Politique

Municipales 2014 : zoom sur Alençon

Par Bénédicte Courret et Philippe Thomas, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) mercredi 5 mars 2014 à 18:00

Mairie d'Alençon (capture d'écran).
Mairie d'Alençon (capture d'écran). © Google Map

Le député-maire socialiste sortant Joaquim Pueyo affronte l'ancienne maire de la ville, Christine Roimier qui rassemble l'UMP et l'UDI. Un seul autre candidat s'est déclaré, il s'agit de François Tollot, pourtant adjoint au maire.

  1. Les candidats déclarés (par ordre alphabétique)

Joaquim Pueyo : PS. Le député-maire sortant présente une équipe renouvelée de moitié par rapport à son équipe de 2008.

Christine Roimier : UDI-UMP. Maire de la ville de 2002 à 2008 (elle avait succédé à Alain Lambert). Elle ne s'était pas présentée en 2008, mais cette fois, elle revient avec la volonté de "voir Alençon devenir la fierté du département".

François Tollot : Front de Gauche. Actuel adjoint au maire en charge de la voirie et des travaux, il axe notamment sa campagne sur le "mieux vivre ensemble".

  1. Les sujets chauds

Emploi. La fermeture de Moulinex reste encore un sujet sensible à Alençon. Aujourd'hui, c'est le dernier fabricant français de cars, Carrier, qui met la clé sous la porte. Christine Roimier propose qu'Alençon se positionne sur la "silver économie". Le maire sortant lui répond qu'il a toujours accompagné les entrepreneurs depuis le début de son mandat.

Anova. Le nouveau parc des expositions d'Alençon est le deuxième équipement de cette taille (5.800 places pour 3.500 m²) en Basse-Normandie après le Zénith de Caen. Le maire a-t-il vu trop grand ? Joaquim Pueyo répond que 100.000 spectateurs sont passés par là depuis l'ouverture des lieux en février 2013. La construction de la salle de spectacle se monte à 13 millions d'euros.

  1. Le bilan du maire sortant

Joaquim Pueyo a 63 ans. L'on retiendra que son engagement politique ne date pas d'hier puisqu'avant d'être maire d'Alençon, Joaquim Pueyo a été durant un quart de siècle à la tête de Livaie, petite commune de 200 âmes, située près de la préfecture ornaise. Et quand il tient un fauteuil, il ne le lâche pas facilement puisqu'il a également été durant 24 ans, conseiller général du canton d'Alençon 1. Mandat qu'il a dû quitter il y a deux ans pour lui préférer celui de député.

Si Joaquim Pueyo est réélu en mars, il lui faudra à nouveau faire un choix entre l'hôtel de ville et l'Assemblée Nationale en 2017 avec la nouvelle loi sur le cumul des mandats.

Discret sur sa vie privée, on sait tout juste qu'il aime faire du vélo. Concernant son caractère, on dit qu'il fait preuve d'autorité, qu'il aime avoir un œil sur tout ou presque. Peut-être est ce dû à son parcours professionnel, lui qui a dirigé notamment la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Il a d'ailleurs écrit l'an passé Des hommes et des murs où il raconte son expérience de directeur de prison.