Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique
Dossier : Mort de Jacques Chirac

Mort de Jacques Chirac : les réactions de Drômois et Ardèchois qui l'ont rencontré

-
Par , , France Bleu Drôme Ardèche

Jacques Chirac est mort à l'âge de 86 ans ce jeudi matin. Dans la Drôme et en Ardèche, élus locaux et citoyens se souviennent de l'ancien président de la République.

Jacques Chirac, en novembre 2002, lors des funérailles nationales des pompiers de Loriol
Jacques Chirac, en novembre 2002, lors des funérailles nationales des pompiers de Loriol © Maxppp - Patrick GUYOT

Drôme, France

L'ancien président de la République est mort à 86 ans ce jeudi matin. Des personnalités politiques de Drôme et d'Ardèche ont eu l'occasion de le croiser et de travailler avec lui au cours de sa carrière.

Le maire de Crest, Hervé Mariton, avait participé à la campagne de Jacques Chirac en 1995. Il a aussi brièvement été ministre de l'Outre Mer sous sa présidence.

"C'était un homme profondément attentif, un homme qui s'intéressait aux autres et aux idées, se souvient Hervé Mariton. Une fois, il m'a invité à l'Élysée alors que j'étais simple député. Il avait entendu parler d'une de mes idées sur l'emploi, il était intéressé et avait voulu me rencontrer. Il aimait les gens" souligne Hervé Mariton.

"Nous n'avions pas besoin d'aller vers Jacques Chirac, c'est lui qui venait vers vous" - Hervé Mariton, maire de Crest

"C'est celui qui a résisté aux États-Unis sur la guerre en Irak, se souvient Nicolas Daragon, le maire de Valence (LR). C'était aussi sans doute l'homme politique le plus chaleureux que la France a connu depuis des décennies." Le maire annonce également qu'il proposera le nom de Jacques Chirac pour le futur palais des congrès de Valence lors du conseil communautaire en novembre.

Patrick Labaune, ancien maire de Valence, ancien patron du RPR à l'époque dans le Département, a croisé Jacques Chirac à de nombreuses reprises. Il se souvient notamment d'un dîner à l'Elysée pour la première rencontre avec le président de la République d'Arménie : "Jacques Chirac me présente à lui en disant "c'est Patrick, le maire de Valence, une ville où il y a une forte communauté arménienne." Il connaissait très bien le territoire, c'était un homme de terrain".

"Un homme de terrain" pour Patrick Labaune, ancien maire de Valence et responsable du RPR dans la Drôme

Jean-Claude Flory, ancien député de l'Ardèche et maire de Vals-les-Bains, faisait partie de la même famille politique, le RPR (Rassemblement pour la République). L'ancien président était venu le soutenir à la fin de la campagne municipale de 1993. Vous pouvez écouter sa réaction sur France Bleu Drôme Ardèche.

Jean-Claude Flory réagît à la mort de Jacques Chirac sur France Bleu Drôme Ardèche

Ceux qui n'appartiennent pas à la même famille politique saluent aussi l'homme d'Etat. Le député socialiste du centre Ardèche Hervé Saulignac retient son refus de la guerre en Irak et la reconnaissance du rôle de la France dans la rafle du Vel d'hiv.

Pascal Terrasse, ancien président socialiste du conseil départemental de l'Ardèche et ancien député de l'Ardèche, salue l'homme "de très grande culture" et souligne lui aussi son opposition à la guerre en Irak.

L'hommage de l'eurodéputée Europe Ecologie les Verts Michèle Rivasi est plus nuancé : "un homme ayant su parfois incarner la grandeur de la France, mais aussi un fauve capable du pire".

"Un homme très chaleureux dans ses paroles"

Le 4 octobre 2002, Jacques Chirac participait aux funérailles nationales des pompiers de Loriol, fauchés cinq jours plus tôt par une voiture folle sur l'A7. 

Salvatore Scifo, l'un des rescapés de l'accident, auteur du livre Rescapé, l'avait rencontré : "C'était une personne d'apparence froide mais très chaleureux dans ses paroles. Il m'a parlé de sa fracture du fémur bien consolidée à l'époque et m'a assuré que tout irait bien pour moi."

Pascal Broquet, le père d'un des cinq pompiers victimes, a croisé Jacques Chirac dans ce moment douloureux et a été reçu ensuite à l'Elysée : "c'est quelqu'un qui était très humain et qui, vraiment, avait à coeur de rencontrer les familles qui avaient perdu un être cher. Il avait eu des mots de réconfort et nous avait assuré que tout serait mis en place pour que ces choses là ne se reproduisent pas. Son discours de Loriol a été suivi d'actes concrets pour la sécurité routière".

"Un terrien" apprécié des agriculteurs

Jacques Chirac se distinguait aussi par sa proximité affichée avec les agriculteurs. C'est d'ailleurs son "amour pour la ruralité" que retient le ministre drômois de l'agriculture Didier Guillaume dans son hommage.

Claude Servonet, éleveur de chèvres de Rove à Annonay, l'a croisé une dizaine de fois au salon de l'agriculture à Paris : "ce sont de très bon souvenir. Il prenait son temps pour discuter avec nous. On lui mettait un petit chevreau dans les bras. La première fois, la chevrette s'appelait Bernadette! On a fait plein de photo avec lui. C'est le président qui a été le plus proche des agriculteurs. C'était un terrien."

On lui mettait un petit chevreau dans les bras. On a fait plein de photos. Claude Servonet, éleveur à Annonay

Jean-Pierre Royannez, le président de la Chambre d'Agriculture de la Drôme, a croisé une seule fois Jacques Chirac au salon de l'agriculture. Avant d'être Président, il avait été un des ministres de l'agriculture les plus appréciés : "c'est l'un des ministres qui a le mieux marqué son passage. Et il a entretenu cette image par la suite comme président de la République, il a suivi les dossiers agricoles. Donc on voyait qu'il n'avait pas fait ça juste par opportunité, mais qu'il y avait quand même une vraie passion de l'agriculture et de la ruralité chez Jacques Chirac."

Choix de la station

France Bleu