Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique
Dossier : Mort de Jacques Chirac

Mort de Jacques Chirac : les réactions dans l'Indre et le Cher

La mort de Jacques Chirac à l'âge de 86 ans suscite de nombreuses réactions en Berry. L'ancien président de la République y était venu à plusieurs reprises pour des déplacements officiels.

Jacques Chirac s'offre un bain de foule comme il les aimait à Châteauroux, le 30 mai 2002
Jacques Chirac s'offre un bain de foule comme il les aimait à Châteauroux, le 30 mai 2002 © Maxppp - BEP/LA NOUVELLE REPUBLIQUE

Indre, France

Jacques Chirac est mort. L'ancien président de la République entre 1995 et 2007 est décédé ce jeudi 26 septembre, à l'âge de 86 ans. Jacques Chirac était venu en Berry à plusieurs reprises de façon officielle : à Bourges en 1995, à Saint-Amand-Montrond en 2000 puis à Châteauroux en 2002.

"C'est lui qui m'a donné envie de m'investir dans la vie politique", réagit Gil Avérous, maire Les Républicains de Châteauroux depuis 2014, sur France Bleu Berry. "C'est sa proximité, son sens de la politique près du peuple qui m'a certainement fait franchir le pas", ajoute-t-il. Gil Avérous, qui faisait partie de la même famille politique que Jacques Chirac, a eu l'occasion de rencontrer Jacques Chirac quand il était enfant, lors de foires agricoles en Corrèze. "Il avait un petit mot pour chacun, avec l'amitié, la sincérité, la convivialité qui le caractérisait", précise Gil Avérous.

Le maire de Châteauroux évoque les actions majeures de Jacques Chirac pendant ses deux mandats. "Quand il a dit 'La maison brûle et on regarde ailleurs', il était vraiment précurseur sur ces questions environnementales. Le fait que la France ne se soit pas engagée dans la guerre en Irak, il avait 10 000 fois raison aussi", se rappelle Gil Avérous.

A Châteauroux et Saint-Amand-Montrond, les drapeaux sont mis en berne

Brice Tayon, secrétaire départemental Les Républicains dans l'Indre, évoque ses premiers souvenirs d'engagement politique. "En 1995, j'avais 15 ans, c'est là que j'ai collé mes premières affiches pour la campagne. Sa victoire est un très grand souvenir", explique Brice Tayon. Il souligne la capacité de Jacques Chirac à rassembler. "Il n'a jamais transigé avec l'extrême-droite. Ça fait de lui quelqu'un à qui on devra être toujours reconnaissant. Les livres d'histoire s'en souviendront", assure Brice Tayon, sur France Bleu Berry.

ÉCOUTEZ | Mort de Jacques Chirac : la réaction du maire de Châteauroux Gil Avérous

Ses anciens collaborateurs se souviennent d'un homme "très méticuleux"

Thierry Vinçon a eu l'opportunité de travailler pendant deux ans avec Jacques Chirac. Il a été conseiller à l'Elysée pour les affaires de sécurité. L'actuel maire de Saint-Amand-Montrond faisait partie des 33 collaborateurs du cabinet présidentiel, de 2005 à 2007. "Jacques Chirac est un homme décontracté mais aussi très méticuleux. Il connaissait très bien ses dossiers. Toutes les notes qu'on faisait revenaient soulignées avec des remarques de son fameux feutre rouge", se rappelle Thierry Vinçon.

Le maire de Saint-Amand-Montrond est très ému par la mort de Jacques Chirac. "C'est beaucoup d'émotion. C'est un monde qui s'effondre. Il a donné et maintenu une grande dimension de la France. Il avait une certaine idée du gaullisme. C'est toujours difficile de voir un homme plein d'énergie et de jovialité partir", ajoute Thierry Vinçon.

"Lorsque j'étais ministre, il y a eu le premier lancement de l'action santé et environnement. Ce que j'ai profondément ressenti en lui, c'est cet intérêt général pour l'ensemble de la population et pas seulement d'une partie par rapport à une autre", témoigne Serge Lepeltier, ancien maire de Bourges et ministre de l'Écologie et du Développement durable de 2004 à 2005

Lorsque je n'ai pas été renommé ministre, c'est lui-même qui a voulu me le dire en tête à tête"

ÉCOUTEZ | Mort de Jacques Chirac : l'émotion de Thierry Vinçon, ancien collaborateur du cabinet de Jacques Chirac

Serge Descout se souvient de Jacques Chirac au salon de l'Agriculture

Le président du Conseil départemental de l'Indre réagit également sur France Bleu Berry après la mort de Jacques Chirac. Il se souvient notamment d'une visite au salon de l'Agriculture dans les années 2000. "Être au milieu du monde agricole, ça le mettait en joie. Taper le cul des vaches, serrer les mains des gens, c'était un vrai bonheur pour lui", se rappelle Serge Descout.

"Il avait ce côté extrêmement chaleureux mais il ne faut pas oublier que c'était un homme qui pouvait être redoutable. La décision de ne pas aller en Irak, c'était une décision tranchée, réfléchie, intelligente", ajoute le président du Conseil départemental de l'Indre.

C'est un homme que j'ai toujours respecté, que j'ai aimé"

ÉCOUTEZ | Mort de Jacques Chirac : "Il aimait son pays, son terroir et les gens", se souvient Serge Descout

L'ancien maire de Châteauroux, Jean-François Mayet, se souvient de la venue de Jacques Chirac en 2002

L'ancien maire de Châteauroux (2001-2014) et actuel sénateur Jean-François Mayet salue le côté "humain" de Jacques Chirac, "son amour pour les français". Il avait accueilli l'ancien président de la République à Châteauroux quelques mois seulement après avoir été élu maire. "Lorsqu'il est arrivé place de la République, avec ses grands bras écartés, et ça a été un tonnerre d'applaudissements, et toute la journée a été comme ça" se souvient Jean-François Mayet. L'ancien maire de Châteauroux a accueilli l'ancien président alors que la ville se trouvait "en mauvais état, sur le plan financier, sur le plan économique (...) Pour moi sa venue a été une bouffée d'oxygène, un rayon de soleil d'une journée" ajoute l'actuel sénateur.

Mort de Jacques Chirac : "Sa venue a été une bouffée d'oxygène, un rayon de soleil d'une journée" se souvient l'ancien maire de Châteauroux Jean-François Mayet

De nombreuses réactions sur les réseaux sociaux

Sur Twitter, les réactions d'élus locaux se multiplient. "La France perd un homme d'Etat, un compagnon, un inlassable défenseur", réagit François Jolivet, député LREM de l'Indre.

Sur son compte Facebook, Nicolas Forissier, député Les Républicains de l'Indre, évoque la disparition d'un "ami qui a su porter les valeurs de la France dans le monde entier durant ses douze années de mandat présidentiel". Nicolas Forissier a été secrétaire d'Etat chargé de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales de 2004 à 2005, pendant la présidence de Jacques Chirac. "Merci de m'avoir fait confiance, merci pour ton engagement sans faille.  Merci Monsieur le Président !", écrit-il sur Facebook.

ÉCOUTEZ | Nicolas Forissier a été membre d'un gouvernement sous la présidence Chirac

François Cormier-Bouligeon, député LREM du Cher, a également réagi sur sa page Facebook. "J’avais eu des désaccords, nombreux et profonds, avec sa politique. Mais comme 82% des Français j’avais voté Chirac au deuxième tour de l’élection de 2002. Je lui sais gré d’avoir toujours été très clair face au danger de l’extrême-droite", écrit-il ce jeudi.

A son tour, André Laignel réagit par communiqué de presse et se remémore "son parcours politique d’élu local, de maire résolument attaché aux territoires, le lien chaleureux et d’affection tissé avec les Français qui ont forgé et nourri sa stature présidentielle". Le maire d'Issoudun ajoute que "la République perd celui qui a condamné la France de Vichy, a porté la voix de la France dans le concert des Nations, a donné une place aux Arts Premiers avec le musée du quai Branly".

Les réactions à la mort de Jacques Chirac dépassent bien évidement la sphère politique. Le journaliste berrichon Michel Denisot, actuel vice-président du club de la Berrichonne football, a lui aussi réagi sur twitter, avec une photo pour rendre hommage à l'ancien président de la République.

Choix de la station

France Bleu