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Mort par suicide assisté en Suisse : le dernier combat de la militante Paulette Guinchard

Atteinte d'une maladie incurable depuis plus de dix ans, Paulette Guinchard a choisi de recourir au suicide assisté en Suisse. Cette ancienne députée du Doubs est morte jeudi 4 mars 2021, à 71 ans. Le choix de celle qui fut secrétaire d'Etat aux personnes âgées interroge sur la fin de vie en France.

Paulette Guinchard (ici en 2015), n'a pas communiqué sur son choix de mort par suicide assisté, mais voulait faire passer un message selon certains de ses proches
Paulette Guinchard (ici en 2015), n'a pas communiqué sur son choix de mort par suicide assisté, mais voulait faire passer un message selon certains de ses proches © Maxppp - Thomas Padilla

Paulette Guinchard était gravement malade, elle se savait condamnée. Elle a choisi de mettre fin à son existence en Suisse pour pouvoir recourir à un suicide assisté, une pratique interdite en France. Cette ancienne députée socialiste du Doubs, secrétaire d'Etat aux personnes âgées du gouvernement Jospin, élue municipale et régionale, est décédée jeudi 4 mars 2021 à l'âge de 71 ans. Paulette Guinchard n'a pas pris position avant sa mort, mais selon son entourage, elle voulait faire passer un message. Sur les réseaux sociaux, les réactions sur la question de la fin de vie sont nombreuses. 

Un choix qui n'a pas été fait par hasard, selon Lionel Jospin et Marie Guite Dufay 

"Elle avait cette philosophie d’une vie qui doit s’achever dignement et qui peut être maîtrisée," a expliqué Lionel Jospin à France Bleu Besançon. En janvier, Paulette lui confiait ses intentions, une cause qui touche le premier ministre, puisque sa propre mère a eu recours au suicide assisté. 

Pourquoi devoir aller en Suisse pour quelque chose qui pourrait être abordé en France ?

Selon lui, "Paulette souhaitait sans doute qu’à l’occasion du choix qu’elle a fait pour la fin de sa vie, cette question soit à nouveau évoquée, elle se disait : pourquoi devoir aller en Suisse pour quelque chose qui pourrait être abordé en France ?". Lionel Jospin se sent ainsi porteur d'un message, sans pour autant prendre de position dans le débat : "je n’en dirais pas plus, mais au moins voulais-je que son message soit, par ma voix, un instant entendu".

"C'est elle jusqu'au bout. Une détermination entière, une énergie pour que la vie soit digne d'être vécue," réagit la présidente de région Marie Guite Dufay, qui salue une femme d'une humilité et simplicité exceptionnelles. 

"Une énergie entière pour que la vie soit digne d'être vécue" : Marie Guite Dufay

Selon Marie Guite Dufay, ce choix est un dernier acte militant : "elle a pris une décision qui est à la hauteur de ses souffrances, à la hauteur de sa conception de sa vie. Elle est restée vivante jusqu'au bout, mais elle ne pouvait plus. Ses souffrances étaient intolérables."

Un geste qui ouvre le débat sur la fin de vie sur les réseaux sociaux 

Ce geste de l'ancienne secrétaire d'Etat met en avant le débat sur la fin de vie, alors que le Sénat doit examiner le 11 mars prochain une proposition de loi "pour le droit de mourir dans la dignité".

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L'Association pour le Droit de Mourir dans le Dignité pose la question sur ses réseaux sociaux et dénonce "l'inaction des gouvernements" sur cette question.

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Sur Twitter, Eric Durand, ancien conseiller régional considère que ce geste "doit sérieusement nous interroger sur la fin de vie en France et nos lois qui n'évoluent pas" : 

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"C'est toujours à l'étranger que partent ceux qui veulent mourir dans le respect de leurs volontés," réagit Philippe Lohéac de l'association ADMD France pour le droit de mourir dans la dignité :

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A Besançon, les drapeaux seront mis en berne le jour des obsèques de Paulette Guinchard. A midi, vendredi 5 mars 2021, une minute de silence est organisée esplanade des droits de l’Homme. Un registre de condoléances sera ouvert en mairie.

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