'est pas très connue du grand public. Pourtant, elle a un long passé de militante, mais pas forcement en politique. Son engagement sous la bannière d'un parti politique, Europe-Ecologie Les Verts, est assez tardif. C'est en 2002, juste après l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle.

Six ans plus tard, en 2008, elle devient adjointe au maire du 2e et 3e arrondissement de Marseille, en charge de la jeunesse. Elle devient conseillère départementale des Bouches-du-Rhône à partir de 2015.

Ses débuts, ses premières mesures

Le travail a commencé par le vote du budget de la ville de Marseille. Michèle Rubirola a souhaité d'abord "faire un état des lieux. On va demander un audit des finances pour savoir où on en est. Nous allons demander de suivre les préconisations de la chambre régionale de la Cour des comptes. Et nous renégocierons la dette. Il y a toute une marge de manœuvre", a-t-elle assuré.

Il est vrai qu'en novembre 2019, la chambre régionale des comptes avait prévenu que le successeur de Jean-Claude Gaudin serait confronté au "mur de la dette". Marseille est l'une des villes les plus endettées de France, avec plus de 1.900 euros de dette par habitant, selon l'Institut Montaigne.

Michèle Rubirola s'est opposée à la poursuite des travaux du Boulevard Urbain Sud, une rocade de huit kilomètres qui doit permettre de relier la L2 par la mer et qui ont débuté depuis plusieurs années. Elle a considéré que ce projet n’était plus adapté face aux nouveaux enjeux écologiques.

Un arrêt maladie mi-septembre

L'annonce est tombée un vendredi soir. Le communiqué expéditif de la mairie indique seulement que Michèle Rubirola doit "subir une intervention chirurgicale", sans préciser le motif de cette opération.

Elle est alors absente de son siège de maire pendant un mois. Son premier adjoint, Benoît Payan va prendre le relais. Il assurera, précise le communiqué "les charges liées à la fonction de maire" jusqu'au retour de Michèle Rubirola. La maire sera de nouveau absente fin octobre. 

Dans un communiqué, le service de presse de la Ville annonce que Michèle Rubirola est cas contact d'une personne atteinte du Covid-19 et qu'elle est à l'isolement pour sept jours. Elle reviendra "dès que le résultat négatif de son test sera connu". En attendant, la maire va continuer d'assurer des fonctions à distance. 

Coronavirus et couvre-feu

Elle reconnaît que des mesures sont essentielles pour lutter contre la propagation du Covid-19, mais estime que le couvre-feu n'est pas la bonne option. Pour Michèle Rubirola, il faut d'urgence investir dans les hôpitaux. "Je suis en colère" affirme-t-elle sur France Bleu Provence. En colère, parce qu'elle estime que le couvre-feu annoncé par Emmanuel Macron dans neuf métropoles dont Aix-Marseille, n'est pas la bonne solution pour lutter contre l'épidémie.

"Le manque de moyens hospitaliers, le problème, il est là : nous manquons de moyens hospitaliers." La maire de Marseille regrette que des moyens conséquents n'aient pas été mis en place depuis la première vague : "On met seulement des pansements, parce qu'on n'est pas capable de prendre correctement en charge les personnes malades du Covid." 

Critiquée dans l'opposition

Dans le camp de l'opposition, on dénonce sa gestion de la ville et notamment le binôme formé avec Benoît Payan le premier adjoint. 

"À la tête de la ville, c'est un binôme qui s'est installé. On ne sait plus qui est qui, qui fait quoi. On a un premier adjoint qui est omniprésent qui est devenu un 'intéri-maire'." - Catherine Pila, présidente du groupe Les Républicains

"Les Marseillais sont déconcertés par tant d'amateurisme." Et sur le bilan des six premiers mois de Michèle Rubirola, Catherine Pila se montre intransigeante, "Aujourd'hui, qu'est-ce qui a été fait pour améliorer la vie des Marseillais ? Rien !" Sur le plan école, qui était une des promesses de campagne du Printemps Marseillais, Catherine Pila se dit déçue. 

Michèle Rubirola a convoqué une réunion de sa majorité à 14h30 ce mardi pour y annoncer sa démission du fauteuil de maire de Marseille.

Michele Rubirola annonce son départ du fauteuil de maire
Michele Rubirola annonce son départ du fauteuil de maire © Radio France - Laurent Grolée
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