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Dossier : Mort de Jacques Chirac

Mort de Jacques Chirac : "Un personnage romanesque" (Gérard Trémège)

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Le maire de Tarbes, Gérard Trémège a été proche de Jacques Chirac en politique dès la fin des années 80. D'abord dans sa majorité lors de la cohabitation, ils se sont souvent recroisés.

Gérard Trémège garde cette photo de sa rencontre avec le pape Jean-Paul II en 2004, et où l'on voit aussi Jacques Chirac.
Gérard Trémège garde cette photo de sa rencontre avec le pape Jean-Paul II en 2004, et où l'on voit aussi Jacques Chirac. © Radio France - Evan Lebastard

Comment avez-vous reçu la nouvelle de la mort de Jacques Chirac ?

J'ai beaucoup de peine aujourd'hui, comme beaucoup de Français je le sais. Curieusement dans la vie politique c'est quand on disparaît ou que l'on n'est plus élu qu'on commence à nous trouver quelques qualités et à nous aimer.

Quel souvenir gardez-vous de lui ?

Jacques Chirac était un personnage romanesque. Et j'ai eu la chance de partager avec lui quelques années quand il était Premier ministre. J'ai participé avec lui à l'élaboration du budget, on avait une majorité très étroite, c'était des combats difficiles. Mais chaque fois Jacques Chirac était à l'écoute et son souci majeur était d'apporter les meilleures réponses pour ses concitoyens. 

Je me souviens il était venu à Tarbes en 1994, avant les élections présidentielles. Après la réunion il m'avait dit : "monte dans ma voiture". Je monte et il me dit : "tu ne vas pas soutenir Balladur à la présidentielle quand même ?". Je lui réponds "je ne sais pas encore Jacques, on va voir". Et il ajoute : "Tu sais, si Balladur est élu président, il va dissoudre l'Assemblée nationale." Sous-entendu tu vas être éjecté. Finalement c'est lui qui l'a fait en 1997 après avoir été élu !

Plus que le politique, l'homme vous a également marqué ?

En 1998 je suis allé en Inde avec lui et une délégation de chefs d'entreprise pour rencontrer le premier ministre indien. Je suis sorti de mon hôtel faire quelques achats dans un magasin. Et qui il y avait dans le magasin ? Jacques Chirac, lui-même ! Il était en train de choisir des cadeaux pour ses amis, sa famille. Ce sont des moments comme ceux-là qui montrent que c'était un Français comme tous les Français. Qui avait le sens de l'Etat, et qui s'est engagé pour le pays qui le passionnait et qu'il aimait profondément avec une détermination, un courage, une ténacité exceptionnelle.

Vous parlez d'un "personnage romanesque"

Regardez quand il allait en Corrèze. La relation qu'il avait avec les agriculteurs, les habitants de la France profonde, les vrais Français... On voyait bien qu'il aimait les gens. C'était aussi un bretteur, capable de tenir des combats politiques sans la moindre hésitation, avec un courage. Un bretteur, un buveur, un mangeur... Un homme qui aimait la vie et qui l'a embrassée totalement sur tous les plans, tous les terrains. Et aujourd'hui je lui dis, Jacques Chirac on ne t'oubliera pas.

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