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Dossier : Mort de Jacques Chirac

Mort de Jacques Chirac : "Un humaniste qui pensait d'abord aux autres", se souvient le gaulliste Henri-Louis Védie

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Par , , France Bleu Cotentin
Bricquebec

Invité de France Bleu Cotentin au lendemain de la mort de Jacques Chirac, l'ancien responsable du RPR dans la Manche Henri-Louis Védie se souvient d'un "humaniste". En 1995, l'ancien maire de Bricquebec a été l'un des seuls soutiens du candidat, alors que la droite se tournait vers Edouard Balladur.

"Jacques Chirac était un humaniste qui pensait avant tout aux autres", se souvient l'ancien chef de file du RPR dans la Manche, Henri-Louis Védie
"Jacques Chirac était un humaniste qui pensait avant tout aux autres", se souvient l'ancien chef de file du RPR dans la Manche, Henri-Louis Védie © Maxppp - Bruno Levesque

Au lendemain de la mort de Jacques Chirac, l'ancien maire de Bricquebec et tête de file du RPR dans la Manche Henri-Louis Védie salue la mémoire de son ancien compagnon de route. Il était l'invité de France Bleu Cotentin. 

Henri-Louis Védie, vous avez connu personnellement Jacques Chirac. Qu'est-ce que vous avez ressenti lors de l'annonce de sa mort ? 

Une grande tristesse, mais malheureusement, nous nous y étions préparés. Nous savions qu'il était dans la dernière ligne droite depuis quelques mois. Nous sommes profondément tristes. 

Les Français aiment bien les gens qui se sont battus, qui ont connu des échecs, mais qui ont rebondi

Au lendemain de la mort de Jacques Chirac, si vous n'aviez qu'un mot pour le définir, ce serait lequel ? 

Humaniste. Il avait quelque chose de rare en tant que Président de la République, c'est qu'il pensait d'abord aux autres. Jamais il ne disait "je", toujours "nous". Il n'était pas égocentrique. 

Qu'est-ce qui explique cet attachement très fort des Français à son image ? 

Les Français aiment bien les gens qui se sont battus, qui ont connu des échecs, mais qui ont rebondi. Ensuite, les présidents qui ont suivi n'ont pas eu la même empathie. Quand on les compare, Jacques Chirac fait très vite la différence. Je me souviens dans l'organisation des voyages, il nous disait "il faut qu'on rencontre des gens". Les voyages de Chirac dans la Manche, c'était sur deux jours : on avait en général une réunion à Saint-Lô, une autre dans le nord... Et on allait visiter une ferme, une entreprise. Il répondait tout le temps aux gens.

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C'était un homme sincère. Pourtant, il est devenu très impopulaire...

Surtout à la fin de son quinquennat. Parce que les Français sont devenus de plus en plus exigeants. Quand j'entends qu'il avait un bilan mitigé, non. A la fin de son quinquennat, la France avait moins de chômeurs que l'Allemagne, une croissance plus forte que l'Allemagne. Mais ça on l'oublie. 

Je me souviens quand il est arrivé à l'aéroport de Maupertus, il m'a dit : "toi, tu ne m'as pas trahi". je lui ai répondu : "Président - car je l'appelais Président - ce qui m'attriste, c'est que vous me posiez la question".

Vous vous êtes engagé très tôt à ses côtés. Qu'est-ce qui vous plaisait chez lui ? 

J'avais 30 ans, il en avait 40. On était dans l'équipe de Pompidou. Nous étions un certain nombre de jeunes gaullistes, par tradition car on n'avais pas connu De Gaulle personnellement. Il était jeune, c'était un meneur d'hommes, il nous tutoyait, nous appelait par notre prénom. Et chose rare en politique : lui, il n'oubliait pas notre prénom (rires).

Lors de la campagne présidentielle de 1995, vous étiez l'un des seuls à continuer de le soutenir lorsque la droite va se tourner vers Edouard Balladur. Il était donné perdant par tout le monde...

Eh bien moi, ça m'a conforté. Je me souviens quand il est arrivé à l'aéroport de Maupertus, il m'a dit : "toi, tu ne m'as pas trahi". je lui ai répondu : "Président - car je l'appelais Président - ce qui m'attriste, c'est que vous me posiez la question". 

Un homme politique qui avait aussi sa part d'ombre, avec les affaires...

Je trouve que ce n'est pas le moment d'en parler aujourd'hui. Surtout quand on voit ce qu'on lui a reproché, par rapport à ce qu'on vit aujourd'hui. Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis (dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris en 2011, ndlr). Mais il n'y avait pas d'enrichissement personnel. Et il s'agit de faits tout à fait condamnables, mais c'était la pratique de tous. 

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