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Dossier : Mort de Jacques Chirac

Mort de Jacques Chirac : "il vous donnait l'impression de ne jamais mentir, d'être naturel et normal"

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Par , France Bleu Bourgogne

Journée de deuil national en ce lundi. Après une matinée d'hommages, Jacques Chirac sera inhumé à à Paris. L'ancien journaliste du Bien Public Michel Huvet nous raconte quelques anecdotes concernant l'ex-président, qu'il a rencontré à plusieurs reprises tout au long de sa carrière.

 Michel Huvet, journaliste au Bien Public à la retraite
Michel Huvet, journaliste au Bien Public à la retraite © Radio France - Arnaud Racapé

Ce lundi 30 septembre, c'est une journée de deuil national, en hommage à Jacques Chirac. Partout en France à 15 heures, une minute de silence sera observée dans les établissements publics. Depuis cinq jours, les hommages à l'ancien président se multiplient. C'est un personnage politique à part, pour Michel Huvet, et tout cet engouement populaire est justifié. 

"Des moments exceptionnels" 

"C'est un des rares cas en politique où le bonhomme vous donne l'impression de ne jamais mentir et d'être toujours naturel et normal. Les autres, c'est toujours calculé, c'est toujours une claque dans le dos qui sonne faux. Lui la claque dans le dos, c'et une vraie claque dans le dos, même s'il ne se souvient pas de vous !"

Michel Huvet qui a rencontre Jacques Chirac à plusieurs reprises au cours de sa carrière. "Ça reste des moments exceptionnels. Et puis j'ai l'impression qu'il m'a poursuivi tout le temps, ou que je l'ai poursuivi tout le temps. Il a commencé très tôt. A l'époque où il était avec Pompidou, et que Poujade le maire de Dijon était aussi ministre de l'environnement, on n'a pas arrêté d'avoir des relations par le biais de la mairie de Dijon. 

Jacques Chirac, un homme aux multiples visages, aussi. une réputation de bon vivant, qui pouvait se montrer extrêmement froid et distant. Mais Michel Huvet se souvient surtout de son côté social : "lors d'un sommet franco-allemand à Dijon en 1996, il avait passé la soirée à aller dans les bistrots avec le chancelier allemand, il buvait de bonnes bières, et c'était très facile de travailler avec lui, il était très abordable."

"Je ne vous ai pas fait mal, au moins ?"

Autre anecdote, un jour de 1995, juste avant l'élection présidentielle. Edouard Balladur vient de semer la pagaille, en se présentant face à Jacques Chirac. "Quand il y avait  le conflit avec Balladur, juste avant la présidentielle de 1995, je me trouvais à la préfecture de Lille, il y avait un escalier de chaque  pour monter au premier étage, j'étais là tout seul dans le couloir, je vois arriver d'un côté Balladur flanqué de je je sais combien de gens, et de l'autre côté, Chirac qui montait seul. Je me cache dans les toilettes, je rentre vite, je me colle contre la porte, et j'attends, pour écouter. A ce moment-là, la porte s'ouvre avec fracas, m'écrase contre le mur, Chirac entre dans les latrines, va se cacher dans une cabine, et j'entends : "je ne vous ai pas fait mal au moins ?"

Le sérieux

Jacques Chirac pouvait aussi parfaitement se montrer sérieux. Michel Huvet nous raconte une scène de 2001, qui se déroule dans le bureau de Robert Poujade, à la mairie de Dijon : "Bernadette Chirac était venue soutenir Jean-François Bazin aux municipales de 2001, et lui il a était en tant que président, à Berlin. Le téléphone sonne, Poujade décroche, et lui dit : oui Jacques, je t'entends, oui, Bernadette va bien, je te la passe. Et le temps qu'il passe le téléphone, il avait déjà raccroché. C'est tout l'image de Chirac, à la fois attentionné, et à la fois j'ai autre chose à foutre."

© Visactu
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