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Politique

Moselle: Ludovic Mendes, ce député qui tient sa permanence... dans un espace de coworking

lundi 11 décembre 2017 à 11:03 Par Jordan Muzyczka, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

Alors que 32 anciens députés sont pointés du doigt pour avoir acheter leur permanence d'élu avec de l'argent public, le député de Moselle Ludovic Mendes a choisi de partager ses bureaux avec d'autres entreprises.

Ludovic Mendes (au fond) avec ses deux collaborateur dans les bureaux qu'il loue avec d'autres entrepreneurs, à Metz.
Ludovic Mendes (au fond) avec ses deux collaborateur dans les bureaux qu'il loue avec d'autres entrepreneurs, à Metz. © Radio France - Jordan MUZYCZKA

Metz, France

C'est un voisin inattendu qui s'est installé depuis le mois de juillet rue Pasteur, à Metz. Le récent député de La République en marche!, élu aux dernières élections législatives en Moselle a posé ses cartons chez Le Square un espace de travail partagé, le "coworking".

Tandis que 32 anciens parlementaires ont reconnu avoir acheté leur lieu de travail, autrement dit leur permanence d'élu avec leur indemnité de député avec leurs indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM), c'est-à-dire, de l'argent public, le choix du député mosellan contraste.

Réaliser des économies 

Comme chaque nouvel élu, Ludovic Mendes a d'abord cherché un local pour s'installer: "J'ai contacté différentes agences immobilières, j'ai été sur les différents sites qui existent pour rechercher une permanence. Mais les coûts sont exorbitants". 

Les Prix? Environ 1 000 euros par mois. Avec le coworking, le député de la deuxième circonscription du département paye la moitié. Et tous les frais sont inclus, comme l'électricité et le chauffage.

Nouer des contacts

Mais ce qui a surtout motivé le politique, c'est l'ambiance qui se dégage de ces bureaux de travail ouverts: l'esprit start-up, l'esprit des jeunes entrepreneurs. Un ton qui se ressent dès l'entrée, avec le baby-foot comme symbole. 

Baby-foot, bar américain, canapé: voici l'ambiance start-up revendiquée dans l'espace de coworking "Le Square", à Metz. - Radio France
Baby-foot, bar américain, canapé: voici l'ambiance start-up revendiquée dans l'espace de coworking "Le Square", à Metz. © Radio France - Jordan MUZYCZKA

"On a voulu quelque chose de détendu", confirme Gaël Vincent, le responsable de Le Square. "La cohabitation se passe très bien, il y a des profils très différents." Les six bureaux sont loués par des entreprises, comme une société de conseil ou un vendeur de vin.

"On se dit bonjour, on boit des cafés ensemble, et on discute", raconte Maxime, le jeune entrepreneur lancé dans le vin. C'est cela que recherche Ludovic Mendes:" Quand on aborde certains sujets ou certains débats, c'est très intéressant". Avant d'entrer en politique, ce trentenaire était aussi un jeune chef d'entreprise. Et forcément, par moment, l'ancien costume resurgit:

En discutant, c'est une carte de visite échangée, et la base, pour un entrepreneur, c'est d'avoir un réseau." Ludovic Mendes, député de Moselle

Et son équipe de collaborateur apprécie également les lieux. "On travaille beaucoup plus vite", note Alice Genco; pour Farid Arami, comptable de métier, c'est surtout le côté sociale: "Avant j'étais dans mon bureau fermé, tout seul."

Mais le député de la majorité ne veut surtout pas se placer en donneur de leçon vis-à-vis de ses homologues:

C'est mon choix, chacun fonctionne comme il veut. Il y a des collègues qui ont des permanences et qui vont beaucoup sur le terrain." Ludovic Mendes, député de Moselle

Pour tenter d'éviter de nouvelles dérives, à compter du 1er janvier 2018, les élus de la chambre basse devront justifier toutes leurs dépenses via des notes de frais.