Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Mineurs non accompagnés en Touraine: le président du conseil départemental espère plus d'efforts entre les départements

-
Par , France Bleu Touraine

Jean-Gérard Paumier, le président du conseil départemental d'Indre-et-Loire, a rencontré Emmanuel Macron jeudi à l'Elysée. Le président de la république lui a assuré que l'Etat négocierait avec l'Association des Départements de France pour une plus juste répartition de la prise en charge des MNA.

196 mineurs non accompagnés sont arrivés en Indre-et-Loire depuis janvier
196 mineurs non accompagnés sont arrivés en Indre-et-Loire depuis janvier © Maxppp - Lionel Vadam

L'Etat se donne deux mois pour négocier avec l'association des départements de France une meilleure répartition des dépenses sur la prise en charge des mineurs non accompagnés. C'est la promesse qu'a faite Emmanuel Macron lors de sa rencontre à Paris avec le président du conseil départemental d'Indre-et-Loire Jean-Gérard Paumier. La Touraine dépense plus que d'autres départements pour accompagner les jeunes migrants mineurs: 10,4 millions d'euros (80% d'une somme de 13 millions dont l'Etat verse 20%). Mais le département est aussi plus touché par le phénomène des mineurs non accompagnés que d'autres. Jean-Gérard Paumier espère en tout cas qu'il y aura bientôt une meilleure répartition de la charge entre départements. 

Une prise en charge des MNA inéquitable d'un département à l'autre

Pour l'instant, il n'y a pas de contrat avec l'Etat et la dépense qui est très importante, plus de 13 millions d'euros, est financée seulement à 20% par l'Etat. Il faudrait que l'Etat intervienne plus en financement propre et aide à répartir mieux la charge sur l'ensemble des départements. Ces mineurs, il faut savoir qu'il y en a beaucoup moins à Bourges et à Châteauroux qu'à Tours. Du coup, les dépenses ne sont pas équitables d'un département à l'autre -Jean-Gérard Paumier

La situation des MNA amène le conseil départemental devant le tribunal administratif

La situation d'un jeune migrant du Bangladesh fait débat entre le département et l'association d'aide aux migrants Utopia 56. L'aide sociale à l'enfance a étudié sa situation et estime qu'il est majeur. Il ne peut donc pas bénéficier de la protection pour mineur. L'avocat de l'association, Maître Damiens-Cerf estime que cette évaluation a été bâclée et annonce saisir le tribunal administratif. Déjà, le tribunal a considéré lors d'un précédent recours que le conseil départemental avait obligation de trouver un logement aux MNA pendant l'instruction de leur dossier. L'an dernier, sur les 8 premiers mois de l'année, près de 600 jeunes migrants ont réclamé la protection de l'enfance. Elle a été refusée pour la moitié d'entre eux, estimés comme adultes par le département d'Indre-et-Loire.

Comment voulez-vous faire face à un afflux pareil?

Je ne commente pas les décisions de justice. Je ne donne un avis que sur les chiffres qui pour janvier et février ont encore doublé par rapport à l'année précédente. 196 MNA sont arrivés en janvier en Indre et Loire. Comment voulez-vous faire face à un flux pareil? Un mineur non accompagné coûte 27 000 euros par an au département. La loi nous oblige à les évaluer en 5 jours. De six semaines au départ, nous sommes redescendu à trois semaines. A l'impossible nul n'est tenu, même si je comprends les réactions des associations -Jean-Gérard Paumier

Une minute de silence pour Jean Savoie 

Ce vendredi, le conseil départemental a observé une minute de silence pour rendre hommage à Jean Savoie. La session a été consacrée au débat d'orientations budgétaires avant le vote du budget qui aura lieu le 22 mars. Pour la 4ème année consécutive, le département n'augmentera pas les impôts. En 2019, il va investir 76 millions d'euros dans les collèges, les routes, les EPAHD, le développement du haut débit et la transition énergétique, et pour la première fois il va créer un budget d'investissement participatif c'est-à-dire qu'il va financer des projets locaux portés par les habitants de nos communes à l'issue de consultations citoyennes.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess