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Municipale à Nancy : un scrutin inédit selon l’universitaire Etienne Criqui

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Le politologue Etienne Criqui estime que les trois mois entre le premier et le second ont changé la donne avec un scrutin au résultat incertain à Nancy pour ces élections municipales 2020. Entretien avec le professeur de droit qui estime que le duel pourrait voir un sursaut de mobilisation.

Laurent Hénart face à Mathieu Klein : le duel pourrait mobiliser à Nancy.
Laurent Hénart face à Mathieu Klein : le duel pourrait mobiliser à Nancy. © Radio France - Thierry colin

Etienne Criqui, professeur de droit et de sciences politiques à Nancy, qui commente la vie politique régionale depuis plusieurs décennies, considère que ce second tour des municipales à Nancy est inédit entre Mathieu Klein, arrivé en tête du premier tour et Laurent Hénart même si le duel a déjà eu lieu en 2014. Le professeur de l’Université de Lorraine estime que les pronostics sont plus hasardeux que le soir des résultats du premier tour, le 15 mars, avec des électeurs qui se sont davantage intéressés à cette élection.

Un second tour particulier ? 

C'est une situation totalement inédite, la participation avait été très faible au premier tour. Elle peut être plus élevée au second tour, ce qui peut changer la donne avec la crise du Covid-19, le confinement et donc une vie locale qui a été complètement chamboulée par ces événements. Les maires sortants, qui n'ont pas été élus au premier tour, peuvent peut-être tirer avantage de cette situation de crise où ils ont été en première ligne et où on a eu le sentiment parfois que les collectivités territoriales, dont les maires, mais aussi les présidents de département et les présidents de régions, étaient actifs. Presque plus visibles que l'Etat qui a eu du mal ou qui n'était pas prêt, en tout cas au début de la crise. 

C'est plus difficile de faire un pronostic ? 

Exactement. Traditionnellement, les résultats du second tour, on les avait au soir du premier tour. Quelquefois, on voyait bien des résultats très serrés, mais on pouvait faire des projections avec des fourchettes relativement restreintes. Parfois, pouvait donner le nom du vainqueur, quand l'écart était important, sinon annoncer un ballottage serré. Là, c'est plus difficile, précisément parce que on ne sait pas ou ne connaît pas les répercussions que la crise pourrait avoir sur les électeurs. On ne connaît pas l'évolution du taux de participation. A huit jours d'intervalle, le taux de participation était à peu près identique, parfois plus élevé au second tour. Mais là, c'est un point d'interrogation relativement important. Sans compter qu'on a parfois l'impression que c'était une nouvelle campagne, avec parfois des propositions nouvelles ou des infléchissements par rapport à ce que les candidats annonçaient avant le premier tour. 

A Nancy, Mathieu Klein toujours favori ? 

C'est possible que ce soit plus serré, quel que soit le vainqueur. Compte tenu des marges d'incertitude, ce nouveau délai, la crise du Covid-19, une campagne qui a redémarré avec parfois d'autres thématiques que celles qui avaient été mises en avant à la fin de l'hiver. C'est un vrai point d'interrogation. Le ballottage était effectivement favorable à Mathieu Klein, l'arithmétique électorale, d'autant plus qu'il fusionne avec la liste écologiste, donc, sur le papier en tout cas, à une semaine d'intervalle, les dés semblaient joués mais il s'est passé trois mois et demi. Les cartes ont été en partie redistribuées et peut être que les résultats ne seront pas aussi évidents qu'on pouvait le penser au soir du 15 mars mais ce sont les électeurs qui le diront. 

Un sursaut de participation dimanche ? 

Alors habituellement, quand le scrutin s'annonce serré, la participation a tendance à augmenter. Habituellement, cela se vérifie. En revanche, quand les dés sont jetés et que la partie semble terminée après le premier tour, ce n'est pas très mobilisateur. Une liste qui est arrivée en tête avec plus de 45% des suffrages et qu'elle a des réserves de voix, on connaît le vainqueur après le premier tour. Là, effectivement, même si le ballottage était favorable à Mathieu Klein et que l’on pouvait dire qu'il avait gagné si les élections avaient eu lieu une semaine plus tard, cette période de trois mois et demi, cette redistribution des cartes, cela peut être mobilisateur pour l'électorat. Un duel entre deux adversaires qui se connaissent, qui se sont déjà affrontés, ça pourrait provoquer un sursaut de mobilisation, de participation.

La plus forte participation avec des électeurs susceptibles d'aller davantage voter au second tour, c'est généralement le cas dans toutes les élections, ce ne sont pas des électeurs favorables uniquement à un candidat. Bien sûr, il y a des électeurs de Laurent Hénart, peut-être, chez les personnes âgées qui ne sont pas allé voter, mais il y avait aussi des jeunes qui se sont abstenus. L'abstention n'est pas le fait uniquement des plus de 65 ans ou des plus de 75 ans.

Les étiquettes politiques jouent un rôle ? 

Laurent Hénart, président du Parti radicale est proche de la majorité actuelle, sans être marcheur, mais la République en marche, le soutient et il y a des représentants LREM sur sa liste mais aussi LR, donc oui, dans une certaine mesure, nous avons un affrontement politique ou un système partisan politique, avec le socialiste Mathieu Klein qui rassemble Europe écologie les verts et le parti communiste. Nous avons deux visions et presque l'ancienne opposition gauche-droite, ce qui n'est pas le cas, par exemple, à Epinal. 

Une campagne plus longue, des électeurs plus éclairés ? 

Je pense effectivement que les électeurs se sont peut-être plus intéressés à cette élection, en particulier pour le second tour, et notamment, bien sûr, parce qu'il y a eu la crise du Covid-19 qui, fait réfléchir, mais aussi parce que finalement, on n'a jamais connu une campagne de second tour aussi longue. D'habitude, c'est quelques jours de campagne officielle, là on a eu a minima, un mois avec des débats, avec beaucoup d'articles de presse, avec les réseaux sociaux extrêmement présents. Là aussi, c'est pour un second tour des élections municipales, quelque chose de totalement inédit. 

Suivez la soirée électorale avec le résultats et réactions en direct à partir de 19H45 sur France Bleu Sud Lorraine ce dimanche 28 juin.

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