Politique

Municipales 2014 : zoom sur Lisieux

Par Francis Gaugain et Bénédicte Courret, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) lundi 10 mars 2014 à 18:00

Mairie de Lisieux.
Mairie de Lisieux. © Rundvald - Creative commons

Bernard Aubril, maire sortant de Lisieux, brigue un 3e mandat. Il n'a pas obtenu l'investiture de l'UMP. C'est l'un de ses adjoints qui se présente pour l'UMP. À gauche, le PS, le PCF et EELV présentent un candidat unique. Le Parti de Gauche et le Front National présentent chacun une liste.

La carte postale électorale du jour : Lisieux

  1. Les candidats déclarés (par ordre alphabétique)

Bernard Aubril : sans étiquette. Il brigue un 3e mandat avec pour slogan "100% Lisieux". Il n'a pas obtenu l'investiture de l'UMP.

Étienne Brasselet : Parti de Gauche. Déjà candidat en 1995, il milite pour davantage de services publics à Lisieux.

: UMP. Adjoint de Bernard Aubril jusqu'en novembre 2012, il a obtenu l'investiture de l'UMP sur des critères "de renouvellement et de loyauté". Pour lui, Lisieux est dans "une fin de cycle" et il faut relancer son attractivité avec, notamment, une baisse de la fiscalité locale.

Benjamin Piel : FN. Secrétaire départemental du FN-Jeunesse dans le Calvados. Il milite au Front National depuis environ deux ans, il soutenait Nicolas Sarkozy dans un premier temps.

Laurent Sodini : PS-EELV-PCF-PRG. Ancien directeur de cabinet d'Yvette Roudy (maire de Lisieux de 1989 à 2001 et ancienne ministre socialiste). Vice-président du conseil régional en charge de l'économie, il assure qu'il porte "un projet d'intérêt général pour permettre à Lisieux de rebondir".

  1. Les sujets chauds

Emploi : Avec un taux de chômage à 10,5% de la population en novembre dernier (chiffres Pôle Emploi), le bassin de Lisieux est le plus touché du Calvados.La fermeture de Plysorol a laissé des traces. L'ex-leader du contreplaqué européen employait un millier de personnes en France dans les années 2000. L'usine a fermé en 2012 en laissant 70 salariés sur le carreau à Lisieux.

Attractivité : La question revient dans toutes les discussions à Lisieux. Selon les chiffres de l'INSEE, la ville a perdu près de 2.000 habitants en sept ans (22.264 habitants en 2013 contre 24.206 en 2006). Lisieux, capitale du pays d'Auge pourrait passer sous la barre symbolique des 20.000 habitants.

  1. Le bilan du maire sortant

À bientôt 65 ans, Bernard Aubril, maire de Lisieux depuis 2001 garde la forme. Et pour ça, il pratique le vélo : 7.500 kms au compteur chaque année. Cet ancien instituteur à la retraite réserve sans exception tous ses mercredi à sa petite reine. Pour les municipales de mars, cette fois, le challenge de Bernard Aubril s'annonce compliqué. Le "champion du cumul" comme l'appellent ses détracteurs (il est maire mais aussi président de l'intercom et vice- président du conseil général) prend le départ de l'épreuve sans étiquette, sans son dossard habituel. Celui de l'UMP que lui a raflé l'un de ses anciens coéquipiers (il était son adjoint) : Eric Lehéricy.

Sortir le sortant, c'est que veut donc faire le candidat officiel de l'UMP qui reproche au maire de ne le voir fréquenter son parti que quand les élections approchent. Son bilan ne serait par ailleurs, dit-il,  pas suffisamment positif.

Positif comme l'avait été il y a quelques années le coureur cycliste Richard Virenque dont Bernard Aubril avait été l'un des plus fervents soutiens. Doper la campagne ! Voilà peut-être à quoi vont aussi servir les divisions à Lisieux dans une ville où le candidat socialiste Laurent Sodini se souvient qu'Yvette Roudy a été maire pendant 12 ans, dans une ville où le FN s'invite cette année au scrutin et où 40% des électeurs ne s'étaient pas déplacés en 2008.