Politique

Municipales 2014 : zoom sur Le Havre

Par Bénédicte Courret, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mercredi 19 février 2014 à 11:00

Port du Havre - illustration
Port du Havre - illustration © MaxPPP

Au Havre, le maire sortant UMP Edouard Philippe avait été adoubé par Antoine Rufenacht, il se présente pour la première fois face aux électeurs. À gauche, le socialiste Camille Galap est soutenu par les écologistes et les radicaux de gauche mais les communistes partent de leur côté.

1. Les candidats déclarés (par ordre alphabétique)

Camille Galap : PS-EELV-PRG. La liste menée par Camille Galap a d'abord été rejetée par les militants avant d'être validée en convention nationale du PS. Après ces jours de confusion, Camille Galap assure que tout est rentré dans l'ordre. Son slogan : "la mairie pour tous".

Damien Lenoir : FN. Responsable comptable de 42 ans.

Nathalie Nail : Front de Gauche. Conseillère générale et conseillère municipale, elle porte le rêve des communistes de reprendre la mairie du Havre. Pour construire un programme de proximité, elle a consulté les Havrais par questionnaire. Selon elle, 3.000 personnes ont répondu et ainsi donné leurs idées pour la campagne.

Édouard Philippe : UMP. Désigné comme maire en 2010 par Antoine Rufenacht en cours de mandat, Édouard Philippe se présente pour la première fois face aux Havrais. En 1995, Antoine Rufenacht avait fait tomber la réputation de bastion communiste du Havre en étant élu maire face à Daniel Colliard (PCF).  Edouard Philippe promet de ne pas augmenter le taux d'imposition locale au Havre durant les six prochaines années.

A noter aussi deux listes annoncées : "A nous le pactole" (collectif d'artistes) et "2014 on y croit, on décroit", objecteurs de croissance)

2. Les enjeux

La ville du Havre est dirigée par la droite depuis 1995, après 30 ans de règne communiste. La ville vote majoritairement à gauche dans les scrutins nationaux, mais au niveau local, ses habitants lui ont préféré à trois reprises l'UMP Antoine Rufenacht. L'ancien maire a passé la main en cours de mandat à un quadra, Édouard Philippe. Le jeune élu surfe sur la vague d'un bilan reconnu au-delà même de son camp. Le Havre s'est transformé depuis quelques années : rénovation des quartiers, tramway, grand stade, mais la ville souffre toujours d'une perte d'habitants.

C'est d'ailleurs l'une des attaques répétée en boucle par l'opposition, une opposition ici divisée. Les communistes rêvent de reconquérir leur ancien bastion et partiront à nouveau seuls. Les socialistes ont connu, eux, une primaire mouvementée qui a laissé des traces et  choisi comme tête de liste l'ancien président de l'université. Camille Galap est soutenu en sous-main par Laurent Fabius. L'homme fort du PS dans le département continue en effet de tirer les ficelles.

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