Politique

Municipales 2014 : zoom sur Privas

Par Germain Treille, France Bleu Drôme-Ardèche vendredi 14 mars 2014 à 6:01

La mairie de Privas en Ardèche.
La mairie de Privas en Ardèche. © Stéphane Milhomme - Radio France - Stéphane Milhomme

Quatre candidats sont sur la ligne de départ dans la préfecture de l'Ardèche. Le PS, qui s'était facilement imposé en 2008, va, cette fois, devoir se battre sur de nombreux fronts. Le scrutin s'annonce plus mouvementé que prévu. À Privas, l'un des principaux enjeux sera la revitalisation d'une ville qui a perdu, en moins de dix ans, un millier d'habitants.

Les candidats

Yves Chastan, l e maire sortant PS, va affronter de sacrés adversaires. Il avait gagné en 2008 haut la main, dès le premier tour, avec 60,70% des voix et est en effet la cible de toutes les attaques, de toutes les critiques.**** Pêle-mêle, voici les reproches que lui adressent ses adversaires : immobilisme, pas de vision, un sénateur trop souvent à Paris, un maire qui a endetté la ville ou qui a fait fuir les habitants et les commerces. Mais Yves Chastan, qui évoque des tas d'opérations de réhabilitation sous son autorité, assume son bilan.

Face à lui, son meilleur ennemi en quelque sorte, le divers-droite Michel Valla . L'ancien maire signe un incroyable retour après plusieurs années passées en Afrique, comme conseiller du président Sassou N'Guesso notamment. Son objectif est de prendre sa revanche sur le PS. Michel Valla avait battu Yves Chastan en 2001 de quelques voix mais il avait dû quitter ses fonctions en 2006 en raison d'une fronde d'une partie de ses troupes.

Un gauche divisée, le FN veut peser

L'autre problème pour le PS, c'est la possible dispersion des voix. Pour la première fois, la gauche est divisée. Les socialistes vont se frotter aux ambitions d'une liste soutenue par des composantes du Front de Gauche et dirigée parRémy Chalaye . Le candidat mélenchoniste espère que les déçus de François Hollande le rejoindront.

Enfin, une nouveauté de plus pour ce scrutin à Privas, la présence du Front national. Le FN, lui aussi, mise sur le difficile contexte économique et social pour peser sur le vote du 23 mars. Christian Grangis , qui a obtenu de prometteurs résultats aux cantonales et aux législatives, compte créer la surprise. Et le scénario qui commence à se dessiner dans la préfecture ardéchoise, c'est évidemment un score haut du Front qui lui permettrait de se maintenir au second tour. Une triangulaire serait inédite dans une ville traditionnellement de droite ou de centre-droit.

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